30 mars 2010

Prendre le temps

Ce film , je l'ai vu il y a longtemps, il m'est revenu tout à coup aujourd'hui, par je ne sais quelle association d'idée ... en roulant une clope...Je trouve ça pas mal, pour me remettre un peu la tête à l'endroit. Et puis, je parle aussi beaucoup à mon compagnon à quatre pattes, qui ressemble un peu à celui qui joue dans le film... Voilà, c'est vraiment très captivant, je sais. Désolée.

alexandre le bienheureux (2)

Burning up


Buena Vista Social Club - Candela

29 mars 2010

Automate trouble

Marre de la vie qui passe sans rien donner de nouveau que l’attente et le doute. Chaque jour embourbée un peu plus la longue litanie des heures creuse mon front déjà ridé des nuits blanches à penser à demain pour faire quoi du téléphone qui ne sonne pas du type qui répond pas ou qui fait semblant pour pas faire de vagues.
Quand je serai vieille apaisée rien ne pourra plus m’atteindre ni les monstres menteurs ni les fêlés impulsifs rien ne changera demain ou pas sans lever le petit doigt sans s’inquiéter plus que ça de tout ce que je ne dis pas pasteurisée moulinée bancale ça sert à rien de se presser le citron de toute façon il ne se passera rien de plus trouble qu’hier.

Ondulé

Il y a des matins où une petite musique légère aide à démarrer une journée du bon pied.
J'avais acheté cet album il y a longtemps.
Je n'avais jamais vu le clip, cette chanson, je l'écoutais dans l'immense atelier où je fabriquais des décors en série pour l'étalagiste d'un marchand de lunettes...C'était un boulot juste pour bouffer, mais cette chaîne de fabrication artisanale reste un des meilleurs moments de ma vie parisienne. Allez comprendre...
Une petite bulle, un souvenir du soleil qui me parvenait par le toit.


26 mars 2010

Croisements


Depuis mes premières publications je chemine parfois d’un billet vers un autre, en suivant le flux de mes lectures de blog en blog. Ce matin, jour de léger flottement, une humeur oscillante. Le liens qui m’emportent ici et là, m’amènent de temps à autres vers des pensées oubliées ou inexplorées. Je publie aujourd’hui ce billet en pensant à la fois à Gaétan et à Zoë, par un croisement étrange dans mon cerveau. Ce billet a donc à la fois un rapport avec les derniers billets de Gaétan, mais aussi avec la photo et le travail du jeune homme dont Zoë nous parlait hier. Certaines photos me parlent, d’autres pas. Hier, en regardant les photos de Germinal Louhaux sur son site, j’ai reconnu le regard d’un jeune homme vers d’autres jeunes partageant la même passion de la glisse. J’ai pensé que ces photos étaient léchées et complices. C’est tout. Pas d’émotion particulière. Aujourd’hui, je publie une photo d’Edward Burtynsky. Ce travail ne touchera peut-être pas ceux qui se rendront sur son site pour voir ce qu’il veut nous montrer. Je m’y suis longuement attardée, et ce que j’ai ressenti me ramène aux billets de GB . Pour moi les photos d'Edward Burtynsky évoquent un vivant cauchemar, un voyage dans la folie de ce mauvais siècle.

Gagnants perdants

Merci Gaétan.

23 mars 2010

Oser le bien-cuit

C'est un exercice pas facile, le bien-cuit de soi.
Bon, allez, je me jette !
Ça fait bien longtemps que je me connais. Je suis le genre de fille qui peut rester sans téléphoner pendant 10 ans, et puis, un jour j’appelle. Tu n’as pas oublié ma voix bien sûr, mais j’ai tellement déménagé et changé de vie que tu ne sais pas très bien où j’en suis. Prête à divorcer encore une fois ? Est-ce pour ça que je t’appelle? Pour que tu me remontes le moral ou juste parce que je viens de retrouver ton numéro en bougeant mes cartons.. À moins que ce soit parce que j’ai quelque chose à te demander. Entre amis, on ne s’embarrasse pas de faux-semblants. Car au fond, tu sais comme je le sais, que toujours nous nous sommes serrés l’un contre l’autre. Qu’importe le temps passé, on se retrouve comme si on s’était quittés hier.
Je suis speed, tout le temps en ébullition ou presque. J’ai toujours la même idée en tête. Je suis remontée à bloc. Parfois, je débarque à l’improviste avec des bouteilles sous le bras, un stock de clopes et avanti ! On passe la soirée à rire, à danser à boire comme des trous et à refaire le monde. Je m’endors dans ton canapé, et le lendemain, je disparais, en promettant de rappeler. Et pfutt, partie. En route pour de nouvelles aventures. Un coup de fil de temps en temps. Je te raconte un ou deux trucs, promets que bientôt je vais passer et seul le temps passe. Et rien.
Parfois, quand vraiment j’ai la tête qui flanche, tu tentes bien de me dire qu’il faudrait que j’arrête de courir toujours. Que je me pose un peu. Que j’accepte d’être indulgente avec moi-même. Parce que c’est un peu ça mon problème, c’est que je me mets toujours la barre tellement haut que ne me rends pas toujours compte que je suis extrêmement fatigante. Difficile à supporter. Mon côté j’ai tout vu tout entendu tout enduré est parfois tellement énervant ! À côté de ça, je suis tellement cruche des fois, c’est impressionnant de ridicule ! Ce qui est sûr, c’est que je n’ai besoin de personne pour m’interroger pendant des plombes en te disant parfois une chose et son contraire, embarquée par la logorrhée qui caractérise les gens qui s’écoutent parler !
Il m’arrive d’être incroyablement sûre de moi aussi. Enfin ça, c'était surtout quand bien allumée et désinhibée, je dansais seule toute la nuit, envoyant promener les mecs qui osaient venir me brancher. Si forte de mes trente ans resplendissants. Et en fin de nuit ramenant chez moi celui qui ne m’avait pas regardée de la soirée, mais que j’avais vu moi, et choisi. Quel petit monstre! Séductrice, un peu collectionneuse d’aventures sans lendemain. Ça me faisait marrer, jusqu’au jour où j’ai vraiment pleuré. Hé oui, un peu pleureuse aussi, la petite mère! Un peu beaucoup parfois, qui fait semblant d'avoir un rhume soudain devant film un peu nunuche!
Spontanée, énervée, je le suis toujours, mais quand j’étais plus jeune, j’étais une vraie furie. Toi qui m’as vue essayer de casser la gueule à des crétins deux fois plus grands que moi à la sortie d’une boîte de nuit, tu en ris encore aujourd'hui. Je bois trop quand je bois, fume trop quand je fume, aime trop quand j’aime. Une excessive. Parfois j’ai eu du mal à me suivre. Mes frasques m’embarrassaient à jeun. Certains lendemains, dégrisée, je ne croyais pas toujours le récit que tu me faisais de ma nuit d’ivresse ! Mais je ris à en pleurer avec toi de ces souvenirs, car nous sommes frère et sœur de tendresse. Parfois j'émets des sons étranges et gargantuesques, comme revenus d’une jeunesse plus ébouriffante que ma vie d’aujourd’hui.
Toi qui me connais, tu me dis que l'on peut me trouver sympathique ou odieuse, rarement insignifiante. Que je donne parfois une image de moi-même qui n’est pas le reflet de la personne que je suis vraiment. Pas que je joue, mais voilà, c’est mon côté cours après moi que je t’attrape ! Un peu prétentieuse aussi, faut bien le dire. Je préfère être détestée que transparente. Alors parfois, j'en fais un peu trop.
Jamais je ne pourrais t demander de travailler avec moi. Je suis d’une exigence qui frise parfois le ridicule, tellement je m’impose des objectifs qu’on ne me demande même pas d’atteindre. Je me mets toute seule dans des situations impossibles à gérer, juste parce j’ai décidé d’être la meilleure, toujours. Mes colères, rares, sont impressionnantes. Du haut de mon mètre cinquante-six, je fais trembler les murs. Mais pas souvent, c’est vrai. Car je préfère te dire les choses importantes en prenant du recul. Pacifique dans le fond, la Framboise.
Je me suis arrêtée de cavaler enfin. Pour combien de temps, je ne le sais pas. J’ai fêté avec toi mes cinquante ans. Je dis à qui veut l’entendre que je m’en fous, mais ce n’est pas vrai. Je dis que s’il fallait recommencer, je revivrais tout pareil, ou presque. Je consens à présent à évoquer ce presque que j’ai longtemps tu. Cet abandon m'apporte, je crois, une certaine douceur. Que je tente de cultiver sans trop y penser. Je mûris peut-être enfin.
Il y a bien un point sur lequel tous mes amis sont d’accord, c’est qu’on m’aime telle que je suis. Tu aimes mon rire qui résonne encore souvent. Ni le temps, ni la vie ne l’ont jamais effacé, pas plus qu’il n’efface les rides qui me saluent tous les matins.

Cruche

Il y a des moments où la sensation d'être cruche m'envahit.


Faut que je vous raconte mon aventure de Zazie du bien-cuit.


Voilà, hier, ou avant-hier, je sais plus, je lis chez Mendelien, un billet où il relate sa récente soirée d'intervenant dans un souper-procès.


Souper-procès? cé quoi? Je lis.

Je relis, il y a un truc qui m'échappe, mais bon, j'exprime mon interrogation en commentaire.

Et puis je repasse voir si quelqu'un(e) a laissé un com, enfin bon, je vous fais pas le dessin.


Well.


En repassant, je vois d'autres commentaires, et là je me dis : C'est pas possible il doit y avoir quelque chose qui m'a échappé. Echappé vraiment.


C'est probablement pas essentiel, mais moi, j'aime bien comprendre.


Google, mon sauveur, m'a donc permis de tomber sur ceci :



Je crois que la soirée de mon demi-siècle (outch!) -que j'avais trouvée super poilante- aurait encore été bien plus rigolote si j'avais demandé à ma meilleure pote de me faire un bien-cuit ! Un petit quelque chose en plus. Comme une tendresse supplémentaire. Et lucide. Sûrement même qu'elle aurait parlé de mon côté cruche.



Ai-je bien tout compris ?


Parce que, sinon, faut pas me laisser dans l'ignorance hein ?



Arf!




Yeh!

Qui a dit Miam ?

Le chocolat a sur moi un effet aussi agréable que la lecture de certaines BD.


Ayant constaté quelques manifestations gourmandes ici et les ayant trouvées fort à mon goût.


Voici donc, à partager aujourd'hui la recette de :


mon gâteau «Lulu»


Pour les amateurs de chocolat noir

Pas besoin de four .

Juste une grande casserole, une plus petite qui rentre dedans pour faire fondre doucement le chocolat et le beurre au bain marie et un moule à cake. C’est tout !


Il faut acheter chez le marchand :

les ¾ d’un paquet de biscuits petits lu

30 grammes de meringue ferme

300 grammes de bon beurre non salé

50 grammes de cacao non sucré ( Vanhouten)

1 œuf entier

100 grammes de bon chocolat noir (minimum 75 % de vrai cacao) pas de la saloperie d'erzatz de chocolat.

50 grammes de sucre en poudre


Commencer par casser des morceaux de biscuits et de meringue et les mélanger dans le fond du moule à cake. Casser grossièrement. C’est idéal quand on obtient la taille d’une phalange de pouce (adulte le pouce, mais pas lilliputien). Laisser de côté.


Ensuite faire fondre le chocolat au bain marie avec le beurre.

Bien mélanger et quand c’est bien homogène, ajouter l’œuf battu à la fourchette.


C’est à ce moment que doit se produire la magie de ce gâteau, le mélange doit changer de texture d’un coup. L’œuf épaissit le tout ? c’est gagné !


Il ne reste plus qu’à incorporer le cacao en poudre (tamisé, bon, passé dans une tite-passoire à thé, ça va) et le sucre.


Faire couler la moitié de la préparation sur les biscuits et les meringues dans le fond du moule. Mélanger pour bien imprégner les biscuits et meringue dans le fond du moule.


Terminer en mélangeant bien pour que tout soit onctueusement imprégné du mélange magique.


Hop, c’est fini. Mettre dans le frigo une nuit.


A manger frais, coupé en tranches fines,avec un peu de crème anglaise ou nature .



Dans mon resto, on a fait des heureux à la pelle, avec ce truc tout simple.

Impossible de l'enlever de la carte pendant 4 ans, sans risquer la manif !

19 mars 2010

Souvenir gustatif

Dans une vie pas si lointaine, j'avais un restaurant. C'était une aventure de tous les instants. Pas envie de faire ce métier sans y mettre mon cœur, et mes tripes. J'avais entraîné ma tribu dans l'aventure. Soit je me plantais et on repartirait de zéro, soit j'allais au bout du rêve né loin de ce village du sud où nous avions choisi de poser nos valises. C'est donc submergée par la trouille que je me suis jetée à l'eau, avec le soutien indéfectible et protecteur de mon amoureux ayant pris le relais sur tout ce que je n'avais plus le temps de faire, partageant mes larmes de fatigue et massant mes pieds quand je rentrais, fourbue de dix ou douze heures de transpiration en cuisine, parfois pustulée de brûlures.
Ce fut une jolie aventure. Le restaurant s'appelait « les pieds sur Terre ».
Ma présence sous l'avatar de mespiedssurterre dans la blogosphère n'est en rien due au hasard. Vous raconter le plaisir de voir dans les yeux de mes hôtes les étoiles après lesquelles je n'ai jamais couru.
Repenser à ces moments de doute où, seule dans ma cuisine les jours de fermeture, je tentais d'inventer, de marier les saveurs. Dans ce village où la cuisine provençale était le seul repère, il me fallait oser.
Je me souviens du jour où j'ai sorti de mon imprimante ma première carte personnelle. Currys indiens et thaïlandais, rougaï réunionnaise, tagines marocains, colombo antillais… Tous ces plats merveilleux de subtilité corsée allaient désormais cohabiter dans ma maison avec la traditionnelle daube de poulpe et les supions marinés dans l'huile d'olive provenant du village. Chaque jour un voyage, ici et ailleurs.
Après quatre années de rencontres et d'échanges, de moments de douleur physique allégée par la fidélité et la gentillesse de ceux qui m'ont toujours soutenue, j'ai rangé mon tablier. Sans regrets. Je cuisine désormais pour mes amis, mes proches. Je sais à présent qu'il n'y a pas beaucoup de place pour la poésie culinaire et l'envie d'offrir simplement une onde de chaleur quand on a commis l'erreur de se lancer dans la création d'entreprise. Lorsque la machine à pomper étatique se met en route, inexorablement viennent les nuits sans sommeil, s'envolent les illusions pour laisser la place au désagréable travail de gestion, si loin du rêve. De mon rêve achevé il me reste le souvenir des dîners dans la douceur du soir, les tables éclairées par les douces bougies, les rires étouffés par l'épaisse glycine centenaire fleurissant aux beaux jours, accueillant les regards tendres et gourmands des clients qui aimaient ce lieu presque autant que moi. Et qui, je le savais, venaient chez moi parce qu'ils s'y sentaient bien, comme on se sent bien dans une maison ouverte et chaleureuse. Oui, simplement, une belle aventure.

Coeur de Pirate

Une chambre d'hôtel.
La présence lumineuse de cette jeune fille.
Juste une chanson.

17 mars 2010

Inspiré inspirant

C'est une histoire de déclic de flottement.

Un savoir comme enfoui qui surgit du fond de moi je ne sais pas.

quelques mots entendus deviennent des repères dans la nuit.

Jetée là dans le brouillard épais j'avance hésitante.

je sais.

Non je ne sais plus.

Quelques clefs. Une parole dans le flot qui m'envahit.



----------------------------------------


Je suis rouge du sang de ma vie

Comme le pied dans une bouche

Enseveli sous le poids des mots

Non prononcés


Ceux qui nous ont fait prendre

Les chemins de la reddition

Éternellement déconstruits

Jusqu’à l’exclusion de nous-mêmes

De notre propre imaginaire


Ces mots perdus dans les lointains craquements

De la poésie de Miron et des alliances rêvées de Neruda

Chemins de traverses âpres et vertigineux que nous n’avons pas su franchir


Je suis rouge du sang de ma furie que j’ai porté sur mes frères indiens

Et de l’amnésie que je m’inflige en jouant au casino de la dernière chance


Je suis rouge du sang de la couronne britannique que j’ai porté sur mes épaules

Et de l’amère victoire des ghettos indéfectibles à promouvoir la méfiance

Des petites et grandes boucheries qui font sonner les cors de chasse

À engraisser le vieil empire protéiforme

Je suis rouge du sang de ce drapeau, cette face de clown qui a volé son nom de Canada

De ces magouillettes de p’tits rois nègres blancs sans importance

Qui s’agitent sur les écrans de l’irréel et qui surfent sur commandite

Tandis que l’aigle plante ses griffes dans la chair de ma vie : mon ADN et mon cerveau


Je suis rouge du sang de ce rapace qui me nourrit de ses miettes d'espoir

En échange de monts et merveilles, de lacs et de rivières, d’enfants et de vieillards.

Promesses mille fois répétées du catéchisme de Rockefeller et de la sainte trinité de l’huile, du canon et de la pharmacopée

Des Hummers à revendre pour se chauffer vingt minute avant d’partir l’hiver

Des canons qui crachent l’uranium de la terreur

Et de l’opium en quantité pour les trottoirs des bidonvilles et les caisses noires de la CIA


Approchez approchez ! Ici forêts fantômes à visiter ! Ex héros du hockey recyclé en vendeur de char !
Main d’oeuvres soumise à bon marché, prête pour l’abattoir! Une peur bleue de la vérité ! Futur port méthanier !
Général servile à la retraite !
Secteur forestier et manufacturier en déroute ! Candidat Idéal pour le FMI !! Qui dit mieux !


Je suis rouge de la honte des porte-queue entre les jambes, les scribouilleurs de bas étages à la solde des marchands du temple. À pleine page sur leurs torchons, ils récitent la litanie des schizophrènes anorexiques de la réalité.
Les balles disparaissent dans les airs, Les avions s’autodétruisent en plein vol. Les tours se désintègrent symétriquement sur elles-mêmes. Les crashs boursiers sont des accidents de parcours. Les tapis de bombes font des dommages collatéraux.
Che Guevara est une marque de tee-Shirt. Ali se nomme lui-même le chimique et n’a jamais reçu d’ordres de Washington.


Je suis rouge de ce nous qui n’est plus qu’une somme de "moi" retranchés dans des banlieues climatisées.
Cette somme de "moi" que l’on dirige entre deux autoroutes à péages en PPP avec les armées de va-nu-pieds dans les désert-parking du déshonneur tandis que les rescapés du mensonge filent tout droit vers les soins palliatifs au sommet du Yucatan ou dans les bunkers de l’histoire.


Oh ! Que de mots pris dans la gorge ! qu’on croyait libérés de l’homme rapaillé !


Faudra que Les Loquaces repartent à Zéro pour le nouvel homme dépareillé !


Je suis rouge du sang de ma vie

Comme le pied dans une bouche

Ensevelie sous le poids des mots

Non prononcés


Je suis rouge



Publié par et chez Mendelien. Merci à lui pour ce texte

Morons !

Pour ceux qui me lisent depuis le début,

un billet en relation avec celui de la veille.

Uhm..

Encore une histoire de CIA.

Juste pour le plaisir d'entendre Malkovitch hurler Morons !


16 mars 2010

Mission terminée


Entendu ce matin que le comédien américain est mort dimanche.
Dimanche à 11 heures.
Marrant.
Espionnage, chiffre 11.
non ?
Il avait de beaux yeux.
Uhm.
Allez, pas se cacher, j'ai biberonné à ce truc là.

15 mars 2010

Fifty fifty

Ce matin, retour obligé vers mes recherches de boulot. Chez pôle Emploi, silence radio. Aucune nouvelle. Lorsque que j’ai proposé de faire sérieusement le point sur les possibilités de retrouver vraiment un emploi, l’occasion était trop belle de refiler le bébé à un cabinet conseil -très en vogue actuellement- qui développe une batterie de tests visant à vous orienter vers le métier correspondant à vos aspirations. Presque sept semaines que je me rends à ce rendez-vous hebdomadaire, obligatoire, sinon blocage d’indemnités ASSEDIC. La simple chronologie de mon parcours professionnel a filé mal à la tête à la douce jeune femme qui a récupéré mon dossier. Curieuse, elle a voulu comprendre pourquoi j’avais changé de région tant de fois. Elle m’a glissé, lorsque j’évoquais brièvement mes départs valises à la main et enfants sous le bras : "Oh ! me dites pas ça, je me marie en septembre, vous me faites peur là !" Ben oui, mignonne, la vie c’est pas un tapis rouge , ça bouge, rien n’est jamais simple. Marie toi ma belle, si t’as envie. Moi j’ai rien contre. Bon, si on en venait au vrai sujet là ? Quatre semaines plus tard. Après décryptage de mes réponses aux tests. Je suis une artiste à 50% et une intellectuelle à 50%. Ah ben ça me fait une belle jambe ! Pas une manuelle, non, pourtant je sais changer une ampoule, réparer une fuite d’eau. Je sais même faire de l’enduit et de la peinture quant il faut. Et si j’ai personne sous la main, je débouche le lavabo et répare les vélos sans moufter. Uhm. J’ai coché que j’aimais pas les tâches répétitives. Ca doit être pour ça. C’est vrai que j’ai pas de diplôme de plombier. Et que je suis inapte à rester assise derrière le même bureau ad vitam éternam. Bon pas grave. Bien bien bien. Je sens que ça va se corser. Ça pourrait même devenir marrant ce truc. Quand je pense que ces cabinets sont payés des fortunes pour mettre ce genre de tests au point, je me marre. Elle apprécie moyen que je me marre, la jeune encore demoiselle. Elle fait son job très sérieusement. C’est vrai quoi, vingt minutes par semaines pendant cinq semaines, pour m’entendre dire qu’il faut que je retourne à l’Université pour préparer un diplôme conforme à mes talents, j’y aurais pas pensé toute seule tiens. – «Oui, c’est intéressant bien sûr, mais vous ne croyez pas que c’est un poil inadapté à ma situation ? et les débouchés ? Y en a ?» – «Ah, les débouchés, ben, c’est un peu difficile ces temps-ci, on ne maîtrise pas bien. Faut se renseigner…»
Allez cette semaine c’est la der des der, je me demande bien ce qu’elle va me sortir de son chapeau comme super info, la petite demoiselle !
Combien ça coûte à votre avis, ce simulacre appelé bilan de compétences ? Parce que, faut pas rêver, la facture pour payer les bureaux, le matériel informatique, les salariés de la prospère entreprise, elle arrive bien quelque part ? C'est bien la dernière fois que je me laisse prendre au piège. Je le trouverai toute seule mon boulot. Comme d'hab.

Synthèse du matin

La foudre va peut-être tomber ici.
M'en fous.
Oui, j'suis une vieille cruche encore un peu anar.
Voilà, mars 2010, PACA 20% de votes lepénistes.
Bordel de merde!
Moi j'étais juste venue chercher le soleil.


14 mars 2010

Echos

Correspondances



La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers.


Comme de longs échos qui de loin se confondent

Dans une ténébreuse et profonde unité,

Vaste comme la nuit et comme la clarté,

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.


Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,

Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,

- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,


Ayant l'expansion des choses infinies,

Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,

Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.



Charles Baudelaire

13 mars 2010

Partir

Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
panthères, je serais un homme-juif

un homme-cafre

un homme-hindou-de-Calcutta

un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas


l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture

on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer

de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir

de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne

un homme-juif

un homme-pogrom

un chiot

un mendigot


mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la

face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait

dans sa soupière un crâne de Hottentot?




Aimé Césaire. Cahiers du retour au Pays natal.

Taratata M'ame Pulvar

Pour ceux et celles qui votent demain.
Après cette campagne électorale chargée de relents nauséabonds, je ne voulais pas laisser passer cette occasion de vous montrer ceci. Hum. Notre ministre de l'immigration, avant, il était bien socialiste, non ?
A noter, un lapsus fort fâcheux "...Si vous étiez en marge... en charge du destin..."
Moi, demain, j'irai regarder le ciel et la mer.



Si ça vous amuse, je vous propose de déposer ici le nom de votre champion de la langue de bois la plus puante de cette campagne, si vous l'avez suivie. Ca pourrait être marrant, et édifiant. Ça peut aussi être des journalistes.

11 mars 2010

Carmen Cru (e)


"Les gens sont abjects, ça me soulève le coeur.
Comme si j'étais une bête curieuse,
moi, une vieillarde inoffensive"


*Ce dessin était une pub pour la BD

10 mars 2010

Presque bleu

Sans titre #2

Il y a longtemps, j'ai séjourné quelques mois dans un institut de formation en NTIC.
Objectifs :
Pour le centre de formation, des sous des sous des sous.
Pour les égarés du CIF (Congé individuel de formation) acquérir de nouvelles compétences, ohoui ohoui ohoui.
Résultat, des connaissances assez vagues, pas vraiment au top pour trouver un super job, mais des trouvailles assez rigolotes pour fantasmer sur nos futurs talents.
Allez, c'est juste pour sourire un peu, se marrer franchement, ou pas du tout. C'est free. C'est Flash, c'est bien foutu. C'est vieux, on a fait mieux depuis. Arrgl. Comme le temps passe.

09 mars 2010

Sans titre

Les jours défilent à une vitesse fulgurante. Je cherche en vain un compromis entre mes envies et le besoin de trouver un job. C’est assez déprimant à vrai dire. Il y a quelques semaines encore, j’avais réagi avec amusement aux commentaires de ma conseillère pour l’emploi, lorsqu’elle m’avait déclaré tout de go que mes 53 ans rendraient assez faibles mes chances de retrouver un emploi. Ce fut en effet une sacrée révélation. Il suffit de regarder les couv des magazines féminins pour comprendre que la cinquantaine c’est pas très vendeur, sauf si tu t’appelles Lauren Hutton ou Madonna. Ce jour là je n’ai rien dit, j’ai souri. La semaine passée, j‘ai réussi à décrocher un rendez-vous pour un poste d’assistante de communication Web. La structure est associative, une SMAD, - scène de musiques actuelles départementale- le contrat proposé est un de ces nombreux contrats bidon, exonérés de charges. 26 heures par semaine, c’est mal payé, assurément à peine suffisant pour vivre. Mais en échange je me dis, des concerts, des rencontres, des gens à croiser tous les matins, ça me va.
Evidemment, j’ai envoyé mon beau CV et le courrier qui va avec. Le poste ne correspond pas tout à fait à mes attentes ni à mon parcours, mais j’ose espérer que si j’ai été retenue pour un entretien, c’est que les mecs savent lire et ont étudié ma candidature. Donc, ils ont dû s’apercevoir que je n’ai pas le profil type pour ce genre de fonction, juste des compétences croisées, comme ils disent chez Pôle-Emploi, qui me permettront, puisque c’est le deal, d’apprendre encore des tas de trucs vraiments très intéressants avant de me faire jeter au bout de six mois parce que c’est l’état qui finance. Ces contrats, c'est la valse des précaires.On ne finance pas deux fois. Ou alors sous conditions. Pas avantageuses évidemment les conditions. Je vous étonne là ?
Le jour J arrive. Je me retrouve devant un ordi, un joli petit portable, avec un fichier Word à mon nom enregistré sur le bureau. La charmante chargée de communication de la boite passe rapidement me saluer et me laisse seule en me donnant à titre d’exercice ¾ d’heure pour la rédaction du plan de communication Web et street marketing d’un événement programmé le lendemain. Définition de la stratégie, outils, actions , résultats escomptés et rétroplannings. Rien que ça.
En fait, je comprends assez vite que le test qu’on est en train de me faire faire correspond à celui qu’on pourrait exiger pour sélectionner un responsable de Communication, payé à peu près trois fois le salaire qu’on me propose. Je fais le truc. Quelques approximations, vu que je n’ai jamais occupé de poste dans un pur service de com. Mais je m’en sors.
Trois quarts d’heure plus tard, je rends mon devoir inachevé, mais cohérent. Je vois arriver trois personnes, souriantes et avenantes. Je leur exprime calmement ce que j'ai ressenti à la lecture du test. Je leur demande de me confirmer si j'ai bien compris la notion d'assistant, chargé de participer à la mise en œuvre de la politique de communication mais pas de la concevoir. Et je leur lâche que si je me suis trompée sur le libellé de leur annonce, je peux repartir de suite. Pas perdre son temps hein, ni vous ni moi m'sieurs dames. Enfin, je ne le dis pas vraiment comme ça. Je m'exprime poliment.
Léger mouvement de surprise de mes trois interlocuteurs... Et c’est là que c’est devenu intéressant. Pas de bluff, pas de mensonges . Je ne me suis pas vendue. L'entretien a duré presque une heure. Je n’ai probablement pas décroché le job. Ils m’ont dit qu’ils me tiendraient au courant. Et m’ont filé deux invitations pour le concert du lendemain, celui sur lequel j’avais planché. J’y ai découvert Scary Mansion, sa chanteuse à la voix sensuelle, et aussi LELOUP, qui ne m’a pas convaincue. Au moment où je vous écris, ils ne m’ont pas encore rappelée. Mais en fait, je crois bien que je m'en fous.

08 mars 2010

The Köln Concert

Ce vinyle m'a accompagnée longtemps.
Je l'écoutais en boucle les jours de mélancolie, je pouvais anticiper chaque mouvement, presque chaque note.
Il a disparu avec quelques uns de mes disques et BD, sous le bras d'un gars que j'avais invité quelques jours chez moi.
Un gars sympa, quelques jours au chaud et hop! disparu.
Ma vie de célibataire d'un époque lointaine et riche de rencontres aussi flashantes qu'éphémères.


Femme

En écho à Gomeux, qui nous a offert ce matin un tendre message.

07 mars 2010

La nuit je mens


On m'a vu dans le Vercors
sauter à l'élastique

voleur d'amphores

au fond des criques

J'ai fait la cour a des murènes

J'ai fait l'amour

J'ai fait le mort

t'etais pas née

à la station balnéaire

tu t'es pas fait prier

j'etais gant de crin, geyser

pour un peu, je trempais

histoire d'eau

La nuit je mens

je prends des trains

à travers la plaine

la nuit je mens

je m'en lave les mains

j'ai dans les bottes

des montagnes de questions

ou subsiste encore ton écho

j'ai fait la saison

dans cette boite crânienne

tes pensées, je les faisais miennes

t'accaparer, seulement t'accaparer

d'estrade en estrade

j'ai fait danser tant de malentendus

des kilomètres de vie en rose

un jour au cirque

un autre a chercher a te plaire

dresseur de loulous

dynamiteur d'aqueducs

La nuit je mens

je prends des trains a travers la plaine

La nuit je mens

effrontément

j'ai dans les bottes

des montagnes de questions

ou subsiste encore ton écho

On m'a vu dans le Vercors

sauter à l'élastique

voleur d'amphores

au fond des criques

j'ai fait la cour a des murènes

j'ai fait l'amour

j'ai fait le mort t'etais pas née

La nuit je mens

Je prends des trains a travers la plaine

La nuit je mens Je m'en lave les mains

j'ai dans les bottes des montagnes de questions

ou subsiste encore ton écho

la nuit je mens...

Largage dominical#4

05 mars 2010

Une aubaine pour Aubenas ?

Il y a quelques jours, j’ai vu sur le net l’expression « candidater, c’est bluffer ». Je suis au chômage depuis quelques mois, je cherche du travail. Ça m’a donc sonné à l’oreille. Presque aussi fort que « autre inactif» sur mon relevé de cotisations d’assurances.
Donc, je suis le lien de cette accroche et arrive sur le site de Cadre Emploi, qui comme son nom l’indique, est destiné aux cadres. On y parle de carrières. Moi, j’ai jamais "fait carrière", ni même jamais pensé un seul instant à cette expression dans mon rapport au travail. Bosser, oui, essayer de trouver un job qui me fasse bouffer et ne me prenne pas la tête, j’ai eu de la chance jusqu’à présent, j’y suis parvenue. L'expression "candidater, c'est bluffer", ça m'évoque un exercice de style pour ambitieux aux dents longues. Alors que pour bien des gens, travailler tout court pour remplir son frigo n’est plus un objectif, mais une nécessité vitale. La notion de bluff, ça m'intrigue. Bon. J’ai donc regardé cette courte interview de Florence Aubenas, journaliste. Je passe sur son statut d’ex-otage pour ne retenir que l’info sur son dernier bouquin, qui fait un carton et dans lequel elle relate comment elle s’est glissée dans la peau d’une femme de ménage pour vivre pendant 6 mois en nettoyant les chiottes des ferries à Ouistreham. Dans l’interview, elle raconte donc qu’elle a menti aux entretiens en affirmant qu’elle avait déjà fait le ménage et déclare qu’un entretien d’embauche est un exercice de bluff et de poker menteur.
Un exercice de bluff et de poker menteur ?
Non mais, est-ce qu’elle croit vraiment que quand tu as envoyé 50 lettres de motivation pour un poste de nettoyage de chiottes ou autres et que t’as pas reçu une seule réponse positive, tu penses à bluffer comme dans une partie de Poker quand t’es enfin convoqué ? Ah! mais je rêve? C'est quoi ce discours? Je repense à la description par son éditeur et ses fans "de la belle empathie avec les gens merveilleux rencontrés pendant son immersion chez les pauvres qu’elle a si bien restitué dans son bouquin". Je n’ai pas lu ce livre. Il a déjà dépassé les 210000 exemplaires. Raconter la précarité à ceux qui ont les moyens de s’acheter un bouquin à 20 euros pour les aider la découvrir et à comprendre ce qui se passe dans les agences Pôle emploi, moi je trouve ça moyen bof. Mais surtout, surtout, je crois que quand on a son confort à Paris et qu'on est une journaliste célèbre et courtisée, on peut se permettre d'aller jouer au précaire pendant 6 mois en se déguisant en femme de ménage, décolorée cheap blond moche et fausse myope.
Son bon sourire et son analyse du recrutement basé sur cette expérience, là, sur ce site précisément, moi, ça m’a juste mise en colère et foutu les boules. Voilà, c’est dit !

Suzanne

03 mars 2010

Littérature intense

Hier, j’ai été attrapée par le bras par un ti-goon tendre du nom d’Emile Duncan. Il m’a happée et scotchée dans mon lit. Aucun bruit, juste mon souffle. Je suis suspendue à ce texte, silencieuse. Je voudrais ne pas avoir à quitter un instant ce livre qui m’emporte et qui me fait l’effet d’un shoot de plaisir de lire.
J’aime ça. L’alternance de phrases courtes et d’autres à perdre haleine. La précision du joual, langue populaire fulgurante, riche, drôle. C'est le travail d'un musicien et la magie opère.
Pour l'info de ceux et celles qui passent par là et qui ne l'ont pas encore dévoré, je lis Sans connaissance, d’Eric McComber.
Et, pour ceux d’ici, qui ne maîtriseraient pas (comme moi) l’anglais et le joual, y a un ti-crisse de glossaire, drôlement complice.
M’étonnerait que j’attende bien longtemps pour vous confirmer ce que j'en pense : c’est un sacré bon roman !

02 mars 2010

Musique du matin

Le défi photo lancé par Barbara m'a emportée sur les chemins chez E, chez Blue. Les liens vers les défifoteurs sont à découvrir sur la page de Sophie.
Ce matin, en écoutant Madeleine Peyroux, cette chanson que j'aime beaucoup m'a amenée à vous offrir cette ballade sonore. Bonnes promenades

01 mars 2010

Un chemin, un bateau


Ce chemin est celui qui longe la rivière. Une rivière qui n’a pas de nom comme beaucoup d’autres en Martinique. J'ai pris cette photo un jour de ballade. Le lendemain était un dimanche. Sous la bâche blanche, tendue entre les arbres, plusieurs familles s’étaient installées au bord de la rivière, avec comme souvent là-bas, leurs provisions pour ne manquer de rien. Nous avons répondu à leur invitation, et avons mangé avec eux la soupe z’abitants et bu du ti-punch, et du jus de goyave frais et onctueux. J’ai réalisé avec joie que je comprenais de mieux en mieux le créole, les rassurant lorsqu’ils s’excusaient de ne pas parler en français en se tournant vers moi. C’était un moment joyeux, une rencontre simple avec des gens simples et chaleureux, au son de la sono qui accompagne toute fête, ici comme là-bas. Nous avons regardé de loin les enfants s’amuser dans l’eau fraîche, sauter dans les trous profonds juste en dessous d’une grosse roche et s’ébrouer dans le jacuzzi naturel, en bas de la cascade. Pendant notre escapade, ils ont fabriqué un bateau, qu'ils ont laissé dériver ensuite au fil de l'eau.