21 août 2010

Canal du Midi, le journal # 7

8 Août. Nous quittons le camping de Carcassonne en douce. On passe tranquillement devant l’accueil sans nous arrêter pour régler notre deuxième nuit, ni vu ni connu. Un grand Yes ! rigolard et collectif éclate 100 mètres plus loin. Ben oui, on a resquillé devant nos enfants, je sais, c’est pas bien. Uhm.
La vie tranquille sur le Canal
Nous démarrons la journée tranquillement, le ciel est bleu, il y a plein de canards à compter. Lili va beaucoup mieux, tout le monde est reposé par cette pause à Carcassonne, mais nous sommes tous les cinq ( Daisy trottine joyeusement) bien contents de reprendre notre route. Pédaler nous est devenu naturel. Même si la chanson « J’ai mal au occu, j’ai mal occu, j’ai mal occupé ma jeunesse » figurant au hit-parade des enfants retentit plusieurs fois par jour sur les bords du Canal, personne ne rechigne à remonter sur son vélo le matin. Nous ne nous lassons pas des écluses, des arbres, des canards, du ciel, du soleil qui brille et une douce euphorie nous envahit quand nous surfons presque entre les racines, les trous et les bosses et carillonnons gaiement au passage des péniches ou pour annoncer note passage sous les ponts !
Bref, on s’amuse comme des fous !
En passant sur le port de Trèbes, nous nous retrouvons nez à nez avec Jean Sé et Agnès, Adrien et Victor qui reviennent de leur nuit à Puichéric et s’en vont prendre le train du retour à Carcassonne. Cette fois nous nous disons vraiment au revoir, mais le plaisir de nous retrouver pour un dernier pot est sincère. Nous nous reverrons cet automne, et nous leur promettons de leur envoyer des photos de la suite du parcours.

A l’écluse de l’Aiguille, nous faisons une longue halte. Joël Barthes, l’éclusier-sculpteur, fan de Georges Brassens, a inventé un tas de créatures rigolotes qui font la joie des enfants. Ce mec a une imagination débordante, et je mitraille quelques sculptures. Dommage qu’elles pèsent lourd, j’en aurais bien rapporté une. 

Une des volailles étonnantes de Joël
Singulier non ?
Spéciale dédicade à Modestine "Accroche toi Minette !"
Le crocodile du Canal, photographié par Lili
On a parcouru 30 kilomètres  Il n’y a pas de camping proche du Canal avant 20 autres kilomètres. Il est donc décidé de planter la tente au bord de l’eau dès qu’on trouvera un coin qui nous inspire.
A la Redorte, nous trouvons notre bonheur. En contrebas de la piste, des campeurs ont défriché avant nous un coin de paradis où nos deux tentes trouvent naturellement leur place.
Pendant que Tony et les enfants installent notre barda, je fais demi tour et je pars chercher de l’eau. J’ai repéré en passant un bar sur le port, de l’autre côté du pont conduisant au village. La serveuse est vraiment sympa et remplit mes bouteilles et mes gourdes. J’en profite pour me poser devant une bière pression délicieusement fraîche qui me fait un peu tourner la tête. Je repars avec des canettes. 
Déballage sauvage!
Artland by les enfants
Légère ivresse au clair de lune et gros dodo. 

3 commentaires:

anne des ocreries a dit…

Ah, c'est vraiment rafraîchissant, des journées pareilles !!!

É. a dit…

Lecture trop chouette que je me tape tout d'un coup à mon retour des Cévennes. Je replonge !

Anonyme a dit…

Trop drôle votre départ du camping de Carcassonne...nous avons fait pareil, mais chut il ne faut pas le dire !!! MDR de toute façon, l'eau de la piscine était gelée, et il n'y avait pas d'électricité le soir dans les sanitaires, ni de poubelles d'ailleurs....alors !

Nathalie et JM les cyclistes de bout du canal !
PS je me souviens bien de votre "campement" à carcassonne