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27 janvier 2012

La fourmi et la Cigale


Une fourmi fait l’ascension
d’une herbe flexible
elle ne se rend pas compte
de la difficulté de son entreprise
elle s’obstine la pauvrette
dans son dessein délirant
pour elle c’est un Everest
pour elle c’est un Mont Blanc
ce qui devait arriver arrive
elle choit patatratement
une cigale la reçoit
dans ses bras bien gentiment
eh dit-elle point n’est la saison
des sports alpinistes
(vous ne vous êtes pas fait mal j’espère ?)
et maintenant dansons dansons
une bourrée ou la matchiche.
Raymond Queneau

07 avril 2011

Breves enfantines 2

J'ai offert à Nino il y a quelques temps une de ces petites couvertures, toutes douces, qui sont comme des doudous lorsqu'on les glisse sur soi avant de s'endormir. Il a choisi de dormir plutôt dessus, et la remet chaque soir bien en place sur son drap avant de s'endormir. Sa couverture est d'un joli vert tendre. Ce soir, avant d'aller se coucher, il lisse soigneusement sa couverture, me sourit et me dit : Et voilà, j'ai tendu la pelouse !

18 mars 2011

Brève enfantine

Dialogue directement rapporté de la cour du Collège, lorsque comme chaque jour, mon fils Nino croise dans les couloirs un de ses camarades de classe, très branché fringues et absorbé à vérifier sur les vêtements des autres la présence ou l'absence des logos qui sont "in"!


- Hé mais t'as qu'une paire de chaussures ? tu mets tout le temps les mêmes !
- Et toi, t'as qu'une seule idée, tu dis tout le temps la même !


Morte de rire !

30 novembre 2010

Breve de Noël 2

- Maman, je trouve plus mon catalogue de Noël !
- T'inquiète, il va y en avoir au moins quinze dans la boîte aux lettres aujourd'hui !
- Ouais ! Chouette !
- Pfff...

19 novembre 2010

Brève de Noël

Mon fiston parcourt avec attention les prospectus qui commencent à inonder notre boîte aux lettres et flashe sur une énorme coffret de Lego dont le prix me fait presque dresser les cheveux sur la tête.
- Tu voudras pas me l'acheter pour Noël alors ?
- Non.
- T'as pas assez d'argent ?
- J'en gagne assez pour qu'on ne manque de rien. Et c'est bien comme ça. C'est pas parce qu'on a de l'argent qu'on est heureux. On est juste plus détendu quand on ne court pas après.
- Ah ! je suis d'accord avec toi Maman, c'est pas avoir de l'argent qui me rend heureux, c'est ce que je m'achète avec !
Il a de la suite dans les idées, ce petit...

19 septembre 2010

Nuit arlésienne

Je déambule à pied dans la ville. Je bois une bière. Un groupe de musique brésilienne joue son set en plein air. Ouais. Bof. Arrive une danseuse à paillettes. Pfff. Maintenant faudrait quand même trouver un endroit où dormir. J'appelle un premier hôtel, complet. Un deuxième, complet. Bon. Faut retrouver la voiture. Hum.
Ouah ! Là, juste en face du café où j’ai passé plusieurs heures en bonne compagnie, je vois  les **** lumineuses de l’Hôtel Jules César. Peut-être que là, c'est pas complet. Stie ! Le prix de la nuit me monte à la tête, où bien est-ce la bière ? On me montre ma chambre, fleurettes aux murs et marbre dans la salle de bains. Je ressors, la clef de la 124 dans la main. Je rapatrie ma voiture et la confie au voiturier. Hé hé hé !

Elle est dans quel couloir déjà cette chambre ? Merde, je me suis perdue. Un gentil monsieur me conduit jusqu'à ma porte. Chouette ! Un frigo-bar ! Je vais pouvoir y glisser les fromages achetés à midi. Mon sac commence à sentir un peu la chèvre. Il me reste un peu de pain et des graines germées. Je commence un pique-nique allongée sur la moquette très épaisse de ma luxueuse cellule de nonne. Je regarde le prix de la bouteille de bordeaux qui m’attire irrésistiblement, là dans le bar. Euh. Est-ce bien raisonnable ? Non. Tant mieux. Pendant que j’y suis, je commande pour mon réveil le petit déjeuner continental au room service. A un prix déraisonnable, lui aussi. M’en fous.
Je me rappelle de tout au matin en voyant la facture.
Ouah!
Ca fait marrer la réceptionniste. 
C'est la même qu'hier soir.
Je démarre, Johnny Cash à fond.

01 septembre 2010

Gai luron

Rien de tel qu'une petite planche de Gotlib pour se remettre le cerveau en place.

30 avril 2010

1968

Le 29 avril 1968, les français découvraient pour la première fois l'univers des Shadocks, de Jacques Rouxel.
Certains d'entre vous (pas nés d'hier) se souviendront peut-être de cette série télévisée plus caustique qu'elle en avait l'air qui divisa les téléspectateurs en deux camps, les Shadockophiles et les shadockophobes.
Les Gibis sont très gentils et intelligents et portent tous un chapeau melon dans lequel ils mettent leurs pensées, équations et autres inventions rigolotes. Leur particularité est de réfléchir tous ensemble à un problème. Lorsqu'un Gibi perd son chapeau, il perd son intelligence et devient fou.
..." Quand ils plantaient une graine d'usine, la terre se transformait petit à petit en ce qu'il fallait. Tout cela se reliait ou se reliait pas, selon ce qui était écrit dans la graine et, au bout de tant ou tant de saisons, elle donnait, selon les cas, des bananes, des montres suisses, des noix de coco, des barres de fer ou des bulldozers..."
Les Shadocks eux ne sont pas très intelligents. Ils sont méchants et grognons et passent leur vie à rassembler des trucs et des machins et n'arrêtent pas de pomper sur leur planète qui elle, est ronde, mais qui se déforme tout le temps. Il y a les Shadoks d'en haut et les Shadocks d'en bas. Ils sont guidés par le professeur Shadocko.
..."Tout ça, évidemment, faisait pas mal de bruit et les Shadoks d’en bas qui, comme vous le savez, soutenaient la planète, s’en plaignaient. Ils disaient : « Que serait peut-être le temps de réfléchir, qu’ils en avaient assez et que…si tout cela ne cessait pas ils iraient tous se coucher, qu’ils ne soutiendraient plus rien du tout et que la planète tomberait. » 
C’était de l’intimidation pure et simple car ils savaient très bien que si planète tombait, eux, seraient tombés avec. Et ça ne les intéressait pas tellement, mais ils protestaient quand même.
Pour les apaiser, les Shadoks d’en haut étaient obligés de leur envoyer d’énormes quantités de nourriture par des petits conduits spéciaux creusés à cet effet. Mais, plus on leur en donnait, plus ils en demandaient ! 
Et quand il n’y aurait plus rien à manger...hein ?..."
Pour reprendre une des expressions favorites du regretté Pierre Desproges : étonnant non ?

29 avril 2010

Chaleur humaine

- Hé ! salut !
- Ah ! salut !
- Ca va toi ?
- Oui oui, pas trop mal.
- Fait beau hein ?
- Oui, très beau.
- Oui, tu disais quoi ?
- Moi ? rien.
- .......
- Bon, ben salut alors.
- Ouais, salut .

12 avril 2010

Always look on the bright side of life

Pas pu m'empêcher de vous passer cet extrait que je viens de redécouvrir ce matin chez É;
Ce film a été une de mes plus grosses poilades de jeunesse.
Merci Gomeux.
Démarrer la journée en se marrant, ça peut faire que du bien !
Bises.


01 avril 2010

La petite explosion

Le bar était souvent bondé. L’été, habitués et campeurs routards se croisaient dans notre bistrot. Après la soirée passée un verre à la main, ils rejoignaient les tentes posées en haut de la falaise, où s’en allaient tranquillement fumer un joint sur la plage. Le seul truc pas marrant dans l’histoire, c’était que tous les soirs, vers minuit, fallait refuser le dernier verre au type chaud bouillant qui veut boire encore et encore rester dans ce cocon de chaleur humaine de musique et de rires. Fermer à l’heure, tenter de calmer le jeu, promettre de les retrouver un peu plus tard, dans la cave à zique de nuit du coin. Faire gaffe à pas se faire repérer encore par les flics guettant le premier incident pour nous coller la fermeture administrative espérée par les riverains pépères vue sur la mer qui n’avaient pas apprécié l’ouverture de « La Petite explosion ».
Nous n’étions que deux à bosser cette semaine-là. Grand Dom, 1,93 m, toujours pieds nus, sa grande carcasse osseuse, flottant dans un de ses pantalons de pyjama; et moi, haute comme trois pommes, les cheveux en pétard et le tatouage à l'air dans mes débardeurs trop grands et superposés. Toujours pliés de rire, bien allumés.
Ils sont arrivés à la nuit tombée. Deux mecs que je n’avais jamais vus. J’étais derrière le bar, je tirais des bières. J'ai levé les yeux de la pompe, alertée par un drôle de bruit. Dom avait porté la main à son oreille, et du sang coulait le long de son poignet. Hébété, il me regardait sans articuler un son. Et puis j’ai vu en un éclair des clients se reculer dans un coin de la salle, d'autres se poster dehors sur le trottoir. L’un des deux hommes cassait tout sur le bar, comme un fou, en braillant : « On t’avait dit qu’on r’viendrait, connard ! ». J’ai entendu quelqu’un me dire ; « Faut appeler les flics là ! ». « Ah non ! Ça, sûrement pas ». J’ai pas trop réfléchi. Je me suis retrouvée de l’autre côté du bar, en face de ce type aux yeux énervés. Il tenait dans sa main le verre brisé dont il s’était servi pour couper l'oreille de Dom. J’étais là, devant lui. Mes yeux dans les siens, soudain presque adoucis, je lui ai dit : « Ce bar c’est le mien, c’est mon seul moyen de gagner ma croûte pour élever mes gosses, alors maintenant que vous avez bien mis le bordel, vaudrait mieux vous casser avant l’arrivée des flics, les voisins ils vont pas nous louper ! ». Il ne m’a pas touchée. Il m’a appelée Madame. Il a dit « C’est pas contre vous, c’est ct’enfoiré d’serveur ! » Et ils sont partis. Laissant derrière eux une bonne cinquantaine de clients sonnés, comme pétrifiés. J’ai vite fermé le bar. Une espèce de vide en moi. Les flics sont arrivés évidemment, mais y avait plus rien à voir. J’ai conduit Dom à l’hosto. Ce grand couillon avait jeté ces deux mecs la veille, au lieu de leur dire calmement que leur joint, il valait mieux qu’ils aillent le fumer dans un coin plus discret. Le lendemain l’événement était de toutes les conversations. Et moi, j’avais subitement plein de nouveaux copains. C’était marrant. J’ai savouré, goguenarde, le moment où mon pote a déclaré que j’étais plus couillue que les gars bien costauds jurant devant leur bière fraîche que si jamais ce type avait osé me toucher ils lui auraient sauté à la gorge ! Ouais. Marrant.

23 mars 2010

Cruche

Il y a des moments où la sensation d'être cruche m'envahit.


Faut que je vous raconte mon aventure de Zazie du bien-cuit.


Voilà, hier, ou avant-hier, je sais plus, je lis chez Mendelien, un billet où il relate sa récente soirée d'intervenant dans un souper-procès.


Souper-procès? cé quoi? Je lis.

Je relis, il y a un truc qui m'échappe, mais bon, j'exprime mon interrogation en commentaire.

Et puis je repasse voir si quelqu'un(e) a laissé un com, enfin bon, je vous fais pas le dessin.


Well.


En repassant, je vois d'autres commentaires, et là je me dis : C'est pas possible il doit y avoir quelque chose qui m'a échappé. Echappé vraiment.


C'est probablement pas essentiel, mais moi, j'aime bien comprendre.


Google, mon sauveur, m'a donc permis de tomber sur ceci :



Je crois que la soirée de mon demi-siècle (outch!) -que j'avais trouvée super poilante- aurait encore été bien plus rigolote si j'avais demandé à ma meilleure pote de me faire un bien-cuit ! Un petit quelque chose en plus. Comme une tendresse supplémentaire. Et lucide. Sûrement même qu'elle aurait parlé de mon côté cruche.



Ai-je bien tout compris ?


Parce que, sinon, faut pas me laisser dans l'ignorance hein ?



Arf!




Yeh!

Manifeste

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci" On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça" Mais que surtout ça ne pa...