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16 février 2011
Spleen
Partir pour un grand et paisible voyage, tout quitter, renaître, effacer les chagrins, panser les plaies de mes enfants,
passagers eux aussi du radeau qui traverse l’orage, ballotés comme moi, silencieux et rêveurs.
Lucides et confiants, ils savent que le sourire léger accroché à mes lèvres est pour eux, chaque jour.
Ils l’appellent mon sourire caché et le chérissent sans le comprendre.
Leurs rires ne résonnent plus de la légèreté de l’enfance.
Ils s’en sont éloignés imperceptiblement, si tôt, trop tôt.
Ils portent le fardeau de leur frêle impuissance face au poids de nos choix, si lourds de conséquences, nos choix qui les arrachent à leur douce existence.
Ils apprennent le manque, et l’absence.
Souvent leurs yeux me disent leur tristesse.
Derrière leurs cils soyeux, leurs rêves sont secrets.
Je rêve moi aussi de ces couleurs nouvelles que le ciel déchargé de la pluie de leur chagrin sans larmes apportera peut-être demain sous un nouveau soleil.
17 décembre 2010
Jour de pluie 2
Nous
avons beau - comme l'arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du
destin, nous n'avons pas encore appris à sourire des simples blessures
du coeur.
L'orage nous terrasse, entame la chair même du bonheur.
Mais, l'eau nouvelle est l'invention des matins.
Andrée Chedid
("terre et poésie" texte 11 du chapitre 3 - Editions GLM - 1956)
L'orage nous terrasse, entame la chair même du bonheur.
Mais, l'eau nouvelle est l'invention des matins.
Andrée Chedid
("terre et poésie" texte 11 du chapitre 3 - Editions GLM - 1956)
15 octobre 2010
02 octobre 2010
19 septembre 2010
Nuit arlésienne
Je déambule à pied dans la ville. Je bois une bière. Un groupe de musique brésilienne joue son set en plein air. Ouais. Bof. Arrive une danseuse à paillettes. Pfff. Maintenant faudrait quand même trouver un endroit où
dormir. J'appelle un premier hôtel, complet. Un deuxième, complet. Bon. Faut retrouver la voiture. Hum.
Ouah ! Là, juste en face du café où j’ai passé plusieurs heures en bonne compagnie, je vois les **** lumineuses de l’Hôtel Jules César. Peut-être que là, c'est pas complet. Stie ! Le prix de la nuit me monte à la tête, où bien est-ce la bière ? On me montre ma chambre, fleurettes aux murs et marbre dans la salle de bains. Je ressors, la clef de la 124 dans la main. Je rapatrie ma voiture et la confie au voiturier. Hé hé hé !
Elle est dans quel couloir déjà cette chambre ? Merde, je me suis perdue. Un gentil monsieur me conduit jusqu'à ma porte. Chouette ! Un frigo-bar ! Je vais pouvoir y glisser les fromages achetés à midi. Mon sac commence à sentir un peu la chèvre. Il me reste un peu de pain et des graines germées. Je commence un pique-nique allongée sur la moquette très épaisse de ma luxueuse cellule de nonne. Je regarde le prix de la bouteille de bordeaux qui m’attire irrésistiblement, là dans le bar. Euh. Est-ce bien raisonnable ? Non. Tant mieux. Pendant que j’y suis, je commande pour mon réveil le petit déjeuner continental au room service. A un prix déraisonnable, lui aussi. M’en fous.
Je me rappelle de tout au matin en voyant la facture.
Ouah!
Ca fait marrer la réceptionniste.
C'est la même qu'hier soir.
Je démarre, Johnny Cash à fond.
Ouah ! Là, juste en face du café où j’ai passé plusieurs heures en bonne compagnie, je vois les **** lumineuses de l’Hôtel Jules César. Peut-être que là, c'est pas complet. Stie ! Le prix de la nuit me monte à la tête, où bien est-ce la bière ? On me montre ma chambre, fleurettes aux murs et marbre dans la salle de bains. Je ressors, la clef de la 124 dans la main. Je rapatrie ma voiture et la confie au voiturier. Hé hé hé !
Elle est dans quel couloir déjà cette chambre ? Merde, je me suis perdue. Un gentil monsieur me conduit jusqu'à ma porte. Chouette ! Un frigo-bar ! Je vais pouvoir y glisser les fromages achetés à midi. Mon sac commence à sentir un peu la chèvre. Il me reste un peu de pain et des graines germées. Je commence un pique-nique allongée sur la moquette très épaisse de ma luxueuse cellule de nonne. Je regarde le prix de la bouteille de bordeaux qui m’attire irrésistiblement, là dans le bar. Euh. Est-ce bien raisonnable ? Non. Tant mieux. Pendant que j’y suis, je commande pour mon réveil le petit déjeuner continental au room service. A un prix déraisonnable, lui aussi. M’en fous.
Je me rappelle de tout au matin en voyant la facture.
Ouah!
Ca fait marrer la réceptionniste.
C'est la même qu'hier soir.
Je démarre, Johnny Cash à fond.
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