27 août 2011

Porquerolles

Les vacances se terminent bientôt.
Nous, on a décidé de finir en beauté, alors aujourd'hui, on s'en va là pour une semaine.
C'est pas loin de chez nous, juste à 20 minutes de route et 20 autres de bateau
Là bas, pas de voitures, pas d'internet, juste la mer, les rochers, les plages et les petits chemins à parcourir au royaume du vélo, le nez au vent et les cheveux en bataille.
Et puis les soirées sur l'île soudain désertée par les touristes, la douceur du soir sur la place du village, à regarder les gens jouer aux boules ou boire des pots sur les terrasses.


Je ne doute pas une seconde que l'image de la paix du Défifoto du 1er septembre se cache là-bas, quelque part...
Au retour, je vous raconterai.
Portez-vous bien tous.

25 août 2011

Un bel été

Lundi. J'ai déposé Nino Et Lili sur la plage. Dans leurs combinaisons de plongée, par 30 °, ils transpiraient à grosses gouttes. Je suis partie, vaguement inquiète de les laisser en plein soleil attendre le début de leur cours.
Deux heures plus tard, je les vois arriver sur le bord de la plage, sur leurs planches, voiles au vent et sourires jusqu'aux oreilles.
-" Ah, c'tait géant Maman, dommage que t'aies pas pu venir avec nous"
- " T'as vu hein, j'ai réussi, j'ai pas tout compris encore comment ça marche, mais j'ai réussi!"


Dans leurs yeux, il y a ce plaisir enfantin que j'aime et que je lis si souvent désormais sur leurs visages bronzés et épanouis.
C'est décidément un bel été...


Jeudi. Ils apprennent à vitesse grand V et semblent s'éclater comme des fous, malgré le vent qui tourne et les difficultés, gamelles, bleus et chocs en tout genre...


Quelques photos de ces vacances qui passent si vite...














































































21 août 2011

Largage dominical #25

Je ne connaissais que de nom et n'ai jamais lu Gil Courtemanche.
Un billet lu chez Venise m'a donné envie de chercher un peu
J'ai trouvé et téléchargé un extrait de son dernier ouvrage "Je ne veux pas mourir seul",
et ses mots se sont trouvés, là, sous mes yeux, terribles, si terribles.


"....  être confronté au malheur des autres, apprendre de leur résilience. Je hais ce mot qui prétend annuler toutes les douleurs comme une aspirine. La douleur existe. Elle peut tuer. Miner les âmes les plus fortes et les réduire à un état cadavérique. 
Elle peut éteindre l’intelligence, la confisquer, la rendre inopérante. La douleur n’est pas un passage, ce peut être un état, un mode de vie. On peut l’apprivoiser, la gérer. 
Cela ne nous rend pas plus heureux ou vivant. Cela nous rend douloureux, contrôlé comme un malade chronique qui gère sa maladie. Un diabétique de la douleur. ..."

Lire ça, ça me fait froid dans le cœur...


20 août 2011

19 août 2011

du tac au tac

Mon pote Christophe, grand gaillard d'une quarantaine d'années, aime bien taquiner mon fils et ils se chamaillent souvent. 


Aujourd'hui , dialogue après le déjeuner.
On a mangé de l'Aïoli aujourd'hui, le contexte des vannes est donc marin.


Christophe, (à Nino qui tient beaucoup à ses dreadlocks)
- "Hé Nino, t'en a pas marre d'avoir un poulpe sur la tête ?"


Nino, (à Christophe, qui est disons, enrobé)
- "Ben moi, je préfère ça qu'avoir un cachalot dans le bidon !"


Plié de rire le Christophe.





15 août 2011

Nouveau matin

Je regarde ce matin dans le miroir mes yeux à nouveau si clairs, et ces rides, mes rides que je me surprends à aimer et qui tracent sur mon visage les sillons de mon sourire enfin retrouvé. 
Et ce que je vois dans ce miroir, c’est toi.
Toi qui aimes tant le matin.

12 août 2011

Reflux


Quand le sourire éclatant des façades déchire le décor fragile du matin ; quand l'horizon est encore plein du sommeil qui s'attarde, les rêves murmurant dans les ruisseaux des haies ; quand la nuit rassemble ses haillons pendus aux basses branches, je sors, je me prépare, je suis plus pâle et plus tremblant que cette page où aucun mot du sort n'était encore inscrit. Toute la distance de vous à moi - de la vie qui tressaille à la surface de la main au sourire mortel de l'amour sur sa fin - chancelle, déchirée. La distance parcourue d'une seule traite sans arrêt, dans les jours sans clarté et les nuits sans sommeil. Et, ce soir, je voudrais, d'un effort surhumain, secouer toute cette épaisseur de rouille - cette rouille affamée qui déforme mon coeur et me ronge les mains. Pourquoi rester si longtemps enseveli sous les décombres des jours et de la nuit, la poussière des ombres. Et pourquoi tant d'amour et pourquoi tant de haine. Un sang léger bouillonne à grandes vagues dans des vases de prix. Il court dans les fleuves du corps, donnant à la santé toutes les illusions de la victoire. Mais le voyageur exténué, ébloui, hypnotisé par les lueurs fascinantes des phares, dort debout, il ne résiste plus aux passes magnétiques de la mort. Ce soir je voudrais dépenser tout l'or de ma mémoire, déposer mes bagages trop lourds. Il n'y a plus devant mes yeux que le ciel nu, les murs de la prison qui enserrait ma tête, les pavés de la rue. Il faut remonter du plus bas de la mine, de la terre épaissie par l'humus du malheur, reprendre l'air dans les recoins les plus obscurs de la poitrine, pousser vers les hauteurs - où la glace étincelle de tous les feux croisés de l'incendie - où la neige ruisselle, le caractère dur, dans les tempêtes sans tendresse de l'égoïsme et les dérisions tranchantes de l'esprit.
Pierre REVERDY
(Ferraille).