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24 août 2010

Infâme propagande

Dans notre boîte aux lettres est arrivé hier un exemplaire d'un quotidien destiné aux enfants d'une dizaine d'années.
La page des nouvelles du monde rédigée en anglais (ben oui c'est vachement pédagogique) m'a fait bondir lorsque j'ai vu ceci :

Voici une petite traduction du texte qui accompagne la photo : "Le président Barack Obama se baigne avec sa fille Sasha dans la mer ) à proximité du Golfe du Mexique. Durant les mois passés, 200 millions de gallons de pétrole ont été déversés dans la mer. Obama veut montrer ainsi que les plages sont propres et saines."

C'est pas demain que j'abonnerai mes gosses à ce torchon !

07 avril 2010

Obsédant visionnage

Ce matin, je pensais à écrire un petit machin sur mon agacement extrême à entendre au réveil sur l’antenne de France Inter les débats ô combien existentiels liés à la propagation d’une rumeur concernant le couple présidentiel de notre belle France. Je m’interrogeais sur l’intérêt de consacrer autant de temps d’antenne à ce sujet et ne pouvais m’empêcher de penser que tout ça, c’est de la poudre de perlimpinpin. Pendant qu’on les occupe à disserter au déjeuner sur cette brûlante info, les Français ne pensent pas à autre chose. Une bonne petite histoire de cocufiage en ces journées de printemps où tout le monde est enclin à s’adoucir en même temps que la température, c’est léger, ça ne mange pas de pain, me disais-je.

Mais, en allumant mon ordinateur ce matin, et en suivant mes favoris, je suis tombée sur la publication d’Éric McComber . J’ai visionné ce document. Et je n’ai pas depuis, cessé d’y penser.
Âmes sensibles  s’abstenir. Peut-être.
Mais non.
Au moment où je vous écris, Google m'informe que cette bombe médiatique est diffusée et commentée sur les sites Internet du Figaro International, du Monde, de Radio Canada…

… « C'était le matin du jeudi 12 juillet 2007, dans la cinquième année de la campagne menée par les armées etats-unienne et britannique pour pacifier l'Irak et rétablir la démocratie après le renversement et l'exécution du dictateur Saddam Hussein. (source Reuters, 2007).

Je lis que le rédacteur en chef de l’Agence Reuters soutient ( à présent) que cette vidéo constitue « une preuve tangible des dangers du journalisme de guerre et des tragédies qui peuvent en résulter ».


Radio-Canada.ca/ titre « Vidéo embarrassante pour l'armée américaine ».


Ailleurs, le mot employé pour qualifier ce qui s’est passé le 12 juillet 2007 est le mot « bavure ».


Une bavure. Une vidéo embarrassante ?


Vraiment ?


Qui croira que les soldats américains ne font pas la différence entre une caméra et un lance-grenade ?


Qui acceptera que l’on puisse l'amener à penser que face au danger, plus un seul journaliste digne de ce nom ne devrait risquer sa vie pour témoigner de ce qui se passe là-bas et ailleurs ?


Qui admettra qu'on achève un homme blessé rampant à terre, en invoquant par la suite la présence d'un groupe armé ?


Pas moi, en tout cas. Pas gober cette merdre de messages à aveugler les endormis.


photo Namir Noor Eldeen.

15 mars 2010

Synthèse du matin

La foudre va peut-être tomber ici.
M'en fous.
Oui, j'suis une vieille cruche encore un peu anar.
Voilà, mars 2010, PACA 20% de votes lepénistes.
Bordel de merde!
Moi j'étais juste venue chercher le soleil.


13 mars 2010

Taratata M'ame Pulvar

Pour ceux et celles qui votent demain.
Après cette campagne électorale chargée de relents nauséabonds, je ne voulais pas laisser passer cette occasion de vous montrer ceci. Hum. Notre ministre de l'immigration, avant, il était bien socialiste, non ?
A noter, un lapsus fort fâcheux "...Si vous étiez en marge... en charge du destin..."
Moi, demain, j'irai regarder le ciel et la mer.



Si ça vous amuse, je vous propose de déposer ici le nom de votre champion de la langue de bois la plus puante de cette campagne, si vous l'avez suivie. Ca pourrait être marrant, et édifiant. Ça peut aussi être des journalistes.

13 février 2010

Arrivistes nauséabonds

Mon précédent post vous offrait la bouillonnante prose d’une dame de 70 ans, mais moi, je ne sais pas si je passerai l’hiver. Uhm. (le lien, c’est contractuel entre moi et mes pieds, point barre). J’ai compris pourquoi je vais bien mieux l’été. C’est parce que je n’écoute jamais plus la radio. Et aussi parce qu’il y a du soleil et qu’il fait chaud, je sais…
Une émission de radio du week-end à l’enseigne d’«Eclectick», pilotée par une louve à la voix suave, fipette du XXI ème, propose chaque samedi matin un bruyant et peu subsersif décryptage de l’info. Jeunes chroniqueurs pour la plupart, ils aiguisent leurs petites dents sur des sujets aussi cruciaux que le tordant auto-entartrage de BHL, qui n’avait guère besoin d’eux pour faire la démonstration qu’il est un con à la pensée creuse.
Gonflés à bloc par leur taux d’écoute en progression constante, la fine équipe consacre ce matin sa revue de presse du pire à la Saint-Valentin. C’est si drôle - et très tendance- de se foutre de la gueule des beaufs en citant Houellebecq…et de se tordre de rires complices et auto-satisfaits.
Cette suffisance, ce côté «vous pouvez pas comprendre, c’est très second degré», me fait à peine sourire et je suis tentée de leur couper la chique. D’autant que leurs élucubrations ne sont qu’une resucée paresseuse des captivants bulletins d’infos de la chaine.
Je ne sais pas pourquoi je continue à écouter cette chose. Un peu endormie, je déguste mon café. La bonne odeur du pain grillé dans les narines, je n’attends rien de bien nouveau mais bon, j’écoute encore un peu. La suite, j’aurais préféré ne pas l’entendre. Trop tard.
Le capitaine et les matelots de ce petit rafiot naviguent tout à coup sur de l’info nouvelle.
Arrive un reportage sur la Gav. C’est quoi ça ? demande l’ingénue fipette. La garde à vue, lui répond, bien rodé, son riant acolyte, et de sortir les chiffres : 900 000 gardes à vue par an en France, Ah ! Ça fait 1 français sur 9, quand même,qui risque de s’y retrouver un jour. C’est pas rien hein ?
Ah pardon ! - suit un inénarrable moment de grâce et de confusion, je me suis trompé avec ma calculette en fait ça fait 1 sur 90. Ah, vous m’avez fait peur ! La rigueur journalistique est à son plein - . Et nous voilà au cœur du sujet. Ce jeune homme a rencontré des consultants, qui proposent des formations à la garde à vue, moyennant 600 euros la journée. Quand même! s’exclame l’insupportable Fipette, faussement outrée, et trop mauvaise comédienne pour que je n’entende pas dans sa voix son admiration et sa concupiscence envers les répugnants spéculateurs, charognards de la peur, qu’elle et sa super équipe de petits merdeux présentent, tous fiers de leur immonde scoop, à mes oreilles soudain bourdonnantes.
Interviews croisées : Un participant au séminaire, après un entraînement avec le faux policier-consultant : « Au bout de 48 heures, est ce que je serai capable de me recentrer, …c’est un marathon, je dois m’adapter a la technique, je crois en la justice, mais si on me fait dire des choses que j’ai pas voulu dire… avec des mots qui peuvent être mal interprétés, … je vais me retrouver dans une situation avec un procès verbal que j’ai signé parce que j’ai craqué… »
Le formateur qui gère le côté technique, c'est-à-dire explique le chroniqueur « …qui joue au policier… » rappelle que : « l’objectif quasi officiel de la garde à vue consiste à placer le mis en cause dans une sorte d’état de choc qui anesthésie ses capacités d’analyse, de mémoire et de réaction. L intéressé ignore tout de la réalité des charges et de l’étendue de ce qui lui est reproche… La reine des preuves est l’aveu en France... »
La formatrice, qui elle, intervient sur les aspects psychologiques de la garde à vue explique son travail: «apprendre à réutiliser l’expérience dans d’autres contextes… » « En situation de crise et de coup dur on va culpabiliser sur plein de choses alors qu’on n’a rien fait et devoir payer le prix de sa culpabilité …comment éviter de craquer…»
A mon avis, il y a un marché à prendre, poursuit le chroniqueur.
Et moi j’ai la nausée.

Manifeste

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci" On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça" Mais que surtout ça ne pa...