C'est une chanson sans paroles.
Elle est née aux Arnasseaux, chez toi, un des derniers jours d'aout.
Toma a la guitare, Hervé à la basse, et toi au chant.
Ton étrange chant sans paroles s'est éteint pour toujours.
Ce blues n'en aura jamais, de paroles.
Il restera le Blues des Arnasseaux, le Blues de Franck.
Mais on le jouera, encore et encore.
Pour toi.
Et tous ensemble.
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12 septembre 2014
25 décembre 2013
Un Noël pas comme les autres
Chez nous, en général, on ne fête
pas Noël. Les années précédentes, on avait fini par céder devant l'insistance des enfants qui tenaient à mettre leurs chaussures au
pied d'un sapin synthétique. Mais cette année, non, c'était
décidé, non. Pas de sapin, pas de foie gras, machin. Non, c'est
non, avait-on répondu, fermement et d'une seule voix, à la petite Lili désormais grande qui se
consolait en se disant qu'elle aurait ses cadeaux quand même !
Parce que, quand on a des enfants, même s'ils ont tellement grandi
qu'ils vous dépassent d'une tête, c'est un peu trop culpabilisant de
résister au folklore et au mercantilisme organisé en leur sucrant
leurs cadeaux de Noël. On a beau essayer de lutter contre la
ridicule tradition, les cadeaux dans leurs paquets brillants , on n'y
coupe pas. Et il faut bien avouer que, quand on a visé juste , le
plaisir de nos gamins est un petit bonheur dont les parents auraient
tort de se priver...
Mais cette année, notre Noël ne
devait pas être un Noël comme les autres.
Bertrand a appelé le 21 décembre. Il
disait être quelques jours dans le sud, et avait envie de passer
nous faire un coucou. Au son de sa voix, j'ai compris qu'il se
sentait seul et je lui ai proposé de venir passer la soirée du 24
avec nous. « Pas de chichis, lui ai-je dit, on ne réveillonne
jamais, tu sais, ce sera une soirée comme les autres, amène ta
guitare, on se fera un bœuf... »
Bertrand est finalement arrivé le 23,
après avoir rappelé en disant que seul dans sa grande ville du sud
emmaillotée de sapins et de neige synthétiques, il craquait un peu
et espérait pouvoir arriver chez nous le plus vite possible.
« Ok, » lui ai-je répondu.
« Et tu sais quoi ? Ce qui serait génial, c'est que ce
soit toi qui fasse à manger le 24 !»
Il faut dire que mon ami Bertrand est
un fabuleux cuisinier. Il parcourt depuis quelques années la terre
entière sur la grande bleue. Son boulot consiste à régaler les
riches propriétaires de luxueux voiliers qui parcourent le monde
avec des équipages cosmopolites travaillant 7 jours sur 7, au
service de leurs souvent très capricieux et exigeants patrons. Sa difficile vie
de marin, lui interdisant toute attache, a
fait de lui un éternel solitaire, un être secret et timide, dont la
finesse d'esprit n'a pas échappé à mon amoureux, qui le découvrait
lors de ces quelques heures partagées.
Bertrand a appris à cuisiner tous les produits du monde sur tous
les continents, en faisant chaque jour ses courses sur les marchés
locaux.
Nous lui avons donc demandé de nous
emmener en Thaïlande en ce soir de Noël. Les voilà donc partis,
lui et Hervé, en quête des ingrédients destinés à la préparation
de notre diner exotique. Le dépaysement a commencé dans le
supermarché asiatique du coin. Devant les yeux éberlués d'Hervé,
il s'est lancé dans l'acquisition de légumes et de fruits,
gingembre, galanga, citronnelle, coriandre, bokchoy et autres herbes et plantes aux odeurs
fabuleuses.. Mon cœur de cuisinière s'est ému lorsqu'ils sont
rentrés à la maison et ont déballé leurs trésors. Autant de
merveilles que je n'aurais pas osé cuisiner, faute de connaître leur utilisation.
Son imagination débridée lâchée pour l'occasion, accentuée par
son immense envie de nous faire plaisir, Bertrand a mis tout son
savoir faire et son amour pour nous dans des plats somptueux et
pourtant simplissimes, et nous voilà quelques heures plus tard,
attablés pour une vraie fête, émus de ce cadeau que nous faisait notre ami, conscients de déguster des mets rares et parfaits, ébahis par tant de finesse et de
saveurs mêlées . Notre plaisir faisait visiblement la joie de notre cuisinier, il a éclaté de rire en rougissant un peu lorsque Lili a lancé : « Quand je pense qu'il y en a qui se
tapent des huitres et du saumon fumé, les pauvres ! » et dans ses yeux soudain embués,
il y avait tout le bonheur de nous avoir offert ce Noël pas
comme les autres, dont le souvenir restera longtemps dans nos
mémoires. En cette fin d'année 2013, Bertrand nous a offert le Noël de l'amitié
sincère et du partage.
30 septembre 2013
Pause
Et voilà.
Here we are !!
Même pas fichue de poster dix billets par mois depuis le début de l'année !
Ce que j'ai tant redouté lorsque j'ai ouvert ce blog est arrivé. Je suis en panne d'inspiration...
Trop occupée à vivre depuis plus d'un an une nouvelle vie, riche d'amour, de douceur, de confiance, de rires, de musique, de chouettes projets...
Une pause me paraît nécessaire.
Mes lecteurs, mes amis, je ne vous oublie pas. J'ai tant aimé votre présence, vos mots, votre soutien, votre tendresse... C'est vous qui avez suscité en moi l'envie d'écrire et de faire exister ce blog depuis trois ans (déjà?)
Cette envie est désormais moins forte, les mots ne viennent pas, je n'ai pas envie de "meubler" ni de continuer juste pour continuer.
Cela n'aurait aucun sens.
Je ne peux pas faire les choses sans passion.
J'ai adoré laisser libre cours à la belle motivation qui m'a portée, chaque jour ou presque, lorsque publier était pour moi devenu aussi naturel que respirer. Cette motivation, c'était vous...
Je continuerai de vous lire, vous qui contribuez toujours à faire les belles heures de ma blogosphère...
A bientôt...
Here we are !!
Même pas fichue de poster dix billets par mois depuis le début de l'année !
Ce que j'ai tant redouté lorsque j'ai ouvert ce blog est arrivé. Je suis en panne d'inspiration...
Trop occupée à vivre depuis plus d'un an une nouvelle vie, riche d'amour, de douceur, de confiance, de rires, de musique, de chouettes projets...
Une pause me paraît nécessaire.
Mes lecteurs, mes amis, je ne vous oublie pas. J'ai tant aimé votre présence, vos mots, votre soutien, votre tendresse... C'est vous qui avez suscité en moi l'envie d'écrire et de faire exister ce blog depuis trois ans (déjà?)
Cette envie est désormais moins forte, les mots ne viennent pas, je n'ai pas envie de "meubler" ni de continuer juste pour continuer.
Cela n'aurait aucun sens.
Je ne peux pas faire les choses sans passion.
J'ai adoré laisser libre cours à la belle motivation qui m'a portée, chaque jour ou presque, lorsque publier était pour moi devenu aussi naturel que respirer. Cette motivation, c'était vous...
Je continuerai de vous lire, vous qui contribuez toujours à faire les belles heures de ma blogosphère...
A bientôt...
04 février 2013
16 janvier 2013
Blue Tag, mon cut-up
Prenez un journal.
Prenez des ciseaux.
Choisissez dans ce journal un article
ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.
Découpez l’article.
Découpez ensuite avec soin chacun des mots
qui forment cet article et mettez-les dans un sac.
Agitez doucement.
Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre.
Copiez consciencieusement dans l’ordre où elles ont quitté le sac.
Le poème vous ressemblera.
Et vous voilà un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante, encore qu’incomprise du vulgaire.
- Tristan Tzara, Sept Manifestes Dada -
Tout comme Blue, qui a lancé sur son blog l'invitation à composer un poème dadaïste, j'ai un peu transgressé la règle. Je n'ai pas découpé un article en entier, mais découpé quelques titres glanés au hasard des pages du Var-Matin d'avant-hier. Et je me suis bien amusée, voilà le résultat :
Prenez des ciseaux.
Choisissez dans ce journal un article
ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.
Découpez l’article.
Découpez ensuite avec soin chacun des mots
qui forment cet article et mettez-les dans un sac.
Agitez doucement.
Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre.
Copiez consciencieusement dans l’ordre où elles ont quitté le sac.
Le poème vous ressemblera.
Et vous voilà un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante, encore qu’incomprise du vulgaire.
- Tristan Tzara, Sept Manifestes Dada -
Tout comme Blue, qui a lancé sur son blog l'invitation à composer un poème dadaïste, j'ai un peu transgressé la règle. Je n'ai pas découpé un article en entier, mais découpé quelques titres glanés au hasard des pages du Var-Matin d'avant-hier. Et je me suis bien amusée, voilà le résultat :

20 juin 2012
La lettre aimante
Françoise, ma douce Françoise...oui, souffle, respire, apaise toi, sers toi de ceux qui t'aiment vraiment, tes enfants, tes amis, moi...Et je te rassure tu n'es pas un monstre...je te le redis tu es la plus belle personne que je connaisse, ouverte et si attentive aux autres, sensible capable d'une rare empathie , aimante de toute ton âme, d'une honnêteté absolue, toujours dans le don de toi, tu es un merveilleux cadeau que la vie fait à ceux qui te connaissent. N'écoutes pas cette tristesse en toi qui te fait croire que tu es coupable de quoi que ce soit...elle est comme celle des enfants qui souffrent et qui culpabilisent en se disant que c'est leur faute...Ta seule faute est d'avoir aimé un être néfaste qui s'est nourri de ta bonté et qui maintenant, enrage de perdre le pouvoir qu'il croyait avoir sur toi. Mais ton intelligence, ta lucidité et surtout ta réelle bonté sont des armes plus fortes que les siennes. Tu souffres d'avoir cru, d'avoir tant voulu croire, de t'être battu contre cette petite voix qui te faisait douter. Ecoute là maintenant, c'est la tienne, elle vient du plus profond de toi, c'est la voix de ton instinct, fais toi confiance.
Ton intelligence, ta lucidité sont rares, laisse les faire, laisse les te ramener vers la paix. Ce combat que tu vas devoir mener, tu sais déjà que tu l'as gagné..laisse toi porter, fais toi confiance. Aimes toi seulement au dixième de ce que nous t'aimons (tes amis, tes ex, tes enfants, moi) et tu retrouveras la paix et la joie qui n'ont jamais disparues, mais qui sont derrière cet écran de fumée noire qu'il a posé sur tes yeux...
Je qui me rassure c'est que tu ne pars pas seule pour les Cévennes, tu y vas avec Eric, que je ne connais pas mais en qui j'ai toute confiance. Tu vas pouvoir t'appuyer sur lui comme tu le pourrais sur moi, mais il lui il sera présent.
Le mal qui t'a été fait est à la mesure de la beauté de la renaissance qui le suivra...Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort...Il y a encore tant d'amour sur ton chemin pour toi qui n'est qu'amour.
Crois moi tu es une personne merveilleuse, un cadeau que le ciel a bien voulu faire à cette terre...et tu as beaucoup plus de force que ce que tu peux croire en ce moment.
Tout ceux qui t'aiment sont avec toi...sers toi de notre amour, il est fait pour ça.
Je t'ai donné mon coeur parce que je sais que tu en feras bon usage...
je t'embrasse............(....)
H
Ton intelligence, ta lucidité sont rares, laisse les faire, laisse les te ramener vers la paix. Ce combat que tu vas devoir mener, tu sais déjà que tu l'as gagné..laisse toi porter, fais toi confiance. Aimes toi seulement au dixième de ce que nous t'aimons (tes amis, tes ex, tes enfants, moi) et tu retrouveras la paix et la joie qui n'ont jamais disparues, mais qui sont derrière cet écran de fumée noire qu'il a posé sur tes yeux...
Je qui me rassure c'est que tu ne pars pas seule pour les Cévennes, tu y vas avec Eric, que je ne connais pas mais en qui j'ai toute confiance. Tu vas pouvoir t'appuyer sur lui comme tu le pourrais sur moi, mais il lui il sera présent.
Le mal qui t'a été fait est à la mesure de la beauté de la renaissance qui le suivra...Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort...Il y a encore tant d'amour sur ton chemin pour toi qui n'est qu'amour.
Crois moi tu es une personne merveilleuse, un cadeau que le ciel a bien voulu faire à cette terre...et tu as beaucoup plus de force que ce que tu peux croire en ce moment.
Tout ceux qui t'aiment sont avec toi...sers toi de notre amour, il est fait pour ça.
Je t'ai donné mon coeur parce que je sais que tu en feras bon usage...
je t'embrasse............(....)
H
15 juin 2012
20 avril 2012
le bonzaï d'Olivier
Mon ami Olivier fait de bien jolies photos. Celle ci est pleine de douceur.
Cadeau du matin pour vos yeux.
15 avril 2012
Largage dominical#36
Pour toi Annick, ma si belle amie, ma soeur de coeur.
Que ce poème t'accompagne...
Mo sera toujours avec toi, il est là, son coeur bat désormais dans le tien.
Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin !
Mo sera toujours avec toi, il est là, son coeur bat désormais dans le tien.
Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin !
Partez dans le vent,
Suivez votre rêve;
Partez à l'instant,
la jeunesse est brève
Suivez votre rêve;
Partez à l'instant,
la jeunesse est brève
Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !
Il est des chemins
Si aériens !
Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L'horizon briller.
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L'horizon briller.
Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n'ont rien.
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n'ont rien.
Maurice Carême
24 février 2012
des nouvelles d'Eric
Le message de Blue, arrivé cette nuit dans ma boite mail m'a figée sur place.
Il fallait que je sache comment il allait.
J'ai appelé l'hôpital de Nîmes, laissé sonner le téléphone du service de soins intensifs de cardiologie jusqu'à ce qu'enfin, une infirmière me réponde et me dise que je pouvais lui parler.
C'était l'heure du petit déjeuner.
Il a demandé un café au lait.
L'entendre quelques minutes m'a rassurée.
Il fallait que je sache comment il allait.
J'ai appelé l'hôpital de Nîmes, laissé sonner le téléphone du service de soins intensifs de cardiologie jusqu'à ce qu'enfin, une infirmière me réponde et me dise que je pouvais lui parler.
C'était l'heure du petit déjeuner.
Il a demandé un café au lait.
L'entendre quelques minutes m'a rassurée.
26 juin 2011
Largage dominical #23
..."le problème dans la vie, ça peut être aussi de se sentir potentiellement capable d'aimer et de donner, tout en ne trouvant aucun écho à la mesure de ses propres réverbérations internes à l'extérieur "
Cette phrase, c'est Jp qui l'a écrite dans un commentaire sur le blog de Flash.
Juste et beau, c'est ce qu'a écrit Flash à Jean-Philippe à propos de cette phrase.
Y a pas grand chose à ajouter, c'est plus que vrai.
Cette phrase méritait bien de m'inspirer un retour vers ma rubrique "largage dominical", sur mon blog qui souffre depuis quelques temps d'une relative désertion, précisément parce que je suis extrêmement préoccupée par mes réverbérations internes, et qu'il est parfois difficile de les transcrire ici.
Merci Jean-Philippe.
Bises
Cette phrase, c'est Jp qui l'a écrite dans un commentaire sur le blog de Flash.
Juste et beau, c'est ce qu'a écrit Flash à Jean-Philippe à propos de cette phrase.
Y a pas grand chose à ajouter, c'est plus que vrai.
Cette phrase méritait bien de m'inspirer un retour vers ma rubrique "largage dominical", sur mon blog qui souffre depuis quelques temps d'une relative désertion, précisément parce que je suis extrêmement préoccupée par mes réverbérations internes, et qu'il est parfois difficile de les transcrire ici.
Merci Jean-Philippe.
Bises
10 mai 2011
Citation
Il est assez rare que j'aie envie de publier ici un commentaire lu sur un blog ami.
Eric McComber, qui sait nous ramener régulièrement à ceux qui ont marqué nos esprits par leurs œuvres, a publié ce 8 mai des phrases de John Fante, merveilleusement traduites, ce qui me fait regretter de ne pas être capable de lire Fante en anglais, mais là je digresse, bon.
Ce commentaire que je publie ce soir, je le trouve superbe !
le voici :
fantôme a dit :
"oui, il écrit de très beaux livres remplis de vie et d'énergie. un esprit semble sortir d'entre les pages que l'on tourne et venir s'accoupler au notre."
8 mai 2011 22:22
fantôme, je suis bien certaine que c'est notre ami Jipi.
Et il résume plutôt bien ce que je ressens lorsque je lis John Fante !
Des bises, Jean-Philippe !
Eric McComber, qui sait nous ramener régulièrement à ceux qui ont marqué nos esprits par leurs œuvres, a publié ce 8 mai des phrases de John Fante, merveilleusement traduites, ce qui me fait regretter de ne pas être capable de lire Fante en anglais, mais là je digresse, bon.
Ce commentaire que je publie ce soir, je le trouve superbe !
le voici :
fantôme a dit :
"oui, il écrit de très beaux livres remplis de vie et d'énergie. un esprit semble sortir d'entre les pages que l'on tourne et venir s'accoupler au notre."
8 mai 2011 22:22
fantôme, je suis bien certaine que c'est notre ami Jipi.
Et il résume plutôt bien ce que je ressens lorsque je lis John Fante !
Des bises, Jean-Philippe !
28 avril 2011
Vacances Sauvaines
Quand le regard du photographe est plein d'attention et de tendresse, ça donne ça.
Nos vacances Sauvaines sont riches de chouettes moments passés avec notre ami le Grand Timonier du Défifoto, qui, en plus d'être un gars vachement cool, est un sacré bon photographe !
25 avril 2011
Le questionnaire de Blue
C'est en lisant les réponses d'Anne à ce questionnaire que je suis remontée sur celles de Blue et de quelques autres, et me suis aperçue qu'elle m'avait invitée à participer.Voici donc mes réponses.
Le mot que vous préférez
Ce n’est pas un seul mot,
mais le mariage de deux mots, ceux que je dis à mes enfants, et à l’homme que j’aime :
Mon Amour.
Le mot que vous détestez
Le mot désespoir, parce
que ça tue.
Votre drogue favorite :
L’amour, je ne peux pas m’en
passer.
Le son que vous aimez :
Les éclats de rires des
gens que j’aime, quand ils explosent d’une joie partagée et qu’on se sent bien
Le son, le bruit que vous détestez :
Le bruit des bottes, je l'entends venir et ça me fait froid dans le dos.
Votre juron, gros mot ou blasphème
favori?
Putain de
merde, je le dis plusieurs fois par jour.
Homme ou femme pouvant illustrer un
nouveau billet de banque?
Personne,
vive le retour au troc et adieu la monnaie !
Le métier que vous n'auriez pas aimé
faire?
Tous ceux qui conduisent à se prendre au jeu dangereux et malsain de l'exercice du pouvoir.
La plante, l'animal dans lequel vous
aimeriez être réincarné?
La plante :
un coquelicot sauvage au milieu d’un champ, parceque j'en rêvais quand j'étais petite.
Un animal :
un oiseau, pour avoir enfin la tête dans les nuages.
Et si Dieu existe, qu'aimeriez -vous,
après votre mort, l'entendre vous dire?
Ca risque
pas, on n’a pas les mêmes valeurs, il aura pas envie de me causer.
16 novembre 2010
Relais
J'ai lu ce texte ce matin chez Mendelien
C'est un bien bon texte, je trouve. Qui résume assez bien ce que peuvent ressentir parfois ceux qui vivent les yeux ouverts.
Je suis un chien
Mon chien n’est pas très intelligent.
Et
foncièrement, je ne vaux guère mieux. Ce n’est pas de la fausse
modestie, c’est tout à fait sincère. Je me dis même que c’est quasiment
insultant pour mon chien d’oser la comparaison.
Objectivement,
je me considère comme un être frustre et dépourvu des qualités que l’on
doit avoir pour faire un quelconque travail intellectuel. Pour tout
dire, je trouve le travail d’écriture fastidieux et souffrant. Et
j’aimerais me passer de ce travail comme j’aimerais me passer du travail
tout court. En fait, j’aimerais jouer de la guitare, chanter des tounes
thrippantes, baiser avec ma blonde, jouer avec mes enfants pi
m’chrisser de toutte comme bin du monde. Mais
j’entends tant de conneries, je suis submergé par tant de misère issue
de désert intellectuel dans lequel je vis, que je me dis qu’il me faut
faire quelques choses. Et chaque fois, c’est le chemin de croix.
Malgré
tout, je me considère comme un gros travaillant. Comme au hockey. Un
gars sans talent qui travaille fort dans les coins pour emmerder la
grande vedette plein de style, un peu imbue d’elle-même, celle qui
frustre quand on l’empêche de faire des sparages et compter des buts et
qui, parfois, par son arrogance, fait perdre son équipe. En tant que
spectateur, j’ai toujours apprécié ces deux sortes de joueurs avec la
même intensité et j’ai toujours considéré le travail de Bob Gainey aussi important que celui de Guy Lafleur.
Intellectuellement, donc, je me considère comme un genre de sous-Bob Gainey et je me sens pas si loin de mon chien. Et il
est vrai que je me dis souvent que, spirituellement, mon chien a
quelque chose de plus que je n’ai pas. Une honnêteté de chien qui, à la
longue, finit par forcer mon admiration. Surtout quand je me rends
compte à quel point je parle pour ne rien dire. À quel point je gaspille
ma salive. À quel point je m’illusionne sur la nécessité du « débat »
avec mes contemporains.
Wouaf Wouaf ! Ostie
de chien du voisin ! dit mon chien. Vas-t-en, ! T’es sur mon territoire.
M’as te mordre, mon maudit, si jamais j’ai une chance de m’échapper !!!
Mais,
y’a rien à faire, j’arrive pas encore, après toutes ces années
d’errances intellectuelles, à avoir la sagesse honnête de mon chien.
Mais parfois, je sens que je suis sur le bord d’y arriver. Surtout quand
je ressens, jusqu’au fond de mon être, l’absurdité des paramètres du
consensus dans lequel nous baignons, tous et chacun autant que nous
sommes, pour interagir en société, y compris entre membres d’une même
famille qui essaient de s’aimer inconditionnellement, en ces temps de
grande dépression qui n’ose même pas dire son nom.
Ces
maudits paramètres de consensus terribles devant lesquels on doit se
plier si l’on veut survivre sur le plan affectif, pour être aimé et se
sentir accepté par nos proches, nos amis, nos voisins, nos collègues et
même pour se survivre à soi-même dans les paradoxes de notre culture.
Parfois, il me faut assister,
avec des proches ou des collègues, à une conversation qui tourne autour
de certains sujets litigieux et, malgré que mes oreilles bourdonnent,
j’essaie de protester modérément pour ne pas froisser les gens, pour ne
pas que tout tourne en eau de boudin. Et j’entends à travers les
tampons, tous les discours fielleux de la droite et ceux, plus pervers,
de la pseudo-gauche qui pénètrent les esprits jours après jours, petit à
petit. En voici quelques exemples :
-Barback Obrama est un grand intellectuel, c’est pour cela que les gens ne l’aiment pas. Le peuple rejette ses réformes à cause de sa trop grande stature et non pas parce que c’est un véritable mange-merde, un pseudo-joueur
de basketball préparé par la CIA depuis des années à remplir sa
fonction de trou du cul exterminateur de peuples et profanateur de vie.
-Amyr
Khadir est un homme pragmatique dont l'action va mener, à force
d’éducation populaire, à des réformes appropriées pour sortir le Québec
de l’impasse et non la marionnette inconsciente de Paul Desmarais pour
écrabouiller le Parti Québécois. Et fuck les leçons de Machiavel, les
sacrifices de Bourgault, les remontrances de Falardeau! Over their dead
bodies ! Il faut bien vivre pour les vivants n’est-ce pas ? Et même pour
les peuples morts-vivants… Et faire taire les revanchards passéistes
empêcheur de faire semblant d’espérer en rond.
-
La bourse du carbone est une chose rationnelle qui va améliorer le
bilan énergétique de la planète et non pas une arme de plus pour les
Rockfeller de ce monde pour faire encore plus de fric en transformant la
biosphère en dépotoir pétrolifère irrémédiablement souillée. La
fermeture de la bourse actionnariale, d’un autre côté, c’est absolument
impossible de l’envisager sérieusement.
-Les parents se crissent de l’école parce qu’ils sont égocentriques, consuméristes et irresponsables. Ça
n’a ABSOLUMENT rien avoir avec le démantèlement de l’état, la
délocalisation des entreprises, l’équarrissage de la
classe-ouvrière-qui-n’existe-plus ou le décervelage de la classe
moyenne. Ce n’est pas du tout un problème collectif mais d’abord, un
problème de responsabilité individuelle.
Et
puis autour de tous ces tampons bien intégrés désormais chez tout ces
gens sincères, besogneux, honnêtes, il y’aussi, bien sûr, en toile de
fond, l’éternelle propagande lancinante, la pure
et dure: Lénine et Guevarra, dans le même sac. Les olympiques de Pékin
de 2008 renvoyés dos à dos à ceux de Berlin de 1936. La liberté
d’expression en Iran, les femmes voilées d’Afghanistan, la démocratie en
Irak, la révolution des roses de Géorgie, la révolution orange en
Ukraine, la révolution des tulipes au Kyrgyzstan. Ne manque que la
révolution arc-en-ciel des lesbiennes handicapées de Papouasie du
sud-est
Y’au aussi les livres noirs. Le
livre noir du communisme, de l’islamisme, du terrorisme, du complotisme,
du onze-septembrisme. On dirait que tout ce bruit assourdissant est
présent dans la conversation, en filigrane, comme une menace…
Et
là, au bout d’un certain temps, je me sens partir loin. Je me vois
flottant au-dessus de la pièce avec une voix off intérieure qui
commenterait, comme dans un genre de mauvais rêve :
-Non
mais vraiment ? Vous êtes en train de me dire ça à moi, ici,
maintenant, en 2010 ? Vous vous croyez ou vous faites semblant ? Vous
avez lu Huxley et Orwell et vous dites que ce ne sont que des romanciers
? Ou alors, vous dites qu’ils décrivent la réalité, alors qu’en même temps, on dirait que vous ne les avez pas lus ?
Et
je me vois, moi aussi, en train de dire plein de trucs imbéciles comme
si je ne les avais pas lus ces auteurs. Pour fitter un minimum dans les
paramètres. Parce que, malgré toute ma vigilance, je suis, moi-aussi, un
haut-parleur à tampon, un adepte de la pensée-double. Merde ! Je suis
dans 1984 !!!!
Mais malheureusement, je ne me réveille pas.
Et
la discussion peut continuer comme ça avec des nuances variables mais
qui conduisent invariablement vers des culs-de-sac de plus en plus
désespérants.
Si je m’oppose au tampon du progrès, on me rétorque que
le progrès de l’humanité est indéniable parce que, statistiquement,
l’individu vit plus longtemps, ou que la santé gratuite est un progrès
«civilisationnel» irréfutable. Si le délire pousse plus loin, un tel me
dira qu’il n’échangerait sa place pour rien au monde avec ces différents
ancêtres, que c’est mathématiquement erroné, un délire paranoïaque,
d’oser affirmer que, qualitativement, l’humanité, à partir de la deuxième guerre mondiale, a régressé sur tous les plans et particulièrement sur celui de la dignité.
Et pourtant, il y’a plus de cent ans, déjà, que Zola, après une vie entière dédiée à la cause de la classe ouvrière dans la foulée des grands espoirs engendrés par
les progrès techniques qui promettaient de la soulager de la misère,
admettait, sur son lit de mort, qu’il avait fait fausse route sur toute
la ligne. Aujourd’hui qui se soucie de Zola ? Tout le monde s’en
contre-chrissent de Zola et « tout le monde » a probablement raison. Il vaut peut-être mieux revenir à la prière finalement, tant qu’à faire du sur-place aussi pathétique.
Si
on est un jeune écologiste, on essaiera peut-être de me vendre encore
une fois l’argument de la bourse du carbone digne d’une sinistre farce
ubuesque qui mérite à peine une ligne dans une comédie de Gilbert Rozon.
Si on me connaît bien, on évitera plus stratégiquement le sujet.
Alors je me dis : bravo à vous, les
intellectuels de la gauche!!! Quel beau travail d’éducation populaire
vous avez fait ! Êtes vous des putes ou des imbéciles ? Vous avez fait croire à tout un chacun que vous alliez sauver les meubles de la sociale-démocratie et sauver le petit peuple de ses errances en le responsabilisant ! Vraiment,
quelle éclatante victoire. ! Et vous n’avez rien trouvé de mieux à
faire ? Vraiment ? Rien de plus urgent que de vendre des agents de la
CIA comme des sauveurs de l’humanité ? Que de jouer dans les
plates-bandes de la droite dans des pseudos-débats pour vous sentir
utile? La classe moyenne se conforte ainsi dans vos injonctions éthiques
de pacotilles dignes du Pinocchio de Walt Disney. Et la
classe-ouvrière-qui-n’existe-plus, elle, réagit violemment en Bougon qui
se respecte, en s’en côlissant bin raide ou en écoutant les chants du
sirène de l’extrême-droite qui chient, à pleine page et à
coeur de jour dans les médias de PKP, des relents de déjà-vu putrides.
Et vous vous étonnez de la progression fulgurante des gagnes de rues
!!!!
Je ne fais pas exprès. Ça ne me fait
pas plaisir. Je ne joue pas au radical qui se complait dans
l'idiosyncrasie et le désespoir romantique. Je ressens le désespoir
jusque dans les tréfonds de mon être, du réveil au coucher, en essayant
de confronter le peu de culture que j’ai essayé d’absorber au cour de ma
vie, à la réalité vécue quotidiennement à travers les paramètres du pseudo-débat social et du comportement de tout un chacun, y compris du mien.
Tout ce chemin pour ça ? De l’âge des cavernes à Einstein pour en
arriver à soutenir, sans rire, que Barrack Obama est un grand
intellectuel réformateur ?
Moi, je préfère
encore l’âge de pierre. Je préfère encore la massue. Sans artifice.
Brutale, simple et directe. Sans université pour enrober le débat
fondamental de l’oppression. Et surtout sans osties de bombes nucléaires
et de doctrines hallucinées du pseudo-équilibre de la terreur. Plutôt
mourir entre les dents d’un loup, d’un lion ou sous les machettes des
«barbares ». Plutôt brûler les bibliothèques, éviscérer la Kulture.
J’aurais préféré mille fois cette brutale bestialité franche que la
psycho-pathologie de la culture occidentale du XXIème siècle.
Du
point de vue du futur de la vie sur terre, l’inquisition du moyen-âge,
la conquête espagnole, la civilisation industrielle, n’auront été que
des petites fièvres bénignes en comparaison des
métastases cancéreuses qui prolifèrent sous le vernis des discours des
partis républicains ou démocrates, des publicités de Wall-Mart, des
tounes de Céline Dion, des émissions de Julie Sneider ou du sôvage de meuble de la pseudo-gauche efficace avec son humanitarisme larmoyant. Le progrès ? Quel progrès?
Finalement, pour
la première fois, j’ai l’impression de comprendre Léo Ferré dans « il
n’y a plus rien », au lieu de seulement ressentir sa révolte.
Je suis un chien !!!
Finalement.
Je comprend mon chien. Profondément. Je comprends son flair pour
détecter la merde. Finalement, je comprends qu’il est impossible de
résoudre la quadrature du cercle et de se faire accroire que le dialogue
est possible à l’intérieur des paramètres de cet esclavage mental
complètement halluciné qui nous terrorise, nous conforte ou nous
révolte.
Je suis un chien.
Comme il disait, le vieux Ferré.
Attention, parfois je mords.
Mais parfois, aussi, je remue la queue. Je donne la papatte et je peux
même vous lécher la joue…si on arrête de parler et qu’on écoute ensemble
quelques minutes le chant des étoiles.
Peut-être que finalement, vous vous rendrez compte, que, comme mon chien, je ne suis pas très intelligent. Mais qu’au fond, comme lui, je ne suis pas bien méchant…
Chut….
Écoutez !
(....)
Les étoiles…
(...)
Elles parlent...
le même langage que les chiens…
Jean-François Thibaud
Lundi 16 novembre 2010
22 octobre 2010
Ce matin, en sortant de ma maison, j'ai vu le coin d'une enveloppe kraft qui dépassait de ma boîte aux lettres. Au dos de l'enveloppe, une adresse et un un coeur dessiné à l'encre noire ont fait battre un peu plus fort le mien.
Comment vous dire l'émotion ressentie à la lecture de la dédicace ? Comme si effectivement, j'avais été un peu présente à la mémorable rencontre du 9 octobre. Aujourd'hui, j'ai pu mesurer la sincérité de l'amitié, et je me suis sentie pour la toute première fois membre de cette belle tribu qui unit quelques personnes attentives les unes aux autres.
C'est un moment intense que vous m'avez offert, chères Sandra et Blue.
Je sais déjà que dans le prolongement de mes mains caressant ce livre, il y a le plaisir d'entrer dans l'univers de Sandra, entraperçu au fil de ses billets. Ce ton, cette drôlerie, ce verbe si clair et franc me séduisent tant que je me surprends à n'attendre plus que ce soir, lorsque la nuit tombée et les enfants endormis, je pourrai enfin me plonger dans " Les Corpuscules" jusqu'au bout de la nuit.
Je vous aime.
16 octobre 2010
J’étais venue aider une amie à accrocher ses toiles pour une soirée ART LAB dans un night-club transformé pour un soir en gigantesque galerie d’art.
Il était perché sur un escabeau quand je l’ai entendu clairement s’exclamer : « ça coince en tabarnak ! »
- Eh ! tu s’rais pas québécois toi ?
Quelques bières et quelques heures plus tard, il est reparti sur son vélo. A la fin de la nuit, plus trop drette sur mes jambes, avec encore en tête le chant de son accent et de ses mots, je me disais que le soleil, parfois, brille même la nuit.
Stie ! Quelle chouette rencontre !
- Eh ! tu s’rais pas québécois toi ?
Quelques bières et quelques heures plus tard, il est reparti sur son vélo. A la fin de la nuit, plus trop drette sur mes jambes, avec encore en tête le chant de son accent et de ses mots, je me disais que le soleil, parfois, brille même la nuit.
Stie ! Quelle chouette rencontre !
21 septembre 2010
A Robert
La première fois que je t’ai vu, tu étais légèrement angoissé. Tu avais un peu peur sans doute de perdre tes petits privilèges quotidiens. Tu les as tous gardés. Et tu en as obtenu d’autres. Tu es devenu mon client préféré. Je t’ai pris sous mon aile et pendant quatre ans je t’ai nourri. Mon restaurant était devenu ta seconde maison. Tu as découvert des plats que tu n'aurais jamais songé à goûter, et tu les as aimés. Parfois tu tentais bien d’abuser un peu de l’affection que je te portais. Comme un enfant capricieux, tu refusais de voir que j'étais débordée et tu me faisais les gros yeux parce que j’avais oublié ton café. Quand j’arrivais vers toi en te disant que tu avais toute ta vie devant toi, tu riais et je savais que nous nous comprenions.
Lorsque je suis partie, nous avons continué à nous voir pour déjeuner où boire un café. Tu es devenu un chouette copain. Je débarquais chez toi avec tes plats préférés. Tu étais joyeux et tu t'accrochais à la vie de toutes tes forces. Jusqu'à l'année dernière. Tu n'avais pas envie de finir sur un lit d'hôpital. C'est pourtant là que tu es mort et je ne me console pas de n'avoir pas pu passer te faire rire une dernière fois.
Hier, je suis entrée dans l’église en suivant ton cercueil. Pendant que le curé débitait ses fadaises, je pensais à ta façon d’enlever ton chapeau et de te recoiffer coquettement avec ton peigne d’écaille avant de venir embrasser serveuses et cuisinière. Tu avais besoin de ces bises qui réchauffaient tes ans et réveillaient l’œil coquin du jeune homme que tu es toujours resté, malgré l’âge et la maladie. Le baiser que j’ai posé sur ton cercueil était le dernier. Où que tu sois, je sais qu’il t’accompagne pour cette éternité à laquelle tu ne croyais pas.
Hier, je suis entrée dans l’église en suivant ton cercueil. Pendant que le curé débitait ses fadaises, je pensais à ta façon d’enlever ton chapeau et de te recoiffer coquettement avec ton peigne d’écaille avant de venir embrasser serveuses et cuisinière. Tu avais besoin de ces bises qui réchauffaient tes ans et réveillaient l’œil coquin du jeune homme que tu es toujours resté, malgré l’âge et la maladie. Le baiser que j’ai posé sur ton cercueil était le dernier. Où que tu sois, je sais qu’il t’accompagne pour cette éternité à laquelle tu ne croyais pas.
15 avril 2010
Divagation identitaire et métaphysique (uhuhuhu)
Lorsque j’ai ouvert ce blog, je l’ai appelé mespiedssurterre.
Parce que c’était dans le prolongement de ma vie dans mon restaurant qui s’appelait « les Pieds sur Terre ».
Mais aussi parce qu’il exprime quelque chose de moi.
Ce quelque chose, j’avais beaucoup aimé le voir formulé par Trelkosvky, héros timide et aussi angoissé que moi, dans le film de Polanski : Le locataire.
"A partir de quel moment, l'individu n'est-il plus celui que l'on pense ? On m'enlève un bras, fort bien. Je dis : moi et mon bras. On m'enlève les deux, je dis : moi et mes deux bras. On m'ôte les jambes, je dis : moi et mes membres. On m'ôte mon estomac, mon foie, mes reins, a supposer que cela soit possible, je dis : moi et mes viscères. On me coupe la tête : que dire ? Moi et mon corps, ou moi et ma tête ? De quel droit ma tête, qui n'est qu'un membre après tout, s'arrogerait-elle le titre de "moi" ?
Qui suis-je ? Moi mes pieds posés sur cette terre, où moi ma tête, avec tout ce qu’il y a dedans et qui ne s’oriente pas toujours dans la même direction que mes pas.
C’est ainsi que je suis devenue piedssurterre, je suis mon avatar.
Il est assez amusant qu’aujourd’hui je me trouve baptisée de petits noms différents émanant des blogueurs amis.
Piedssurterre, c’est un drôle de prénom pas vrai ?
Certains m’ont alors baptisée PST, Pieds, ou Pied.
Et puis, au fil des billets, mon vrai prénom est sorti. Je m’appelle Françoise. J’ai écrit dans une conversation que certains de mes amis m’appelaient Fanfan, d’autres Framboise.
Raynette a choisi Françoise, elle m’appelle désormais ainsi.
Fanfan, adopté par Blue, qui vit dans cette bonne ville de Lille où j’ai eu pas mal de potes, à une époque, qui m’appelaient aussi Fanfan.
Anne, dans son Berry, a choisi de m’appeler Framboise. Elle qui me rappelle étrangemet une amie qui m’appelait Framboisine.
Et puis, voilà qu’il y a deux jours, je découvre que Yvan a choisi de m’appeler FranFran.
Et Gomeux qui se tâte, peut-être bien qu'il va m’appeler Ssu.
Ce matin, dans un message d’É, qui m'appelait Pieds,je me retrouve avec un nouveau surnom, Frankie.
Ben mon vieux, comme dirait mon pote Desproges, étonnant non ?
Parce que c’était dans le prolongement de ma vie dans mon restaurant qui s’appelait « les Pieds sur Terre ».
Mais aussi parce qu’il exprime quelque chose de moi.
Ce quelque chose, j’avais beaucoup aimé le voir formulé par Trelkosvky, héros timide et aussi angoissé que moi, dans le film de Polanski : Le locataire.
"A partir de quel moment, l'individu n'est-il plus celui que l'on pense ? On m'enlève un bras, fort bien. Je dis : moi et mon bras. On m'enlève les deux, je dis : moi et mes deux bras. On m'ôte les jambes, je dis : moi et mes membres. On m'ôte mon estomac, mon foie, mes reins, a supposer que cela soit possible, je dis : moi et mes viscères. On me coupe la tête : que dire ? Moi et mon corps, ou moi et ma tête ? De quel droit ma tête, qui n'est qu'un membre après tout, s'arrogerait-elle le titre de "moi" ?
Qui suis-je ? Moi mes pieds posés sur cette terre, où moi ma tête, avec tout ce qu’il y a dedans et qui ne s’oriente pas toujours dans la même direction que mes pas.
C’est ainsi que je suis devenue piedssurterre, je suis mon avatar.
Il est assez amusant qu’aujourd’hui je me trouve baptisée de petits noms différents émanant des blogueurs amis.
Piedssurterre, c’est un drôle de prénom pas vrai ?
Certains m’ont alors baptisée PST, Pieds, ou Pied.
Et puis, au fil des billets, mon vrai prénom est sorti. Je m’appelle Françoise. J’ai écrit dans une conversation que certains de mes amis m’appelaient Fanfan, d’autres Framboise.
Raynette a choisi Françoise, elle m’appelle désormais ainsi.
Fanfan, adopté par Blue, qui vit dans cette bonne ville de Lille où j’ai eu pas mal de potes, à une époque, qui m’appelaient aussi Fanfan.
Anne, dans son Berry, a choisi de m’appeler Framboise. Elle qui me rappelle étrangemet une amie qui m’appelait Framboisine.
Et puis, voilà qu’il y a deux jours, je découvre que Yvan a choisi de m’appeler FranFran.
Et Gomeux qui se tâte, peut-être bien qu'il va m’appeler Ssu.
Ce matin, dans un message d’É, qui m'appelait Pieds,je me retrouve avec un nouveau surnom, Frankie.
Ben mon vieux, comme dirait mon pote Desproges, étonnant non ?
08 mars 2010
The Köln Concert
Ce vinyle m'a accompagnée longtemps.
Je l'écoutais en boucle les jours de mélancolie, je pouvais anticiper chaque mouvement, presque chaque note.
Il a disparu avec quelques uns de mes disques et BD, sous le bras d'un gars que j'avais invité quelques jours chez moi.
Un gars sympa, quelques jours au chaud et hop! disparu.
Ma vie de célibataire d'un époque lointaine et riche de rencontres aussi flashantes qu'éphémères.
Je l'écoutais en boucle les jours de mélancolie, je pouvais anticiper chaque mouvement, presque chaque note.
Il a disparu avec quelques uns de mes disques et BD, sous le bras d'un gars que j'avais invité quelques jours chez moi.
Un gars sympa, quelques jours au chaud et hop! disparu.
Ma vie de célibataire d'un époque lointaine et riche de rencontres aussi flashantes qu'éphémères.
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