08 novembre 2011

Allégeance


Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima?

Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L’espace qu’il parcourt est ma fidélité. Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor, ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas?



7 commentaires:

j a dit…

Dans les rues de la ville, il y avait mon amour.

http://www.youtube.com/watch?v=tTumqqBz9Ew

porte toi bien, petite catain.

jipé a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=a7FqUNlEdwA&ob=av2e

jipé a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=7DounJVpmy4

bise

jipé a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=UhECmBk7fVY

le petit jp blanc a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=IzuTdVJG-ck&feature=related

anne des ocreries a dit…

Magnifique !!!

zoé lucider a dit…

J'aime beaucoup ce poème de Char parmi toutes ses merveilles