17 août 2010

Canal du Midi, le journal #1

Le voyage a commencé au petit matin.
Lever à 5 heures, et tout le monde dans le train.
A Marseille, première galère, notre TER est annulé. Nous sautons littéralement avec nos vélos dans un autre train, bondé.
A chaque arrêt, des cyclistes montent, il y a des vélos partout et l’ambiance est rigolote, entre discussions techniques et questions diverses : charriotte ou pas chariotte ? et contemplation des magnifiques vélos des cyclotouristes allemands dont le matériel fait baver d’envie Tony, notre technicien en chef. Il rêve déjà de remplacer dès que possible les vélos Décathlon par des engins légers et solides minutieusement analysés dans les couloirs où nous enjambons les vélos et sacoches, sous les regards compréhensifs des contrôleurs débordés par la situation.
On a pas encore pédalé, et l’excitation est à son comble.
Arrivée à Toulouse.  Nous rejoignons le Canal en nous mêlant aux voitures. Daisy, notre petite chienne, ne veut pas s’asseoir dans son panier et aboie sur tout ce qui bouge.  Ouf ! enfin le canal et plus de moteurs, nous roulons tranquillement une dizaine de kilomètres quand le ciel s’obscurcit. Une forte pluie nous oblige à enfiler KWay et cirés et je m’aperçois que mon vieux coupe-vent n’est plus du tout imperméabilisé. Totalement néophites, nous avons oublié de protéger nos charges et lorsque nous trouvons enfin un pont sous lequel nous abriter, nos duvets sont déjà un poil humides. Mon cas est critique, je suis trempée et grelottante. Le reste de l’équipage est sec en haut, les cuissards bons à essorer, les sourires un peu crispés…
Nous tombons sur une autre famille. Jean-Sébastien et Agnès voyagent avec leurs deux enfants. Ils sont arrivés sous le pont avant la pluie. On fait connaissance. Ils pédalent jusqu’à Aiguevives, où ils ont réservé un camping pour la nuit. Nos chemins se séparent. J’enfile un tee shirt sec et nous repartons vers notre camping, à quelques kilomètres de là. La pluie cesse un peu. Un virage mal contrôlé et c’est la première chute. Lili tombe. Pas de bobo. On a fait 15 kilomètres !

Quelques heures plus tard, tentes plantées dans un camping au sol détrempé, douchés et réchauffés, nous évoquons cette première journée attablés au restau du coin. Premier dépassement de notre budget assez serré. La table est bonne et le vin excellent. Demain, tout le matériel sera emballé dans des sacs poubelle et les cirés seront à portée de main…

 Mercedes chargée pour le départ du deuxième matin...

3 commentaires:

helenablue a dit…

OUps! ça démarre sur les chapeaux de roues, dis-donc!!

anne des ocreries a dit…

bin dis donc, l'aventure dès le départ, si je comprends bien ? j'attends la suite !!!!

gaétan a dit…

Hihi les aléas du cyclotourisme :-) pas trop de flotte quand même j,espère pour vous.