Affichage des articles dont le libellé est cuisine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cuisine. Afficher tous les articles

25 décembre 2013

Un Noël pas comme les autres

Chez nous, en général, on ne fête pas Noël. Les années précédentes, on avait fini par céder devant l'insistance des enfants qui tenaient à  mettre leurs chaussures au pied d'un sapin synthétique. Mais cette année, non, c'était décidé, non. Pas de sapin, pas de foie gras, machin. Non, c'est non, avait-on répondu, fermement et d'une seule voix, à la petite Lili désormais grande qui se consolait en se disant qu'elle aurait ses cadeaux quand même ! Parce que, quand on a des enfants, même s'ils ont tellement grandi qu'ils vous dépassent d'une tête, c'est un peu trop culpabilisant de résister au folklore et au mercantilisme organisé en leur sucrant leurs cadeaux de Noël. On a beau essayer de lutter contre la ridicule tradition, les cadeaux dans leurs paquets brillants , on n'y coupe pas. Et il faut bien avouer que, quand on a visé juste , le plaisir de nos gamins est un petit bonheur dont les parents auraient tort de se priver...
Mais cette année, notre Noël ne devait pas être un Noël comme les autres.
Bertrand a appelé le 21 décembre. Il disait être quelques jours dans le sud, et avait envie de passer nous faire un coucou. Au son de sa voix, j'ai compris qu'il se sentait seul et je lui ai proposé de venir passer la soirée du 24 avec nous. « Pas de chichis, lui ai-je dit, on ne réveillonne jamais, tu sais, ce sera une soirée comme les autres, amène ta guitare, on se fera un bœuf... »
Bertrand est finalement arrivé le 23, après avoir rappelé en disant que seul dans sa grande ville du sud emmaillotée de sapins et de neige synthétiques, il craquait un peu et espérait pouvoir arriver chez nous le plus vite possible.
« Ok, » lui ai-je répondu. « Et tu sais quoi ? Ce qui serait génial, c'est que ce soit toi qui fasse à manger le 24 !»
Il faut dire que mon ami Bertrand est un fabuleux cuisinier. Il parcourt depuis quelques années la terre entière sur la grande bleue. Son boulot consiste à régaler les riches propriétaires de luxueux voiliers qui parcourent le monde avec des équipages cosmopolites travaillant 7 jours sur 7, au service de leurs souvent très capricieux et exigeants patrons. Sa difficile vie de marin, lui interdisant toute attache, a fait de lui un éternel solitaire, un être secret et timide, dont la finesse d'esprit n'a pas échappé à mon amoureux, qui le découvrait lors de ces quelques heures partagées.
Bertrand a appris à cuisiner tous les produits du monde sur tous les continents, en faisant chaque jour ses courses sur les marchés locaux.
Nous lui avons donc demandé de nous emmener en Thaïlande en ce soir de Noël. Les voilà donc partis, lui et Hervé, en quête des ingrédients destinés à la préparation de notre diner exotique. Le dépaysement a commencé dans le supermarché asiatique du coin. Devant les yeux éberlués d'Hervé, il s'est lancé dans l'acquisition de légumes et de fruits, gingembre, galanga, citronnelle, coriandre, bokchoy et autres herbes et plantes aux odeurs fabuleuses.. Mon cœur de cuisinière s'est ému lorsqu'ils sont rentrés à la maison et ont déballé leurs trésors. Autant de merveilles que je n'aurais pas osé cuisiner, faute de connaître leur utilisation. Son imagination débridée lâchée pour l'occasion, accentuée par son immense envie de nous faire plaisir, Bertrand a mis tout son savoir faire et son amour pour nous dans des plats somptueux et pourtant simplissimes, et nous voilà quelques heures plus tard, attablés pour une vraie fête, émus de ce cadeau que nous faisait notre ami, conscients de déguster des mets rares et parfaits, ébahis par tant de finesse et de saveurs mêlées . Notre plaisir faisait visiblement la joie de notre cuisinier, il a éclaté de rire en rougissant un peu lorsque Lili a lancé :  «  Quand je pense qu'il y en a qui se tapent des huitres et du saumon fumé, les pauvres ! » et dans ses yeux soudain embués, il y avait tout le bonheur de nous avoir offert ce Noël pas comme les autres, dont le souvenir restera longtemps dans nos mémoires. En cette fin d'année 2013, Bertrand  nous a offert le Noël de l'amitié sincère et du partage.

19 mai 2010

Un caillou dans ma chaussure

Le téléphone a sonné une fois puis deux puis trois, je n’ai pas eu le temps de décrocher. Le message sur mon répondeur m'a coupé un peu le souffle. Dans quelques jours je devais aller signer le contrat de travail cherché pendant des semaines, ce passeport pour des fins de mois un peu tranquilles. Moi ma tête a entendu le message glissé au milieu de plusieurs autres tous aussi merdiques. Ce boulot n'est plus pour moi. La solidarité familiale face au licenciement brutal d’un frère cuisinier a relégué ma candidature aux fond d’un tiroir où mon CV rejoindra ceux des autres candidats malchanceux. Une partie de mon cerveau se dit que c'est ainsi et un autre morceau de moi enrage et s’interroge. Demain sera un autre jour, la révolte s’évanouit peu à peu dans les verres bus à ma santé et à celle du frère bien aimé qui a pris ma place. Un de sauvé! C'est déjà ça. Zen, me dis-je en contemplant un de mes pieds meurtri par un petit caillou qui s’est glissé dans ma chaussure, t'as sauvé tes mains des blessures. Oups.

23 mars 2010

Qui a dit Miam ?

Le chocolat a sur moi un effet aussi agréable que la lecture de certaines BD.


Ayant constaté quelques manifestations gourmandes ici et les ayant trouvées fort à mon goût.


Voici donc, à partager aujourd'hui la recette de :


mon gâteau «Lulu»


Pour les amateurs de chocolat noir

Pas besoin de four .

Juste une grande casserole, une plus petite qui rentre dedans pour faire fondre doucement le chocolat et le beurre au bain marie et un moule à cake. C’est tout !


Il faut acheter chez le marchand :

les ¾ d’un paquet de biscuits petits lu

30 grammes de meringue ferme

300 grammes de bon beurre non salé

50 grammes de cacao non sucré ( Vanhouten)

1 œuf entier

100 grammes de bon chocolat noir (minimum 75 % de vrai cacao) pas de la saloperie d'erzatz de chocolat.

50 grammes de sucre en poudre


Commencer par casser des morceaux de biscuits et de meringue et les mélanger dans le fond du moule à cake. Casser grossièrement. C’est idéal quand on obtient la taille d’une phalange de pouce (adulte le pouce, mais pas lilliputien). Laisser de côté.


Ensuite faire fondre le chocolat au bain marie avec le beurre.

Bien mélanger et quand c’est bien homogène, ajouter l’œuf battu à la fourchette.


C’est à ce moment que doit se produire la magie de ce gâteau, le mélange doit changer de texture d’un coup. L’œuf épaissit le tout ? c’est gagné !


Il ne reste plus qu’à incorporer le cacao en poudre (tamisé, bon, passé dans une tite-passoire à thé, ça va) et le sucre.


Faire couler la moitié de la préparation sur les biscuits et les meringues dans le fond du moule. Mélanger pour bien imprégner les biscuits et meringue dans le fond du moule.


Terminer en mélangeant bien pour que tout soit onctueusement imprégné du mélange magique.


Hop, c’est fini. Mettre dans le frigo une nuit.


A manger frais, coupé en tranches fines,avec un peu de crème anglaise ou nature .



Dans mon resto, on a fait des heureux à la pelle, avec ce truc tout simple.

Impossible de l'enlever de la carte pendant 4 ans, sans risquer la manif !

Manifeste

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci" On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça" Mais que surtout ça ne pa...