10 mars 2018

Bonheurs

Le premier regard par la fenêtre au matin
Le vieux livre retrouvé
Des visages enthousiastes
De la neige, le retour des saisons
Le journal
Le chien
La dialectique
Prendre une douche, nager
De la musique ancienne
Des chaussures confortables
Comprendre
De la musique nouvelle
Ecrire, planter
Voyager
Chanter
Etre amical.


Bertolt Brecht – Bonheurs (Vergnügungen, 1954)

31 janvier 2018

Mon premier bol

Il aura fallu que j'attende toutes ces années pour découvrir l'art de la Céramique et entrer (un peu) dans un monde à part. Abandonnant l'image de la poterie que je considérais jusqu'à présent comme un loisir un peu baba cool, j'apprends la réalité du magnifique et difficile métier de potier. Et je découvre des artistes dont le talent me sidère. Tout un univers riche de formes, de couleurs, et riche surtout de la maîtrise de cette matière si vivante qu'est l'argile.
J'apprends : à préparer ma terre, à laisser mes sensations me guider pour qu'elle réagisse au tournage sous la pression de mes mains.
C'est difficile, c'est passionnant.
Mon premier bol est sorti du tour il y a deux jours, après des semaines d'apprentissage.
Un bol, seulement un petit bol en grès que j'ai de 19cm de diamètre et de 9cm de hauteur, que tourné et tournassé, que je vais laisser sécher, puis que je décorerai et cuirai. Une explosion de joie presque enfantine au fond du cœur, je continue mon chemin. 
 

28 novembre 2017

Comme un écho...

« Et nous pourrions avoir quelques cochons. J'pourrais construire un fumoir comme celui qu'avait grand-père, et, quand on tuerait le cochon, on pourrait fumer le lard et le jambon, et faire du boudin et un tas d'autres choses. Et quand le saumon remonterait la rivière, on pourrait en attraper un cent et les saler et les fumer. On pourrait en manger au premier déjeuner. Y a rien de meilleur que le saumon fumé. À la saison des fruits, on pourrait faire des conserves... les tomates, c'est facile à mettre en conserves. Tous les dimanches, on tuerait un poulet ou un lapin. Peut-être bien qu'on aurait une vache ou une chèvre, et de la crème si épaisse qu'il faudrait la couper au couteau et la prendre avec une cuillère. »
« Oui, on aurait une petite maison et une chambre pour nous autres. Un petit poêle en fonte tout rond, et, l'hiver, on y entretiendrait le feu. Y aurait pas assez de terre pour qu'on soit obligé de travailler trop fort. Six ou sept heures par jour, peut-être bien. On aurait pas à charger de l'orge onze heures par jour. Et, quand on planterait une récolte, on serait là pour la récolter. On verrait le résultats de nos plantations.
- Et les lapins, dit Lennie ardemment. Et c'est moi qui les soignerais. Dis-moi comment que je ferais, George ?
- Bien sûr, t'irais dans le champ de luzerne avec un sac. Tu remplirais le sac et tu l'apporterais dans les cages aux lapins.
- Et ils brouteraient, ils brouteraient, dit Lennie, comme ils font, tu sais. J'les ai vus. »

Des souris et des hommes, John Steinbeck.

Poème pour un air tout neuf

Si les poètes étaient moins bêtes
Si les poètes étaient moins bêtes
Et s'ils étaient moins paresseux
Ils rendraient tout le monde heureux
Pour pouvoir s'occuper en paix
De leurs souffrances littéraires
Ils construiraient des maisons jaunes
Avec des grands jardins devant
Et des arbres pleins de zoizeaux
De mirliflûtes et de lizeaux
Des mésongres et des feuvertes
Des plumuches, des picassiettes
Et des petits corbeaux tout rouges
Qui diraient la bonne aventure
Il y aurait de grands jets d'eau
Avec des lumières dedans
Il y aurait deux cents poissons
Depuis le croûsque au ramusson
De la libelle au pépamule
De l'orphie au rara curule
Et de l'avoile au canisson
Il y aurait de l'air tout neuf
Parfumé de l'odeur des feuilles
On mangerait quand on voudrait
Et l'on travaillerait sans hâte
A construire des escaliers
De formes encor jamais vues
Avec des bois veinés de mauve
Lisses comme elle sous les doigts
Mais les poètes sont très bêtes
Ils écrivent pour commencer
Au lieu de s'mettre à travailler
Et ça leur donne des remords
Qu'ils conservent jusqu'à la mort
Ravis d'avoir tellement souffert
On leur donne des grands discours
Et on les oublie en un jour
Mais s'ils étaient moins paresseux
On ne les oublierait qu'en deux.
Boris Vian

26 novembre 2017

L'au revoir à Daisy

Tu étais notre bestiole chérie, notre sœur chienne. Pendant 9 ans, tu as illuminé notre vie de ta douce présence. Nous n'avons pas réussi à te sauver et tu nous a quittés, après une semaine de soins et d'espoir, blessée à mort par une voiture dont le chauffeur ne s'est même pas arrêté après qu'il t'aie percutée... Tu reposes à présent au cœur de notre jardin, dans ce hameau où tu as vécu pleinement les derniers mois d'une existence pleine de bonheur et d'amour.
Je sais que désormais tu veilles sur nous.
Au revoir Daisy.

29 août 2016

Spéciale dédicace à mes amis atteints de mélanchonite !

Arbories

Ce weekend, on était là : http://arbories.free.fr/
Le paysage est somptueux, et à Arbories, on profite de sa beauté en toute tranquillité en toute décontraction.
Blandine et Jeff, sont adorables, et chez eux, on se sent un peu comme chez soi. On y dort dans des chambres ou dans des cabanes, on y mange super bien, en toute simplicité, des bons petits plats cuisinés avec amour et beaucoup de fraicheur.
Une chouette adresse, à prix doux, que je recommande vivement à ceux qui refusent de se faire fracasser le porte monnaie par les propriétaires de " maisons de charme" snobinardes et authentiquement hors de prix de ce magnifique coin qu'est le Lubéron.