19 août 2010

Canal du Midi, le journal # 3

Troisième jour de virée. Lili ayant manifesté quelques signes de fatigue la veille pour finir les derniers kilomètres, nous convenons d’une étape tous les 25 kilomètres environ, moins quand nous nous sentirons fatigués. Aujourd’hui, une petite virée tranquille est donc programmée. On s’arrêtera  comme prévu à Castelnaudary. Tony se met à la recherche d’un camping pas trop éloigné du chemin de halage. 
Nous évitons de faire trop de kilomètres hors canal car nous n’apprécions ni les uns ni les autres de nous retrouver au milieu des voitures qui nous frôlent. C’est un réel moment d’angoisse de devoir pédaler au milieu des conducteurs impatients qui ne ralentissent pas et ne se rendent absolument pas compte qu’un vélo, surtout chargé, a besoin d’un minimum de place sur la chaussée. Même les gendarmes nous ont invités à rouler sur des bas côtés non aménagés pour laisser le champ libre aux véhicules motorisés sans imaginer un seul instant le risque certain de dérapage entre le talus et la route avec une chute probable à la clé. Bref, aucun plaisir sur la route, nous continuerons de nous arrêter dans les petites épiceries au lieu d’aller chercher les grands magasins moins chers mais plus éloignés de notre chemin. Pour le choix des campings, nous éviterons ceux situés à plus de 3 kilomètres de nos parcours cyclables. Les enfants ont un peu peur encore du camping sauvage. Ils rechignent lorsque nous proposons cette solution et l’argument imparable est leur besoin de se décrasser sous une bonne douche pendant que nous montons les tentes !
Chaque matin, dès le départ du campement, nous partons à la recherche d’une épicerie et d’une boulangerie pour le ravitaillement du jour. Il nous est impossible de transporter du lait qui tourne et du beurre qui fond. Au menu du matin, café, thé, pain, confitures. Les enfants ont découvert le lait concentré sucré et abusent avec délectation du pot de Nutella.
Une fois notre ravitaillement terminé, nous mangeons des fruits frais avant de repartir, et les pique nique se composent de sandwiches que nous essayons de faire varier chaque jour. Fromages, saucissons, jambon de pays, fruits et yaourts à boire composent nos repas du midi et goûters. C’est un peu plus light pour Tony qui est végétarien mais il compense en engloutissant chaque soir de grandes assiettes de légumes et de pâtes ! 
A Castelnaudary, après seulement 15 kilomètres de ballade entre de très jolies écluses et des papotages avec les éclusiers très cool, nous retrouvons nos amis Jean-Sébastien et Agnès et leurs deux garçons.
Pendant que j’installe notre campement, Tony pédale jusqu’à la boutique du  meilleur traiteur de la ville et commande un cassoulet qu’il ira chercher au moment du dîner et rapportera chaud et gratiné, accompagné d’une bouteille du rouge corsé du coin. Deux allers et retours pour nous fournir un plat tout cochon et canard pour qui ne consomme plus un gramme de viande depuis 20 ans, quelle délicate attention !
Les enfants ont enlevé leurs bagages de leurs vélos et sont partis s’amuser sur le terrain de cross d’à côté.
Je vois arriver Lili en pleurs, elle s’est prix un gadin de première et est passée par-dessus son vélo. Par bonheur, elle avait son casque. Elle a une belle éraflure, mais surtout un gros hématome au niveau de la hanche droite qui m’inquiète un peu. Rien de grave, la trousse de secours contient de quoi soigner la petite, mais je crains que l’hématome mette quelques jours à se résorber et la fasse souffrir lorsqu’elle devra se remettre à pédaler… On verra demain.
Douce soirée avec nos amis, le cassoulet est excellent et le vin nous monte à la tête lorsque nous nous endormons, repus, après avoir refait le monde.

3 commentaires:

É. a dit…

Ouf, ouf, ouf ! À demain la suite !

gaétan a dit…

La route le long du canal semble un endroit idéal pour pédaler en famille.

anne des ocreries a dit…

Bon, j'ai du retard, là, moi, chuis tellement prise ailleurs en ce moment..... La réflexion des gendarmes me sidère ! La route aux bagnoles, en gros, et le reste débrouillez-vous ! Non, mais ho, ce sont des voies publiques, non ? Tu m'as alléchée avec le cassoulet (vraiment chic, Tony !), et j'ai hâte de remonter pour savoir comment la petite s'est remise de son gadin.
Quelles jolies vacances, quand même !