25 avril 2010

Malomollets

Aujourd’hui, départ pour une petite ballade pour essayer les vélos.
Bon.
Mon vélo, je l’ai depuis longtemps et je l’aime bien. J’y suis habituée.
Mais il paraît que c’est pas un bon vélo pour pédaler longtemps.
Il a un certain âge et un seul plateau.
Moi aussi j’ai un certain âge et c’est pas maintenant que je vais me mettre au VTT je réponds à mon homme.
Qui me propose quand même de faire la ballade avec un vélo que je ne connais pas.
J’enfourche donc la chose et nous voilà partis.
Sauf qu’il a oublié de descendre la selle.
(Mon homme il me voit toujours plus grande que je suis.)
Et que j’ai pensé à prendre la pompe et les rustines, mais pas la clé qui va bien.
(alène, à l'aine, al haine ?)
Personne n’est parfait, c’est pas grave.
Sauf que au bout de cinq ou six kilomètres, je commence à avoir sérieusement mal aux mollets et aussi au postérieur, pour ne pas dire autre chose devant les enfants.
Et voilà que chanceux, nous rencontrons un cycliste avisé et accompagné de sa clé qui me descend ma selle.
Ouf ça va mieux.

Les cerisiers roses sont en fleurs.
Au bord du chemin, il y a tout plein d’amandiers.
Je croise un âne, des chevaux, des moutons.
Je m’extasie devant les oliviers et les vignes.
Je n’ai jamais vu ça en passant en voiture.
On trace en douce vers la mer en passant devant les serres et les belles maisons des producteurs de Côtes de Provence. Hum, je boirais bien un coup.
Dommage que la piste cyclable soit au bord de la route.
C’est un bon apprentissage pour les enfants qui sont habitués à rouler dans les chemins et ne croisent jamais personne.
Là faut faire un peu plus attention. C’est dimanche, il fait beau, y a un peu de monde.
Les noms des lieux dits sont romantiques.
Le Paradis, la Colle noire, Les orangeraies…

Une chose est sûre.
Avec moi dans le peloton, cet été, va falloir s’arrêter boire des coups et pas pédaler trop vite.
Et je pars avec mon vélo.
Cool cool,

7 commentaires:

anne des ocreries a dit…

Ah, je rigole ! Un jour, ayant une opportunité, Monsieur l'Homme m'offrit un de ces engins modernes nommés VTT. Une occase ayant roulé même pas 10 fois. Ravie, que j'étais. Sauf que j'ai jamais rien compris à ces histoires de vitesses machin, tout ça. Que j'ai jamais su régler cette fichue selle non plus, rembourrée aux noyaux de pêches. Et que je déteste rouler penchée en avant. Ma mauvaise vue fausse mon sens de l'équilibre et la tête en avant = vertiges et peur.
J'ai hurlé contre cete engin. Jusqu'à ce qu'il me récupère une véritable bicyclette "de dame", où le guidon est enfin plus haut que la selle, où j'ai le dos plus droit - tu sais, ces bonnes vieilles bicyclettes de nos mères, quoi ! pas jeune, celui-là. Mais avec quoi au moins je peux rouler ! :))
Alors, je suis de tout coeur avec toi !

gaétan a dit…

Pour bien apprécier faut que le tout soit bien ajusté sinon tu n'y trouvera aucun plaisir. Je te suggère même de faire une mise au point du vélo surtout si ça fait longtemps qu'il n'a pas roulé.

shaton a dit…

Il existe toujours le Tour de France "off" qui part après et dure plus longtemps. J'imagine qu'on y boit frais (et souvent) !

É. a dit…

Ouaaah ! Excellent ! On est dans les mêmes trucs. Je reviens de visiter un éventuel vélo pour la Patronne. Pareil. Pas facile de vouloir confort et musarderie dans un monde de « sportifs » aux décalques zé gadgets. On a peut-être trouvé. Chose certaine, bonne grosse selle et dos droit. Ah, ah.
La clé ? « Allen » ou « Hex ». C'est pareil.
Drum bun !

Marge a dit…

plaisir de découvrir votre blog

helenablue a dit…

:-)
Savoureuse histoire, ça me donne envie de ressortir le mien, tiens!

manouche a dit…

si tu avais eu un homme comme celui de Jany Longo tu ne serais pas près du repos d'étape!