30 mars 2011

Pensée positive, relais

Chez Jean-Jacques aujourd'hui, ce billet intitulé Pensée positive, où vous pourrez lire ceci :

"MERCI d'envoyer vos prières d'amour et de gratitude à l'eau des réacteurs nucléaires  de Fukushima au Japon, jeudi 31 mars à 12.00 - cela sera fait tout autour du monde - mail de M. Emoto.
S'il vous plaît, répétez la phrase suivante ::
“Eaux du réacteur nucléaire de Fukushima, nous sommes navrés de vous faire souffrir. S'il vous plaît, pardonnez-nous. Nous vous remercions et vous aimons".
 S'il vous plaît, dites cette phrase à haute voix ou dans votre tête. Répétez-la 3x en mettant vos mains ensemble, dans une position de prières. M. Emoto.

Voici une vidéo qui vous en dira peut-être plus sur Masaru Emoto, un auteur japonais connu pour sa théorie  contestée par les scientifiques sur les effets de la pensée et des émotions sur l'eau.


Quoi qu'il en soit, son message est un message d'Amour. Et, comme l'écrit Pomme, ça ne peut pas faire de mal. Anne ajoutant, pas plus de mal qu'il n'y en a déjà eu de fait.
Et ça, C'est  tristement vrai.



29 mars 2011

Juste une chanson

I
I can’t promise you that I won’t let you down
And I
I can’t promise you that I will be the only one around
When your hope falls down
But we’re young
Open flowers in the windy fields of this war-torn world
And love
This city breathes the plague of loving things more than their creators

I ran away
I could not take the burden of both me and you
It was too fast
Casting love on me as if it were a spell I could not break
When it was a promise I could not make

But what if I was wrong?

But hold on to what you believe in the light
When the darkness has robbed you of all your sight

And now this land
Means less and less to me without you breathing through its trees
At every turn
The water runs away from me and the halo disappears
And the hole when you’re not near

So what if I was wrong?

But hold on to what you believe in the light
When the darkness has robbed you of all your sight

So hold on to what you believed in the light


23 mars 2011

Poésie

It appears that certain people think that poetry should be a certain way. For these, there will be nothing but troubled years. More and more people will come along to break their concepts. It's hard I know, like having somebody fuck your wife while you are at work, but life, as they say, goes on.
     Buk




hello, how are you?


this fear of being what they are:
dead.

at least they are not out on the street, they
are careful to stay indoors, those
pasty mad who sit alone before their tv sets,
their lives full of canned, mutilated laughter.

their ideal neighborhood
of parked cars
of little green lawns
of little homes
the little doors that open and close
as their relatives visit
throughout the holidays
the doors closing
behind the dying who die so slowly
behind the dead who are still alive
in your quiet average neighborhood
of winding streets
of agony
of confusion
of horror
of fear
of ignorance.

a dog standing behind a fence.
a man silent at the window.


Charles Bukowski

20 mars 2011

Printemps


des racines sensibles
s’enfoncent dans le plus profond du jardin
vaisseaux tentaculaires câbles
prospecteurs
à la recherche
de quel indice
le rosier s’agrippe au grillage
ses petites feuilles me font de petits
signes glacés à travers le canevas
encore plus mystérieux
un tapis volant d’étourneaux
a lâché dans l’air
une goutte d’huile de froid
un arbre m’a dit
va donc voir la mer
je l’ai trouvée qui rageait entre les rochers
un dieu accroupi lavait son linge
les flots jouaient avec la mousse
qui tissait vers le rivage
des suaires de neige




Extrait de « Mer Ouverte »,
Éd. Caractères, Paris, 1973


Poème de Hamid Tibouchi

Largage dominical #20

18 mars 2011

Brève enfantine

Dialogue directement rapporté de la cour du Collège, lorsque comme chaque jour, mon fils Nino croise dans les couloirs un de ses camarades de classe, très branché fringues et absorbé à vérifier sur les vêtements des autres la présence ou l'absence des logos qui sont "in"!


- Hé mais t'as qu'une paire de chaussures ? tu mets tout le temps les mêmes !
- Et toi, t'as qu'une seule idée, tu dis tout le temps la même !


Morte de rire !

17 mars 2011

Amour

En ces jours sombres, où leur folie explose à la gueule des vils apprentis sorciers qui ont cru pouvoir jouer et faire du profit avec l'énergie nucléaire, nous apparait clairement l'avenir de la planète, et celui de nos enfants. Aimons les, aimons nous, c'est le moment ou jamais d'oser dire à ceux que nous aimons combien nous les aimons. 



11 mars 2011



Don't Let It Happen Here
By Charles Mingus
One day they came and they took the communists,
And I said nothing because I was not a communist.
Then one day they came and they took the people of the Jewish faith,
And I said nothing because I was had no faith left.
One day they came and they took the unionists,
And I said nothing because I was not a unionist.
One day they burned down the Catholic churches.
And I said nothing because I was born a Protestant.
Then one day they came and they took me.
And I could say nothing because I was guilty as they were,
For not speaking out and saying that all men have a right to freedom.

08 mars 2011

La nuit avant le rêve


Le monde disparaît lentement. Ils regardent tous
le temps trompeur sur le mur: ô allons!
Les frontières dans lesquelles nous vivons ne sont pas
les frontières dans lesquelles nous mourons.
Nuit âpre au corps mort,
mort est le coeur mais les profondeurs restent.
Cette nuit l’eau elle-même voudrait
se boire jusqu’à la lie et reposer.

Voyage tant qu’il y a encore monde et savoir:
tu seras beau de poussière, tu connaîtras la cendre et l’éclat.
Rends-toi aveugle en allant ton chemin, mais sache:
faux est le soleil, vraie sa course.
Que les marchands naviguent à travers le temps, les oreilles bouchées de cire,
toi, ose écouter comment chantent les déserts,
tant que les fleurs pâles s’agenouillent devant la mer fermée et qu’il y a
en toi une force qui te déchire.

Vide, comme les astres sont petits!
Ton rêve sans corps, ta nuit sans nuit,
est une épithète de soleil pur, débordante de louanges.
Mais que je te vois est-ce mon pouvoir ou le tien?
Clôture diaphane que l’éclat a vaincu,
maudite transparence qui me remplit de peur,
ta fleur est le seul astre au-dessus de la ville,
ta vanité est d’or pur!

Le monde disparaît lentement, triste monde.
Qui aura enseveli notre coeur et nos os
là où la mémoire n’atteint pas, où le mouvement
ne nous multiplie pas, où les jours ne nous répètent pas!
Arrachez-moi la langue et mettez une fleur:
commence l’errance à travers la lumière. Assez de paroles!

Demain sans doute même les lâches pourront
ce qu’aujourd’hui ne peuvent que les audacieux et les vrais
qui, dans l’espace entre nous et la nuit,
ont trouvé les raisons inouïes d’un autre amour.

Le monde disparaît. Et nous croyons de toute notre violence
en une pensée que personne encore ne pense,
en un lieu vacant, en l’écume lorsque la mer se confond
avec le vide et s’annonce par un rugissement.


Branko Miljkovic (1936-1961)

03 mars 2011

Lucidité


The riots
I've watched this city burn twice
in my lifetime
and the most notable thing
was the arrival of the
politicians in the
aftermath
proclaiming the wrongs of
the system
and demanding new
policies toward and for the
poor.
nothing was corrected last
time.
nothing will be corrected this
time.
the poor will remain poor.
the unemployed will remain
so.
the homeless will remain
homeless
and the politicians,
fat upon the land, will live
very well.

Charles Bukowski
5/5/1992

25 février 2011

Ô liberté

Une idée ça vrille et ça pousse
l'idée du champ dans l'épi de blé 
au coeur des feuilles l'idée de l'arbre 
qui va faire une forêt 
et même, même 
forcenée, l'idée du chiendent 

c'est dans l'homme tenu 
sa tourmente aiguisée
sa brave folie grimpante 

non, ça n'déracine pas 
ça fait à sa tête de travers 
cette idée-là, bizarre! ce qu'on a 
tête de caboche, ô liberté 

TÊTE DE CABOCHE 
Gaston Miron

21 février 2011

Calanques

La Pointe Rouge, les Goudes, Callelongue... 
De Marseille à Cassis, quelques noms inconnus de moi jusqu’à cette ballade entre terre sauvage et mer parfois turquoise, mes yeux émerveillés par la beauté du paysage minéral baigné d’une lumière neuve, sur une route qui serpente au coeur de ce coin de Provence. Collines sauvages surplombant la mer, îles blanches, oliviers au vert si délicat, petits ports aux pointus sagement alignés, leurs cabanons serrés et comme enchevêtrés sur les flancs de la roche, le temps comme arrêté de cette journée bleue, si bleue. Quelques heures ont suffi. 
Désormais, je sais que mon cœur de bretonne est Provence.

18 février 2011

La pêche !




Je pourrais être une grande gueule,
je pourrais être silencieux
Je pourrais être jeune, je pourrais être vieux
Je pourrais être un gentleman, ou je pourrais être violent
Je pourrais être un chaud lapin ou je pourrais être coincé
Je pourrais être tel le calme avant la tempête, mec,
Attendant que l'enfer se lache
Je pourrais être innocent ou je pourrais être coupable
Ce qui ne signifie pas que je ne croirais pas à la fatalité
Alors je chante...
Je pourrais être riche comme un bohémien errant
Je pourrais être pauvre comme un portefeuille bien rempli mais perdu
Je pourrais être le premier, ou je pourrais passer en dernier
Ce n'est pas ce qui casse la bande, mec,
C'est comment on fait passer le message
Je pourrais être un rouge, bleu, noir ou blanc couché de soleil
Sombre la journée, mec, lumineux la nuit
Je pourrais être le soleil, mec, je pourrais être la Lune
Je suis fait d'étoiles, mec
Je brille si fort
Alors je chante...
Je pourrais être endormi, mec, ou je pourrais être éveillé
Je pourrais être en vie et faire le mort
Je pourrais être ignorant ou je pourrais être cultivé
Je pourrais diriger ma vie, mec, ou je pourrais être dirigé
Je pourrais être n'importe quoi qui m'intéresse, mec
Tout ce dont j'ai à faire c'est me donner une moitié de chance
Je pourrais ajouter l'amour à ma vie
Et la partager avec le monde si j'avais un peu minimum d'équilibre...
Alors je chante...


Merci Christian...pour le partage... et pour le titre

17 février 2011

A tous les enfants

A tous les enfants qui sont partis le sac à dos
Par un brumeux matin d'avril
Je voudrais faire un monument
A tous les enfants 
Qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leurs chagrins
Je voudrais faire un monument
Pas de pierre, pas de béton
Ni de bronze qui devient vert
Sous la morsure aiguë du temps
Un monument de leur souffrance
Un monument de leur terreur
Aussi de leur étonnement
Voilà le monde parfumé,
Plein de rires, plein d'oiseaux bleus
Soudain griffé d'un coup de feu
Un monde neuf où sur un corps 
qui va tomber
Grandit une tache de sang
Mais à tous ceux qui sont restés 
Les pieds au chaud, sous leur bureau
En calculant le rendement 
De la guerre qu'ils ont voulue
A tous les gras tous les cocus 
Qui ventripotent dans la vie
Et comptent et comptent leurs écus
A tous ceux-là je dresserai 
Le monument qui leur convient
Avec la schlague, avec le fouet
Avec mes pieds avec mes poings
Avec des mots qui colleront
Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues
Des larmes de honte et de boue. 

Boris Vian, A tous les enfants

16 février 2011

Spleen

Partir pour un grand et paisible voyage, tout quitter, renaître, effacer les chagrins, panser les plaies de mes enfants, passagers eux aussi du radeau qui traverse l’orage, ballotés comme moi, silencieux et rêveurs. Lucides et confiants, ils savent que le sourire léger accroché à mes lèvres est pour eux, chaque jour. Ils l’appellent mon sourire caché et le chérissent sans le comprendre. Leurs rires ne résonnent plus de la légèreté de l’enfance. Ils s’en sont éloignés imperceptiblement, si tôt, trop tôt. Ils portent le fardeau de leur frêle impuissance face au poids de nos choix, si lourds de conséquences, nos choix qui les arrachent à leur douce existence. Ils apprennent le manque, et l’absence. Souvent leurs yeux me disent leur tristesse. Derrière leurs cils soyeux, leurs rêves sont secrets. Je rêve moi aussi de ces couleurs nouvelles que le ciel déchargé de la pluie de leur chagrin sans larmes apportera peut-être demain sous un nouveau soleil.

La pluie

Manifeste

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci" On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça" Mais que surtout ça ne pa...