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31 juillet 2012

Une presque histoire d'O

Un rapide coup d’œil sur une photo, une lecture en diagonale des mots écrits par la belle lui suffisaient pour trouver le ton et attirer l'attention de sa nouvelle conquête.

Trois ans déjà qu'il chassait les femmes sur les sites de rencontres, au gré de ses envies et de ses besoins. Son flair quasi infaillible lui permettait de repérer immédiatement les femmes esseulées, ayant dépassé ou atteint la cinquantaine, aux visages marqués par la solitude. En écrivant brièvement leurs attentes, en évoquant leur lassitude des relations éphémères, elles devenaient instantanément ses cibles préférées.

La drague sur internet était pour lui plus qu'un passe-temps. Son discours savait s'adapter aux désirs des femmes, qu'il captait avec la rapidité du prédateur qu'il était devenu. Quelques échanges épistolaires lui suffisaient pour cerner leur personnalité et répondre aux attentes des belles à conquérir.

Il allait toujours très vite, suscitant sans peine l'envie d'un premier rendez-vous. Il fallait que l'histoire démarre comme un tourbillon. Il fallait qu'elles croient que leur vie allait changer. C'était une stratégie efficace qui avait fait ses preuves.

Un jour célibataire épanoui à la recherche de la compagne intelligente et cultivée, un jour homme délaissé et malheureux lassé des mauvais tours de Cupidon, il jouait sur tous les registres sans l'ombre d'une hésitation.

Sans doute l'avait-il été jadis, malheureux et seul, avant de se lancer dans sa folle entreprise.

Il avait cessé toute autre activité depuis deux ans, invoquant une maladie rare et invalidante pour justifier sa grande disponibilité à celles qui s’interrogeaient sur ses moyens de subsistance.
Il passait désormais une partie de sa vie dans une pièce sans fenêtre, face à l'eau un peu saumâtre de quatre aquariums où vivaient des poissons exotiques dont il surveillait la reproduction avec attention.
L'odeur légèrement sucrée du tabac dont il bourrait ses pipes envahissait constamment le bunker sombre et quasi monacal où il contemplait jour après jour son étrange tableau de chasse : des femmes. Leurs photographies classées par date occupaient désormais le disque dur de l'ordinateur puissant qu'il venait de s'offrir.
De ses échappées en compagnie de ses belles, il rapportait aussi des photos de végétaux et d'oiseaux, paysages ou bateaux. 
Pour ses proches, il préparait sa reconversion et envisageait de faire une brillante carrière dans la photographie. Il en avait décidé ainsi. Il y travaillait officiellement en permanence, sûr de son talent et fermement décidé à obtenir la reconnaissance qu'il estimait mériter.

Dans l'appartement subtilement masculin où il invitait ses futures amantes, il leur faisait découvrir 
avec une modestie feinte ses marqueteries, belles images indécentes de femmes, travaillées avec talent et délicatesse dans des bois fragiles et précieux. 
Ses visiteuses, déjà séduites par la ferveur de ses messages et son agréable et intéressante conversation, étaient rapidement subjuguées par le talent de l'artiste.
Il avait su dévoiler sa forte personnalité par la décoration très personnelle de son appartement, où les orchidées aux teintes roses et mauves accueillaient avec douceur les regards happés et presque éblouis dès l'entrée dans son salon par le gigantesque portait d'une pulpeuse mexicaine, œuvre somptueuse aux teintes violentes et profondes. La toile, puissamment évocatrice, faisait la fierté de l'homme aux cheveux bruns, autant que sa splendide collection de pipes de bruyère, scrupuleusement entretenues et mises en valeur sur un meuble d'amarante.

Homme organisé et précis, il ne laissait jamais rien au hasard. La première visite de son antre se terminait par le partage d'une tasse de son thé préféré sur son impeccable terrasse. Des dizaines de plantes rares et de bonsaïs magnifiques, cultivés avec une évidente persévérance, côtoyaient un couple de perruches colorées silencieuses dans leur grande volière.

La seule réelle faille de son entreprise de séduction résidait cependant dans sa nature un rien trop méticuleuse. Les railleries de quelques unes de ses conquêtes, amusées par ses multiples rituels, avaient contribué à aiguiser sa redoutable réactivité. Ses brefs moments d'agacement incontrôlés se transformaient en touchantes pirouettes verbales sur ses mauvaises habitudes d'homme trop solitaire, lorsqu'une belle déplaçait chez lui un objet dont l'emplacement avait été minutieusement choisi. Accompagnant ses excuses d'un sourire ravageur et d'une douce caresse, il dissipait en virtuose la gêne provoquée par sa troublante et dérangeante maniaquerie.

En ce matin d'avril, après un hiver passé à séduire quelques belles près de chez lui, il pensait à l'été. Il était encore un peu trop tôt dans la saison pour démarrer sa chasse annuelle sur Avignon, il avait encore du temps pour trouver une compagne qui pourrait l'héberger pendant la durée du festival. Il repéra une brune avignonnaise, dont les yeux bruns pétillaient derrière des lunettes un peu grandes pour son visage au teint clair. Il ajouta son profil à ceux qui attendaient déjà dans sa sélection.
Ses visites régulières à sa mère fortunée, âgée et malade, le contraignaient un peu dans ses escapades prolongées loin de la maison de retraite où elle résidait. Il évoquait invariablement sa tendre sollicitude envers sa génitrice, dont la santé vacillante lui servait d'alibi pour écourter son séjour chez une belle quand une autre s'impatientait.

Il s'arrêta dans la rédaction d'un mail qu'il avait prévu d'envoyer à un contact récent sur Montpellier. Ses doigts un peu épais butaient sur le clavier, il hésitait un peu.
M  lui avait semblé assez fragile pour craquer assez vite. Ses messages d'homme solitaire et sensible à la recherche d'une compagne douce et sincère avaient bien fonctionné, il en était content. Bien rodés, ils faisaient mouche à tous les coups, et très vite, il avait cru toucher la corde sensible chez son interlocutrice. La réponse de M à son dernier mail l'avait pourtant agacé, elle était réservée, visiblement prudente. Trop modérée dans ses mots et quelque peu effarouchée par ses sollicitations à la rencontrer très vite, elle prendrait sans doute peur s'il lui jouait trop tôt le jeu de la passion. Elle n'était visiblement pas prête, les cernes légères sous ses yeux lui avaient pourtant confirmé qu'elle était triste et vraiment seule. Il changea quelques mots, adoucit le ton de sa lettre.
Quelques heures d'attente, juste ce qu'il faut, rendraient à la belle la lecture de son message plus agréable encore. Il y apparaîtrait raisonnable et respectueux des craintes formulées à demi mots. Il fallait attendre. " Et puis, la côte, par chez elle, je connais déjà", se disait-il en faisant défiler sur son écran les photos d'une femme vivant à Marseille qui lui avait donné récemment un peu de fil à retordre. "Dommage", pensait-il en recadrant les photos de la belle marseillaise...
En vérifiant son âge, il comprit immédiatement pourquoi il n'avait pas pu conclure. "Trop jeune ! Mais où avais-je la tête ! Celle ci n'est pas encore assez mûre, pas encore assez seule". Les clichés volés cet après-midi là le ramenèrent au souvenir de la blonde récalcitrante dont il avait déjà oublié le prénom. Il le vérifia sans s'émouvoir. Le corps ferme et le visage lisse lui rappelèrent instantanément qu'il ne pouvait obtenir de résultat qu'avec des femmes un peu moins sûres de leur beauté que celle qu'il avait photographiée, assise sur un muret, offrant à son objectif l'ovale
presque parfait de son visage resplendissant.

"Il faudra quand même que j'en retrouve une à Marseille ! "Il grommela quelques mots rageurs envers la belle qui ne s'était guère émue de ses talents de photographe et n'avait pas souhaité le revoir ! Il arrivait pourtant toujours à ses fins avec son boitier Canon professionnel. Ne se baladait jamais sans un grand sac dans lequel il trimballait ses lourds objectifs. Il savait capter les sourires, il cadrait à la perfection les visages les plus intimidés. Lorsqu'il leur envoyait par mail avec quelques mots choisis les photos prises lors d'une sage première promenade, elles fondaient, réconciliées avec leur image.
Il ne lui restait plus alors qu'à tisser sa toile. Il recueillait leurs confidences, captait leurs attentes, son intelligence vive et son expérience de la gent féminine faisaient le reste! Elles craquaient, et n'avaient, dès les premiers mots tendres, plus d'autre envie que celle de le revoir et de garder près d'elles cet homme si raffiné, si créatif et si séduisant. Il débarquait pour quelques jours, installait ses petits affaires, prenait ses aises, se faisant offrir le gîte et le couvert, satisfait d'obtenir rapidement des plus attendries une pension complète qui lui remboursait allègrement sa mise de départ, une bouteille de bon vin, ou carrément un dîner pour les plus romantiques.

Il était toujours en manque de nouveauté. Déjà un peu
 lassé de ses conquêtes de l'hiver, il ne doutait cependant pas de sa capacité à retrouver à la rentrée la confiance et l'amour de celles qu'il devrait délaisser durant l'été.  Dans l'immédiat, il comptait bien se faire offrir des vacances ! Il savait que dès son retour, il se réchaufferait à nouveau dans leurs lits, un soir chez l'une, un après-midi chez l'autre. Nourri et logé, ivre du vin qu'il aimait boire et du plaisir de leur faire croire encore en son amour sincère, il pourrait reprendre sa chasse et enrichir sa collection de portraits, bien au chaud chez ses régulières, qu'il présenterait aux nouvelles venues comme de vieilles amies.  En quelques années, il avait appris l'art de se faire aimer durablement de toutes les femmes qu'il séduisait. Elles lui pardonnaient ses absences, qu'il leur décrivait comme des moments d'égarement. Il entretenait ainsi, grâce à son réel talent à toucher leur cœur, des liaisons multiples et très confortables avec ses indulgentes amantes.

Son cerveau de prédateur fonctionnait à toute vitesse. Son éternelle pipe coincée entre les dents, il se reconnecta sur son site préféré, s'arrêta soudain devant un regard bleu. Il sentit monter l'excitation joyeuse qu'il ressentait à chaque fois que son expérience de fin limier du net le mettait en présence d'un regard intéressant.
Elle habitait assez loin de chez lui, au bord de la méditerranée, dans un département réputé pour la beauté de son littoral et la douceur de son climat. 
Tout l'hiver, pour surveiller et obtenir de l'argent de sa mère, il n'avait chassé que près de chez lui, renonçant à s'absenter trop longtemps. Depuis quelques semaines, son  nouveau matériel de photo au point et les poches presque vides,  il ressentait l'envie d'élargir son territoire pour échapper à l'écrasante chaleur de l'été de la ville sans charme où il résidait.  

"la Côte d'Azur ! " Pas mal pour les vacances !" Il se plongea dans la lecture de ce qu'elle écrivait d'elle. "Ah! En voilà une qui a du potentiel ! " Il partit d'un grand éclat de rire, il venait de trouver celle qui deviendrait, il en était certain, la femme de sa vie le temps d'un été.

Il était 18 heures, il lui envoya immédiatement un premier message amical, qui faisait écho aux écrits de la femme aux yeux bleus. Il attendit, comme toujours, la réponse de sa future belle, en n'oubliant pas d'envoyer à M le mail qu'elle devait attendre impatiemment. 

"Et de deux ! Je le tiens, mon été en bord de mer ! " ...

 

09 janvier 2011

Goût amer


Ils arrivent invariablement à la fin du service. A l’heure où, fatigués, nous ne rêvons plus que de finir enfin d’essuyer les piles de vaisselle, de ranger tout le matériel utilisé pendant le service. A l’heure où la dureté de ce métier que nous adorons faire nous apparaît dans toute sa réalité. L’heure où l’on est un peu agacé de ne pouvoir fumer une cigarette sans être contraint à la jeter après quelques bouffées pour retourner en cuisine ou en salle.
Ils sont souvent déjà ivres. Ils se pointent, un sourire faussement niais aux lèvres. Sachant très bien que le patron ne refusera pas de les servir, parce que son établissement est le seul du village qui accepte encore les clients passés quatorze heures trente. Habituellement, je finis mon travail au moment où ils arrivent, abandonnant mes collègues à leur rage de voir s’installer ceux qui vont, comme à chacun de leurs passages, faire traîner leur journée de travail. Mais ce vendredi, je suis remplaçante d'un de mes patrons, parti se reposer quelques jours. Il m’a confié la salle et je suis bien obligée de m’occuper de ces clients dont je n’apprécie pas vraiment l’intrusion titubante et vaguement irrespectueuse à ces heures inhabituelles.
Il est pas loin de quinze heures. Nous avons presque fini. Je vois rentrer celui qui, en général, même la danse. Ce type est le genre de mec qui me donne des boutons. Le regard pas franc, le sourire faux-cul, les paroles doucereuses des hommes qui te racontent des salades à longueur de journée. Je ne l’aime pas. Je le vois souvent, vu qu’il a fait tourner en bourrique récemment notre plongeuse en lui faisant miroiter une belle histoire qui s’est terminée dans les larmes et la colère. Je fais mon boulot en essayant de rester souriante. Il m’offre un verre. Je décline ; il insiste en disant que c’est pour la nouvelle année. Mon boss, en cuisine me fait signe de laisser faire. Je laisse faire. Je me retrouve devant une coupe de champagne que je ne boirai pas, mais que je finis par accepter. Oui, oui, bonne année ! Bon. Je renvoie en cuisine notre petite stagiaire pour lui éviter d'entendre les vannes idiotes et salaces dont lui et sa bande ont le secret.
Arrivent trois autres, tout aussi secoués par la tempête Ricard. Je leur sers une tournée, sous l’œil vaguement réprobateur de notre nouvelle plongeuse, qui elle, ne se laisse pas conter fleurette par ces arsouilles de village. J’essaie d’accélérer le mouvement en les incitant à passer à table, rien n’y fait. Ils veulent boire, et racontent la même histoire que celle entendue la semaine passée à la même heure. Ils tournent en boucle, j’ai l’impression. Si quelqu’un pouvait les mettre sur off, ça m‘arrangerait, je pourrais enfin rentrer chez moi. Je ne les écoute plus vraiment,  profitant de cet interminable apéro pour frotter consciencieusement la machine à café qui brille de l’intérêt que je lui porte, mon chiffon à la main, pour ne pas avoir à tenir le crachoir à ces individus dont les propos commencent à dévier pour enfin parvenir à me faire tendre l’oreille. J’entends soudain un mot qui me fait presque bondir. Mais oui, ce type a bien dit que sa fille est maquée à un gris ! Je n’ose comprendre. Mais si, j’ai bien compris. S’en suit un effarant discours sur sa haine des gris, des nègres et autres étrangers, ces sous-merdes qui viennent faire chier les provencaux dans leur belle Provence. Ce type affirme haut et fort : "Moi, je suis raciste et fier de l’être mon pote!" Mes jambes ne me portent presque plus. Je sais qu’il a déjà vu mes enfants et leur père. Il n’a pas pu ne pas remarquer la couleur de leur peau. J’ai mal tout à coup. Aussi mal que lorsque mes enfants rentrent de l’école en me disant qu’encore aujourd’hui, on les a traités de face de singe. Je sens ma colère qui monte. Je me précipite dans la cuisine pour dire au chef que je vais m’en aller de suite sans les servir. Je lui raconte ce que j‘ai entendu et lui explique que si j’étais chez moi, j’aurais déjà sorti ce type de mon établissement. Je ne peux pas me permettre de le faire, mais qu’on ne compte pas sur moi pour apporter son assiette à ce répugnant personnage. Remplacement ou pas, il se démerde avec ce client sinon, je sens qu'on va en venir aux mains !J’en ai trop entendu. Je plante là ma machine à café, j’enfile mon manteau et je sors du restaurant, oppressée, étouffant encore de ces sanglots que j'ai gardés pour moi, mes mains tremblantes de ces claques que j’aurais voulu pouvoir envoyer sur sa face de gros dégueulasse et dans la bouche le goût amer de ma lâcheté.

23 octobre 2010

Notable et moron

J’accompagnais mes clients chez le notaire pour la signature d’une vente conclue il y a quelques mois. Ma présence, bien que non indispensable, me permettant de récupérer au passage le chèque correspondant à mes honoraires. Le notaire, choisi par le vendeur de la maison, ne m’est pas très sympathique. Je ne sais pas bien pourquoi. Lors de notre première rencontre, à la signature du compromis de vente, je le n’avais pas été franchement séduite par cet homme suffisant, faussement enjoué, et j’avais à peine souri à ses vannes à deux balles. Je n’aurais pas su à l’époque exprimer clairement ce qui me mettait mal à l’aise à son contact. Maintenant, je sais. Il se trouve que j’ai vendu la maison à un commissaire de police. Qui bosse pour la police des polices. C'est ce qu'il m'a dit. Il vient de divorcer, il veut acheter une maison. Je la trouve, la lui vend. Le processus habituel. Il est plutôt sympa. Un peu malheureux. Qu'il soit flic, je m’en calisse.
Or, hier soir, pendant la signature, le notaire, apparemment désireux de se faire bien voir de ce type qui, ça s'est confirmé, a sûrement le bras long,  balance tout à trac : " Moi, ce que j’admire chez vous les flics, c’est votre patience, parce que franchement, ces jours-si, faudrait vraiment aller péter la gueule à tous ces petits merdeux de 15 ans qui  cassent les vitrines !" Ben voyons !
Je fais comme si je n’avais pas entendu. Tu n’es pas là pour ça, me dis-je, alors que l’envie de lui river son clou me démange. Espérant qu’il va arrêter là, je regarde par la baie vitrée de son bureau grand standing, luttant contre les larmes de rage qui commencent à monter à mes yeux rivés sur le feuillage du jardin. Mais non, ça continue.
«  De toute façon, c’est les vieux qui posent problème. Il faudrait une bonne épidémie, ou une bonne canicule ! Dommage qu’on ait loupé la grippe A ! » Tout le monde s’esclaffe. Sauf moi. Je reste de marbre.
Mes mots ne sont pas sortis de ma bouche. Je les ai étouffés soigneusement. J’aurais voulu lui dire, à ce connard, ce que m’inspire sa suffisance de nanti. J’aurais voulu pouvoir lui balancer à la gueule que son statut de notable du village, son costume Hugo Boss et son gros 4/4 garé à l’entrée de l’étude ne font pas de lui l’être respectable qu’il pense être devenu.
Au moment où il me faisait remettre mon chèque par sa secrétaire, je lui ai adressé, à elle, le sourire qu’elle mérite sans doute pour avoir la patience de bosser sous les ordres de ce pitoyable pantin, même pas assez éduqué pour lui dire le "merci, Mademoiselle" que j’ai prononçé moi.
 Et, de toutes mes forces, de toute mon âme, j’ai plongé dans ses yeux à lui mon regard chargé de tout le mépris dont je peux être capable lorsque je me trouve en présence de morons dans son genre.
Celui là, je le raye définitivement de la liste de mes partenaires.

Manifeste

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci" On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça" Mais que surtout ça ne pa...