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28 février 2013
24 juillet 2011
25 juin 2011
21 septembre 2010
A Robert
La première fois que je t’ai vu, tu étais légèrement angoissé. Tu avais un peu peur sans doute de perdre tes petits privilèges quotidiens. Tu les as tous gardés. Et tu en as obtenu d’autres. Tu es devenu mon client préféré. Je t’ai pris sous mon aile et pendant quatre ans je t’ai nourri. Mon restaurant était devenu ta seconde maison. Tu as découvert des plats que tu n'aurais jamais songé à goûter, et tu les as aimés. Parfois tu tentais bien d’abuser un peu de l’affection que je te portais. Comme un enfant capricieux, tu refusais de voir que j'étais débordée et tu me faisais les gros yeux parce que j’avais oublié ton café. Quand j’arrivais vers toi en te disant que tu avais toute ta vie devant toi, tu riais et je savais que nous nous comprenions.
Lorsque je suis partie, nous avons continué à nous voir pour déjeuner où boire un café. Tu es devenu un chouette copain. Je débarquais chez toi avec tes plats préférés. Tu étais joyeux et tu t'accrochais à la vie de toutes tes forces. Jusqu'à l'année dernière. Tu n'avais pas envie de finir sur un lit d'hôpital. C'est pourtant là que tu es mort et je ne me console pas de n'avoir pas pu passer te faire rire une dernière fois.
Hier, je suis entrée dans l’église en suivant ton cercueil. Pendant que le curé débitait ses fadaises, je pensais à ta façon d’enlever ton chapeau et de te recoiffer coquettement avec ton peigne d’écaille avant de venir embrasser serveuses et cuisinière. Tu avais besoin de ces bises qui réchauffaient tes ans et réveillaient l’œil coquin du jeune homme que tu es toujours resté, malgré l’âge et la maladie. Le baiser que j’ai posé sur ton cercueil était le dernier. Où que tu sois, je sais qu’il t’accompagne pour cette éternité à laquelle tu ne croyais pas.
Hier, je suis entrée dans l’église en suivant ton cercueil. Pendant que le curé débitait ses fadaises, je pensais à ta façon d’enlever ton chapeau et de te recoiffer coquettement avec ton peigne d’écaille avant de venir embrasser serveuses et cuisinière. Tu avais besoin de ces bises qui réchauffaient tes ans et réveillaient l’œil coquin du jeune homme que tu es toujours resté, malgré l’âge et la maladie. Le baiser que j’ai posé sur ton cercueil était le dernier. Où que tu sois, je sais qu’il t’accompagne pour cette éternité à laquelle tu ne croyais pas.
01 juin 2010
Adieu Louise
Louise Bourgeois était une femme étonnante et impressionnante. Je me souviens de ma visite dans son univers lors d'une rétrospective à Paris il y a pas mal d'années. Souvent dérangeante, emportant le spectateur parfois jusqu'au malaise, elle a toujours chargé ses installations et ses sculptures de son vécu et raconté ainsi son histoire, trouble et pleine de secrets.
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Piquée à Gom sur sa page aujourd'hui, j'écoute cette chanson en boucle, et j'ai de l'eau plein les yeux.


