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05 mars 2013

ma terre...

Une petite semaine.
Seulement quelques jours pour retrouver ma terre bretonne.
Je n'ai rien oublié de sa lumière, de ses côtes sauvages, de ses plages interminables aux dunes blondes, de ses huitres merveilleuses et iodées.
Les souvenirs de mon enfance passée la-bas sont en moi pour toujours, et j'y ai retrouvé mes amis les plus fidèles.
Il y avait bien longtemps que je n'avais pas retrouvé ma Bretagne, hormis quelques brefs séjours en solo lors de courts voyages malheureusement motivés par la perte d'êtres chers que j'avais laissés là-bas.
Cette fois, c'est accompagnée de mon amoureux et de mes enfants que j'y suis retournée.
Et c'était bon.


























































































































12 décembre 2011

le prince de la Place Carami #2

Il m’accueille toujours en souriant, sa voix et son accent toujours chantant me surprennent joyeusement lorsque je le retrouve. Il me prend dans ses bras, et je suis chamboulée, chaque fois un peu plus. Dans les moments secrets  et délicieux où nous sommes loin de la fureur du monde, ce sont ses yeux qui me disent son trouble et sur ses traits soudain rajeunis, comme lissés par ces instants magiques où nous ne sommes plus qu’un, je retrouve celui que je suis la seule à connaître, détendu, apaisé, fragile et fort à la fois, si sensuel, si vivant. Nous nous apprivoisons peu à peu et il m’embarque chaque jour un peu plus dans son monde à lui, un monde de musique, de joie de vivre et de partage, une magnifique bulle de touchante humanité. Demain, je fêterai mes 55 ans, et je savourerai notre bonheur tout simple, mes rires se mêlant aux siens et à ceux de mes enfants dont il a su se faire aimer sans rien faire d’autre qu’être lui-même, le doux, sincère et adorable Frankie.

06 novembre 2011

le prince de la Place Carami

Une rue, des passants. Une ville comme tant d'autres. En haut de quelques marches, sur une jolie place, sa boutique, la maison de la Presse de la ville en question. Il est là, il se marre, il écoute du blues en faisant son boulot. Depuis quelques jours, je passe souvent le voir. Sa boutique est un joyeux bazar. J’y bouquine un peu, je le regarde vivre et travailler. Il s'est installé depuis pas mal d'années dans cette ville. Il s'y est fait sa place, grande gueule, un peu voyou, impressionnant de bonne humeur, toujours détendu, dansant ou allumant sa clope derrière le comptoir ou Mouss lui a déposé comme toujours les pains de semoule et les pâtisseries de ce matin d’Aïd. Un mot pour chacun, un sourire, une vanne, ça bouge, ça rit, ça pulse. Cet homme là est joyeux, tout le temps. Il parle si vite que parfois je ne parviens pas à comprendre ce qu’il dit. Son accent est celui des quartiers nord de Marseille, aussi vif et puissant que l’énergie qu’il dégage, lui qui ne tient pas en place.  
Il pleut depuis trois jours, la rivière déborde, les routes sont coupées, les maisons inondées. Tous les clients qui entrent en secouant leur parapluie nous racontent un peu la même histoire, les sirènes, les pompiers, la violence de cette incroyable pluie de novembre, qui est tombée encore toute la nuit. Ce matin, en venant chercher leur exemplaire du journal, certains se sont laissés aller à raconter « leur inondation ». C’est si banal, en apparence, le récit d’un choc : les frayeurs, les dégâts, la fatigue de ceux qui n’ont pas dormi, craignant de voir leurs maisons évacuées, leur voiture emportée par les eaux furieuses. 
Ses clients, il les connait tous, leurs prénoms, leurs histoires. Il les écoute. Patient, attentif, moqueur parfois, toujours gentil. C’est un monde à part, la boutique de Franckie. C’est vivant, marrant et bouillonnant, comme lui... C'est tout un monde que je ne connais pas.
De jour en jour, Franck et les siens m’ouvrent leurs cœurs et leurs maisons, les uns après les autres, réveillant cet automne un peu triste d’une chaleur inouïe. J’ai chaud de Zoubida, volubile et rieuse qui me prend dans ses bras et me glisse à l’oreille qu’il faut le rendre heureux. J’ai chaud de voir les gens qui passent me sourire et me saluer d’un air étonné ou complice, quand ils surprennent un regard ou un baiser. 
Je me laisse porter, et plus je le regarde, plus je vois ce qu'il est : un homme drôle et vif, conscient de ses failles et de ses blessures, un électron libre et généreux, qui est devenu pour tous ceux qui le côtoient l'étonnant prince un peu fêlé de la place Carami.

02 octobre 2011

Largage dominical #27

Je déambulais sur la place baignée de soleil d’un joli quartier toulonnais où j'aime me ballader. Assez bourgeois, sans doute, à en juger par la vue splendide qu’offrent les terrasses des grandes maisons toutes orientées vers la mer. Je flanais, donc, accompagnée de ma fille, dans ce vide-grenier plutôt huppé, quand mon regard s’est arrêté sur une femme souriante, qui semblait jouer le jeu avec délice et appelait les passants d’un air enjoué. Elle vendait les chemises de son mari, celles qu’il n'a jamais mises. Elle était drôle cette femme, me proposant de lui acheter deux euros ces jolis vêtements qu’elle avait apportés en cadeau à son homme, et qu’il avait acceptés avec un tendre sourire, peut-être un peu moqueur, tout en sachant qu’il ne les porterait jamais plus d’une fois, juste pour lui faire plaisir. Elle se mit à me les montrer toutes, accompagnant ses gestes du récit amusé et teinté de tendresse des souvenirs liés à ses cadeaux désormais étalés, un peu froissés, sur une bâche bleue. J’imaginais cette femme amoureuse traînant les boutiques en pensant à son homme. Je pouvais presque la voir rentrant chez eux, lui glissant joyeusement entre les mains un joli papier de soie contenant une de ces chemises, avec au fond du cœur le plaisir d’offrir à son amoureux un petit peu d’elle-même. Sa tranquille jovialité, sa façon de rire de bon cœur de ses « bides » m’ont tant attendrie que je l’ai laissée faire, complice et amusée. Tout en me parlant, elle me tendait les tissus provençaux, les douces soies brodées, les cotons colorés, et ce moment tout simple de connivence avec cette femme inconnue a fait remonter en moi le souvenir de la joie enfantine que j’éprouvais parfois, il n’y a pas si longtemps, à voir dans le regard aimé la petite lueur complice de ces moments futiles, quand on est deux, et que la vie est faite aussi de ces instants qui s’évanouissent vite, qui ont apparemment si peu d’importance, et dont on ne mesure la douceur que quand on les a perdus. Je suis rentrée chez moi avec une chemise blanche, très belle, toute simple, et trop grande pour moi.

27 août 2011

Porquerolles

Les vacances se terminent bientôt.
Nous, on a décidé de finir en beauté, alors aujourd'hui, on s'en va là pour une semaine.
C'est pas loin de chez nous, juste à 20 minutes de route et 20 autres de bateau
Là bas, pas de voitures, pas d'internet, juste la mer, les rochers, les plages et les petits chemins à parcourir au royaume du vélo, le nez au vent et les cheveux en bataille.
Et puis les soirées sur l'île soudain désertée par les touristes, la douceur du soir sur la place du village, à regarder les gens jouer aux boules ou boire des pots sur les terrasses.


Je ne doute pas une seconde que l'image de la paix du Défifoto du 1er septembre se cache là-bas, quelque part...
Au retour, je vous raconterai.
Portez-vous bien tous.

29 mai 2011

Dimanche bleu

ll y a bien longtemps que je n'organise plus rien pour la fête des mères, et je ne m'offusque jamais quand mes aînés ne m'appellent pas ce jour là, il y a tant d'autres occasions de manifester son amour pour sa maman que les journées marketing prévues pour ! Aujourd'hui mes enfants avaient envie d'étrenner leurs nouvelles cannes à pêche. On a donc remplacé le déjeuner par un pique-nique improvisé et une partie de pêche ! 

Quelques images de ce dimanche bleu

Lili se lance !


Y a pire comme décor !


Ca mord ! 
Un sourire pour Maman !
Je l'ai retrouvé ton hameçon  !

28 avril 2011

Vacances Sauvaines

Quand le regard du photographe est plein d'attention et de tendresse, ça donne ça.
Nos vacances Sauvaines sont riches de chouettes moments passés avec notre ami le Grand Timonier du Défifoto, qui, en plus d'être un gars vachement cool, est un sacré bon photographe !

21 février 2011

Calanques

La Pointe Rouge, les Goudes, Callelongue... 
De Marseille à Cassis, quelques noms inconnus de moi jusqu’à cette ballade entre terre sauvage et mer parfois turquoise, mes yeux émerveillés par la beauté du paysage minéral baigné d’une lumière neuve, sur une route qui serpente au coeur de ce coin de Provence. Collines sauvages surplombant la mer, îles blanches, oliviers au vert si délicat, petits ports aux pointus sagement alignés, leurs cabanons serrés et comme enchevêtrés sur les flancs de la roche, le temps comme arrêté de cette journée bleue, si bleue. Quelques heures ont suffi. 
Désormais, je sais que mon cœur de bretonne est Provence.

19 septembre 2010

Nuit arlésienne

Je déambule à pied dans la ville. Je bois une bière. Un groupe de musique brésilienne joue son set en plein air. Ouais. Bof. Arrive une danseuse à paillettes. Pfff. Maintenant faudrait quand même trouver un endroit où dormir. J'appelle un premier hôtel, complet. Un deuxième, complet. Bon. Faut retrouver la voiture. Hum.
Ouah ! Là, juste en face du café où j’ai passé plusieurs heures en bonne compagnie, je vois  les **** lumineuses de l’Hôtel Jules César. Peut-être que là, c'est pas complet. Stie ! Le prix de la nuit me monte à la tête, où bien est-ce la bière ? On me montre ma chambre, fleurettes aux murs et marbre dans la salle de bains. Je ressors, la clef de la 124 dans la main. Je rapatrie ma voiture et la confie au voiturier. Hé hé hé !

Elle est dans quel couloir déjà cette chambre ? Merde, je me suis perdue. Un gentil monsieur me conduit jusqu'à ma porte. Chouette ! Un frigo-bar ! Je vais pouvoir y glisser les fromages achetés à midi. Mon sac commence à sentir un peu la chèvre. Il me reste un peu de pain et des graines germées. Je commence un pique-nique allongée sur la moquette très épaisse de ma luxueuse cellule de nonne. Je regarde le prix de la bouteille de bordeaux qui m’attire irrésistiblement, là dans le bar. Euh. Est-ce bien raisonnable ? Non. Tant mieux. Pendant que j’y suis, je commande pour mon réveil le petit déjeuner continental au room service. A un prix déraisonnable, lui aussi. M’en fous.
Je me rappelle de tout au matin en voyant la facture.
Ouah!
Ca fait marrer la réceptionniste. 
C'est la même qu'hier soir.
Je démarre, Johnny Cash à fond.

16 septembre 2010

Bouh!

J'avais repéré un petit hôtel qui me semblait idéal pour mon escapade en Camargue. C'est complet ! Bouh. J'ai comme un doute là. Et si il avait autant de touristes là bas qu'ici à cette époque de l'année ? Et si je me retrouvais encore au milieu des serviettes de plage ? Moi qui ai choisi ce coin réputé sauvage pensant que fin septembre ce serait quasi désert. Je crois que je vais prendre la précaution de charger ma tente, mon duvet et ma popote dans le coffre de la bagnole. Si ça me saoule, je trace ailleurs et camping sauvage !

Manifeste

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci" On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça" Mais que surtout ça ne pa...