23 juin 2012

à Pierre

Il y a 35 ans aujourd'hui, tu as fait de moi une mère, et tu as été le premier, avec tes soeurs et tes frères par la suite, à me faire déciouvrir le sens profond du mot amour.
Bon anniversaire mon grand .

20 juin 2012

La lettre aimante

Françoise, ma douce Françoise...oui, souffle, respire, apaise toi, sers toi de ceux qui t'aiment vraiment, tes enfants, tes amis, moi...Et je te rassure tu n'es pas un monstre...je te le redis tu es la plus belle personne que je connaisse, ouverte et si attentive aux autres, sensible capable d'une rare empathie , aimante de toute ton âme, d'une honnêteté absolue, toujours dans le don de toi, tu es un merveilleux cadeau que la vie fait à ceux qui te connaissent. N'écoutes pas cette tristesse en toi qui te fait croire que tu es coupable de quoi que ce soit...elle est comme celle des enfants qui souffrent et qui culpabilisent en se disant que c'est leur faute...Ta seule faute est d'avoir aimé un être néfaste qui s'est nourri de ta bonté et qui maintenant, enrage de perdre le pouvoir qu'il croyait avoir sur toi. Mais ton intelligence, ta lucidité et surtout ta réelle bonté sont des armes plus fortes que les siennes. Tu souffres d'avoir cru, d'avoir tant voulu croire, de t'être battu contre cette petite voix qui te faisait douter. Ecoute là maintenant, c'est la tienne, elle vient du plus profond de toi, c'est la voix de ton instinct, fais toi confiance.
Ton intelligence, ta lucidité sont rares, laisse les faire, laisse les te ramener vers la paix. Ce combat que tu vas devoir mener, tu sais déjà que tu l'as gagné..laisse toi porter, fais toi confiance. Aimes toi
seulement au dixième de ce que nous t'aimons (tes amis, tes ex, tes enfants, moi) et tu retrouveras la paix et la joie qui n'ont jamais disparues, mais qui sont derrière cet écran de fumée noire qu'il a posé sur tes yeux...
Je qui me rassure c'est que tu ne pars pas seule pour les Cévennes, tu y vas avec Eric, que je ne connais pas mais en qui j'ai toute confiance. Tu vas pouvoir t'appuyer sur lui comme tu le pourrais sur moi, mais il lui il sera présent.
Le mal qui t'a été fait est à la mesure de la beauté de la renaissance qui le suivra...Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort...Il y a encore tant d'amour sur ton chemin pour toi qui n'est qu'amour.
Crois moi tu es une personne merveilleuse, un cadeau que le ciel a bien voulu faire à cette terre...et tu as beaucoup plus de force que ce que tu peux croire en ce moment.
Tout ceux qui t'aiment sont avec toi...sers toi de notre amour, il est fait pour ça.
Je t'ai donné mon coeur parce que je sais que tu en feras bon usage...
je t'embrasse............(....)

H

 

01 juin 2012

Envol


Venez jusqu’au bord.
Nous ne pouvons pas, nous avons peur.
Venez jusqu’au bord.
Nous ne pouvons pas, nous allons tomber.
Venez jusqu’au bord.
Et ils y sont allés.
Et il les a poussés.
Et ils se sont envolés.
(Guillaume Apollinaire)

24 mai 2012

Le pardon

Je ne m'intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,
Je veux savoir à quoi tu aspires,
Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

Je ne m'intéresse pas à ton âge.
Je veux savoir, si pour la quête de l'amour et de tes rêves,
Pour l'aventure de te sentir vivre,
Tu prendras le risque d'être considéré comme fou.

Je ne m'intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.
Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,
Si les trahisons vécues t'ont ouvert,
Ou si tu t'es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,
Sans t'agiter pour la cacher, l'amoindrir ou la fixer.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,
Si tu oses danser, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils
Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m'intéresse pas à la véracité de l'histoire que tu racontes.
Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même,
Si tu supportes l'accusation d'une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres.
Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté;

Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien ou le mien,
Et malgré cela rester debout au bord du lac
Et crier: "Oui!" au disque argenté de la lune.

Je ne m'intéresse pas à l'endroit où tu vis ni à la quantité d'argent que tu as.
Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,
Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m'intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.
Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m'intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.
Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur, lorsque tout le reste s'écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,
Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.

Oriah Mountain Dreamer
Indian Elder 

  

16 mai 2012

30 ans après....

La vie est pleine de surprises.
Elle sait aussi faire cadeau d'instants joyeux, naturellement.
Est ce un hasard si mon ami Eric m'a téléphoné hier soir ?
Comme il était bon et réconfortant de se rappeler que des histoires d'amour courtes et qui font mal, il est parfois possible de ne garder que les images douces. Trente ans après, la tendresse est intacte.
Souvenirs en images de quelques mois de bonheur, sans nostalgie, juste avec dans la tête  la petite musique des moments d'amour partagé.






14 mai 2012

La lettre

Il est cinq heures du matin.
Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour écrire cette lettre.
Cette nuit, le temps a peu d'importance. 
Par chance, je ne travaille qu'à midi aujourd'hui, et le calme qui reviendra quand je t'aurai écrit ce que j'ai à t'écrire, effacera les traces de ce dimanche affreux que j'effacerai de ma mémoire, comme j'ai effacé les douleurs anciennes, renaissant de mes cendres, quand il le faut, pour garder en moi la joie d'exister et d'être libre.
Ce qui est difficile, c'est de devoir renoncer au bonheur entrevu...
Les images défilent dans ma tête à toute vitesse, ton sourire, ravageur, tes yeux, tes gestes, la douceur des moments de silence entre nous, si légers,et pourtant si profonds, la douceur des moments de complicité,la joie enfantine d'être ensemble,  ta peau douce, la douceur des mains de ta maman... Tout ce que nous avons vécu ensemble pendant quelques jours, tout ce qui avait ouvert en moi la perspective d'un bonheur simple et sans nuages et que j'ai perdu, en quelques heures, en prenant brutalement conscience de ta cruauté et en entrevoyant cette souffrance que tu me réservais.
Je m'aperçois que tu ne m'as jamais appelée par mon prénom, parce que tu appeles toutes les femmes "ma belle". 
Au moment où je t'écris, je sais déjà que tu as dit sans doute à M qu'elle était celle que tu attendais depuis longtemps, comme  tu as du le dire déjà à tant de femmes avant de me le dire à moi. Le plus étrange, c'est qu'il n'y a plus de jalousie en moi, aucune. Simplement une prise de conscience aigue de ton incapacité à m'aimer, et peut-être, à aimer tout court.
Le plus terrible est que, sans doute aussi, tu vas m'écrire que j'ai choisi pour toi, essayant inconsciemment peut-être d'ajouter de la culpabilité à ma tristesse. Tu as déjà commencé hier en me disant que je faisais la connerie de ma vie en te demandant de partir pour ne plus revenir.
Je crois au contraire que j'ai fait ce que je devais faire, pour moi, pour mes enfants, pour me tenir éloignée de la perversité avec laquelle tu sais te faire aimer... sans aimer en retour.
C'est très étrange ce que je ressens, comme un grand soulagement d'avoir eu la force de te résister, et une tristesse immense. Peut-être a t-il suffi pour que je comprenne rétrospectivement qui tu étais, que tu me parles de ce petit lien que je porte au poignet et que tu avais le fantasme de couper, par pur panache. Le panache ! La provocation, le culte de la différence, comme tout cela est en toi ! la faculté de ne jamais rien faire comme tout le monde. Comme c'est facile de se définir comme un électron libre de cette façon là !
La perversité selon Machiavel, c'est tout un programme....politique. J'ai parfaitement intégré ta notion de la perversité, rassure toi. Ce qui est profondément troublant avec toi, c'est que Narcisse élève des orchidées...
L'ombre qui a recouvert mon coeur hier est malgré tout une ombre douce, c'est le souvenir de cet espoir fou d'avoir rencontré un homme que je pouvais aimer définitivement, que j'aimais déjà si fort et avec tant de sincérité, dont la subtilité et l'amour du beau avaient touché mon âme. Ce que j'ai entrevu de toi, c'est la lumière, la lumière de l'amour partagé, profond, qui aurait pu grandir si ta folie était aussi douce que la mienne.  Mais ta folie n'est pas douce. Tu es un homme dangereux autant que délicieux.
Oui, tu es un homme délicieux, un homme de goût Olivier. et jamais je ne renierai ce que je t'ai écrit à propos de ta maison, de tes rituels, de la perfection avec laquelle tu te construis un univers personnel, jour après jour dans ta maison, avec sur tes murs, les représentations de ton éternel fantasme, LA FEMME . Cette femme n'existe pas. Elle n'est pas vivante, elle n'est pas faite de chair et de sang. La femme dont tu rêves n'existe que dans ta tête. Elle est toutes les femmes que tu rencontres, que tu séduis, que tu fais craquer en invoquant ta fragilité, et que peut-être tu détruis un peu.  
Pauvres femmes ! Si naïves, si facilement manipulables ! Je voudrais bien que tu me fasses disparaitre de ta page FB. Je n'irai pas voir, je suppose d'ailleurs que tu as du me bloquer, ça ne m'étonnerait pas de toi.  Rassure toi, je ne t'enverrai rien, plus jamais. Je t'ai retiré de la liste de mes amis, car tu n'es pas mon ami, tu étais mon amour, mon amant, ma joie, mon espoir. J'efface les traces de cet espoir, car il est mort hier.
Il y a à présent dans ta maison deux souvenirs d'une femme, une orchidée et un dessin. Vanda a trouvé sa place, dans la lumière, et je sais que tu trouveras une place de choix pour le petit squelette et sa douce auréole... 
Je te souhaite de tout mon coeur, sans aucune rancune, de mettre un terme à ton errance affective. J'espère aussi un jour rencontrer celui qui m'aimera vraiment, telle que je suis.
Parce que je suis un être conscient, je suis consciente de tes failles, des traces laissées par les tourments et les souffrances passées. A aucun moment je ne suis dupe de la délectation presque inconsciente et un peu malsaine que tu as du ressentir hier à me faire si mal ! Laisser ce message d'une autre femme séduite par toi sur mon ordinateur est une des choses les plus cruelles qu'un homme m'aie faites ! De la perversité pure, ou de la lâcheté ? Je ne le sais pas, et je ne le saurai sans doute jamais vraiment, tes arguments d'hier n'étaient guère convaincants pour mon esprit rebelle à la facilité.
Le jour se lève. Mon premier jour sans toi, depuis des semaines ....
Je vais devoir attaquer cette journée en donnant le change à mes enfants. Nino m'a demandé hier soir quand il pourrait te voir. Je suppose que Lili lui a dit à quel point tu étais sympa. Elle a, elle aussi, en te croisant samedi, ressenti le naturel désarmant avec lequel tu as pris ta place dans la vie de sa maman et elle a communiqué à son frère jumeau l'envie de te connaître. C'est terrible.... C'est ça sans doute le plus terrible pour moi ce matin. 
Leur cacher que la belle histoire est finie, à ces deux soleils qui ont tant envie de voir leur maman heureuse ! Je leur ai dit que nous n'avions pas prévu de nous revoir avant un mois.  
D'ici là, je trouverai bien un moyen de les amener petit à petit à comprendre qu'ils ne te reverront pas. Je trouverai les mots, et sans doute la douleur s'atténuera, cela me permettra d'aborder le sujet avec moins d'émotion, les larmes ne sont jamais loin quand je pense à toi. 
Mais je sais que ça ne durera pas.
Un nouveau jour commence, sans toi, mais la sérénité est là, qui pointe son nez en même que je jour qui se lève.
Je t'embrasse.
Françoise

13 mai 2012

Vian rien que pour moi

Mon coeur s'est pris à tes épaules
Mon coeur s'est pris à tes yeux gris
Le soleil s'est éteint
Et la neige est tombée
J'ai eu froid sans mon coeur
Rends-le moi
Mon coeur tremblait dans tes mains calmes
Mon coeur tremblait contre le tien

Les oiseaux se sont tus
Et les fleurs ont pâli
J'ai si froid sans mon coeur, rends-le moi
Ne le mets pas dans une cage
Il va mourir comme l'amour
Laisse-moi courir les rues
Laisse-moi vivre au fil des jours

J'ai mis le bonheur à la porte
Et j'ai brisé tous ses anneaux
J'ai laissé les baisers
J'ai cassé les serments
Et j'enferme mon coeur avec moi
Demain, demain je serai seul
Dans le silence de ma vie
Me prendra le hasard
M'aimera qui voudra
Mais j'enferme mon coeur avec moi

Je serai libre dans ma cage
Je serai libre avec mon coeur
Et j'irai courir les rues
Les rues de rêve
Où vont mes amours

Boris VIAN

Largage dominical#39

07 mai 2012

Juste pour aujourd'hui

"... On la reprenait en coeur, tous, la complainte du reproche, contre ceux qui sont encore par là, à traîner vivants, qui attendent au long des quais, de tous les quais du monde qu'elle en finisse de passer la vie, tout en faisant des trucs, en vendant des choses et des oranges aux autres fantômes et des tuyaux et des monnaies fausses, de la police, des vicieux, des chagrins, à raconter des machins dans cette brume de patience qui n'en finira jamais...."

Louis Ferdinand Céline - Voyage au bout de la nuit.

06 mai 2012

Largage dominical#38

« Je trouve que la télévision est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu'un l'allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis. »

Groucho Marx

04 mai 2012

Attrape coeur

Ma Lili aime lire, de plus en plus... Hier soir, elle était presque au désespoir de ne plus avoir de livre de chevet. 
Faute de moyens, j'ai réduit un peu les achats de bouquins, au grand désespoir de la petite, qui devient, jour après jour, une insatiable lectrice !
J'ai fouillé dans ma bibliothèque en reconstruction, tous mes livres d'adolescente ou presque ayant disparu par une journée de juin 2005.
Celui là, je l'ai racheté, comme quelques autres dont je ne peux pas me passer.
C'est l'attrape cœur de Salinger.

"- Tu as commencé le bouquin que je t'ai prêté hier ma Lili ?
- Oui, c'est un petit peu grossier, mais ce matin, je voulais aller prendre ma douche, et j'arrivais pas à mettre le marque-pages, j'arrive pas à m'arrêter, c'est le premier livre qui me donne des sensations de réalité."

Bingo ! 
Quel bonheur !

Manifeste

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci" On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça" Mais que surtout ça ne pa...