29 mai 2011

Dimanche bleu

ll y a bien longtemps que je n'organise plus rien pour la fête des mères, et je ne m'offusque jamais quand mes aînés ne m'appellent pas ce jour là, il y a tant d'autres occasions de manifester son amour pour sa maman que les journées marketing prévues pour ! Aujourd'hui mes enfants avaient envie d'étrenner leurs nouvelles cannes à pêche. On a donc remplacé le déjeuner par un pique-nique improvisé et une partie de pêche ! 

Quelques images de ce dimanche bleu

Lili se lance !


Y a pire comme décor !


Ca mord ! 
Un sourire pour Maman !
Je l'ai retrouvé ton hameçon  !

17 mai 2011

Jeannot

Jeannot a le dos rond des vieux qui n’ont plus d’âge. Il arrive toujours en plein service et se plante au milieu de la terrasse comble, comme un enfant perdu, en cherchant un regard. Lorsque nous l’accueillons par un «  Salut Jeannot ! » il répond immanquablement par un « Salut Coco ! » qui s’adresse aussi bien aux serveuses qu’au patron. Son chapeau à la main, il s’assied et commande : « une crème brulée pas brûlée et un verre de rouge ». Il pose son chapeau, et ses petits yeux chassieux nous suivent entre les tables. Quand, parfois, le regard un peu flou, il quitte sa réserve et bredouille : « Vous êtes la plus jolie fleur du jardin », à celle qui lui apporte son verre et sa crème, c’est qu’il a un peu bu.  Certains jours, il boit  jusqu’à ce que ses mains n’agrippent plus son verre. Il se tâche et marmonne, et les autres le fuient, mal à l’aise et honteux, détournant le regard de cet homme avachi, perdu dans ses pensées, cherchant dans sa mémoire les souvenirs heureux que personne n’écoute. Au moment de payer, serré dans son pull bleu tricoté à la main, il  fouille et cherche au fond de son porte-monnaie toujours vide cet argent qu'il n'a plus.

Mais, lorsque le matin, je le croise, encore sobre, ses yeux brillent et pétillent. Quand de sa vieille main il attrape la mienne et me salue d’un « Bonjour Madame » en portant à ses lèvres humides ma main qu’il baise cérémonieusement, je m’attendris de ce soin qu’il met chaque matin à sortir de chez lui habillé comme un prince, pantalon impeccablement repassé plissant sur ses chaussures toujours cirées, parfumé et coiffé. Soulevant son chapeau, saluant les passants, joyeux, presque pressé,comme s’il se rendait à un rendez-vous important, il marche vers les terrasses vides.

Sur son visage tavelé,  il y a la vieillesse, mais il y a la vie. Il y a son désir d’exister et de rester encore un peu celui qu’il a été avant de devenir le vieux Jeannot qui boit.


10 mai 2011

Citation

Il est assez rare que j'aie envie de publier ici un commentaire lu sur un blog ami. 
Eric McComber, qui sait nous ramener régulièrement à ceux qui ont marqué nos esprits par leurs œuvres, a publié ce 8 mai des phrases de John Fante, merveilleusement traduites, ce qui me fait regretter de ne pas être capable de lire Fante en anglais, mais là je digresse, bon. 
Ce commentaire que je publie ce soir, je le trouve superbe !

le voici :

fantôme a dit :
"oui, il écrit de très beaux livres remplis de vie et d'énergie. un esprit semble sortir d'entre les pages que l'on tourne et venir s'accoupler au notre."  
8 mai 2011 22:22

fantôme, je suis bien certaine que c'est notre ami Jipi.
Et il résume plutôt bien ce que je ressens lorsque je lis John Fante !

Des bises, Jean-Philippe !


04 mai 2011

Juste une chanson #3

La femme chocolat

Pendant nos vacances, en ballade, je me suis mise à chanter cette chanson, à la surprise de mes enfants et de notre guide, qui semblaient ne pas la connaître.
Depuis que nous sommes rentrés, les minots la fredonnent à longueur de journée.
C'est le hit de ce mois de mai à la maison! 
Allez, cadeau, c'est hyper léger !