C'est une chanson sans paroles.
Elle est née aux Arnasseaux, chez toi, un des derniers jours d'aout.
Toma a la guitare, Hervé à la basse, et toi au chant.
Ton étrange chant sans paroles s'est éteint pour toujours.
Ce blues n'en aura jamais, de paroles.
Il restera le Blues des Arnasseaux, le Blues de Franck.
Mais on le jouera, encore et encore.
Pour toi.
Et tous ensemble.
12 septembre 2014
04 mai 2014
Bricolage dominical
Le temps passant, je supporte de moins en moins de voir sur les photos la jeunesse enfuie...alors je bricole...
19 février 2014
Encore et toujoours.....
La gloire
Ainsi me promené-je radieux jeudi dernier, au rayon lingeries des Galeries Lafayette, à l’heure du déjeuner que la secrétaire expédie d’un bec distrait pour avoir le temps de renouveler ses dentelles. Je méditais sur la vanité des choses sans perdre de vue ces doigts blancs- z- aux ongles rouges frôlant d’un geste sûr et précis les soies diaphanes et lumineuses des dessous affolants pour nos sens interdits!J’allais d’un pas moyen dans ces allées exquises, dardant au dessus de l’intouchable gynécée un œil faux-cul d’homme d’affaires pressé cherchant le rayon fumeurs, quand je vis venir vers moi un couple tout à fait insolite en ces lieux. C’était deux vieux et gros glébeux à trognes cuites, extradés du Bas-Poitou par quelque noce à Paris. Ils portaient sur le dos les stigmates indélébiles de quarante ans d’emplettes aux "Dames de France" de Champfleur-sur-Yvonne. Lui arborait une casquette neuve plus fluo qu’écossaise, au dessus d’une capote apatride où se dandinait sa couenne. Elle, radieuse à l’aube de son troisième âge, bloubloutait ses excédents dans un deux-pièces montgolfière. Gras dessus, gras dessous, ils obstruaient sans malice l’allée des petites culottes et s’imposaient à moi.
Quand ils ne furent plus qu’à un pas de votre serviteur l’opulente cocochamelle s’arrêta pile, stoppant du même coup son cromagnon qui manqua de piquer du nez dans un mannequin enguirlandé de chiffonneries noires et rouges plus érotiques que 6 semaines à Bangkok.
- Ah ben ça alors! Ah ben vingt Dieux! Ah ben si j’ m’attendais! beuglait super-molle – car c’était elle – dans l’oreille de son brontosaure à betteraves.
- Qu’ess t’y a don ma vieille? s’interloqua-t-il en regardant dans la même direction qu’elle, c’est-à-dire vers moi.
En réalité elle ne me regardait pas, au sens humain du mot, c’est-à-dire que ses yeux n’étaient pas dans les miens mais un peu à côté. C’était – comment dire? – un de ces regards qu’on jette aux objets, un regard dont à juste titre on n’attend rien en retour, un regard pour bibelot, un regard pour l’horaire affiché dans les gares. Avec, en prime, un étonnement majuscule comme s’il s’était agi des horaires du train fantôme.
- Qu’ess t’y a don ma vieille?
- Ben tu vois don pas çui-là, insista-t-elle en le poussant d’une main vers moi tout en me tirant vers lui par l’épaule, ce qui ne fit que renforcer en moi l’idée que je me faisais de son incroyable mépris à mon endroit…
- Mais r’gard’don, Raymond bond là, ce type-là, tu vois bien qui c’est!
- Ah non. Qui c’est don?
- M’enfin, c’est le con de la télé.
Et lui : "Ah putain! C’est le con de la télé! (A moi :) C’est bien vrai? Vous êtes le con de la télé?
Avouez quand même que le con de la radio, c’est moins voyant!
Chroniques de la haine ordinaire / Éditions du Seuil, Tôt ou Tard /
01 février 2014
RIP Monsieur CAVANNA
Lecteur, avant tout, je te dois un aveu. Le titre de ce livre est un attrape-couillon. Cette "lettre ouverte" ne s'adresse pas aux culs-bénits. [...]
Les culs-bénits sont imperméables, inoxydables, inexpugnables, murés une fois pour toutes dans ce qu'il est convenu d'appeler leur "foi". Arguments ou sarcasmes, rien ne les atteint, ils ont rencontré Dieu, il l'ont touché du doigt. Amen. Jetons-les aux lions, ils aiment ça.
Ce n'est donc pas à eux, brebis bêlantes ou sombres fanatiques, que je m'adresse ici, mais bien à vous, mes chers mécréants, si dénigrés, si méprisés en cette merdeuse fin de siècle où le groin de l'imbécillité triomphante envahit tout, où la curaille universelle, quelle que soit sa couleur, quels que soient les salamalecs de son rituel, revient en force partout dans le monde. [...]
Ô vous, les mécréants, les athées, les impies, les libres penseurs, vous les sceptiques sereins qu'écœure l'épaisse ragougnasse de toutes les prêtrailles, vous qui n'avez besoin ni de petit Jésus, ni de père Noël, ni d'Allah au blanc turban, ni de Yahvé au noir sourcil, ni de dalaï-lama si touchant dans son torchon jaune, ni de grotte de Lourdes, ni de messe en rock, vous qui ricanez de l'astrologie crapuleuse comme des sectes "fraternellement" esclavagistes, vous qui savez que le progrès peut exister, qu'il est dans l'usage de notre raison et nulle part ailleurs, vous, mes frères en incroyance fertile, ne soyez pas aussi discrets, aussi timides, aussi résignés!
Ne soyez pas là, bras ballants, navrés mais sans ressort, à contempler la hideuse résurrection des monstres du vieux marécage qu'on avait bien cru en train de crever de leur belle mort.
Vous qui savez que la question de l'existence d'un dieu et celle de notre raison d'être ici-bas ne sont que les reflets de notre peur de mourir, du refus de notre insignifiance, et ne peuvent susciter que des réponses illusoires, tour à tour consolatrices et terrifiantes,
Vous qui n'admettez pas que des gourous tiarés ou enturbannés imposent leurs conceptions délirantes et, dès qu'ils le peuvent, leur intransigeance tyrannique à des foules fanatisées ou résignées,
Vous qui voyez la laïcité et donc la démocratie reculer d'année en année, victimes tout autant de l'indifférence des foules que du dynamisme conquérant des culs-bénits, [...]
À l'heure où fleurit l'obscurantisme né de l'insuffisance ou de la timidité de l'école publique, empêtrée dans une conception trop timorée de la laïcité,
Sachons au moins nous reconnaître entre nous, ne nous laissons pas submerger, écrivons, "causons dans le poste", éduquons nos gosses, saisissons toutes les occasions de sauver de la bêtise et du conformisme ceux qui peuvent être sauvés! [...]
Simplement, en cette veille d'un siècle que les ressasseurs de mots d'auteur pour salons et vernissages se plaisent à prédire "mystique", je m'adresse à vous, incroyants, et surtout à vous, enfants d'incroyants élevés à l'écart de ces mômeries et qui ne soupçonnez pas ce que peuvent être le frisson religieux, la tentation de la réponse automatique à tout, le délicieux abandon du doute inconfortable pour la certitude assénée, et, par-dessus tout, le rassurant conformisme.
Dieu est à la mode. Raison de plus pour le laisser aux abrutis qui la suivent. [...]
Un climat d'intolérance, de fanatisme, de dictature théocratique s'installe et fait tache d'huile. L'intégrisme musulman a donné le "la", mais d'autres extrémismes religieux piaffent et brûlent de suivre son exemple. Demain, catholiques, orthodoxes et autres variétés chrétiennes instaureront la terreur pieuse partout où ils dominent. Les Juifs en feront autant en Israël.
Il suffit pour cela que des groupes ultra-nationalistes, et donc s'appuyant sur les ultra-croyants, accèdent au pouvoir. Ce qui n'est nullement improbable, étant donné l'état de déliquescence accélérée des démocraties. Le vingt et unième siècle sera un siècle de persécutions et de bûchers. [...]
Lettre ouverte aux culs bénits,
François CAVANNA, mai 1994 - Editions Albin Michel
06 janvier 2014
L'année à l'envers
Avril succède à mai
Et mars vient juste après
Ah, quelle drôle de saison
Que nous vivons, que nous vivons
Et puis c'est février
Suivi du mois de janvier
Décembre va venir
On ne sais plus quoi dire
L'année passée l'année passée
C'était beaucoup plus calme
Mais cette drôle d'année renversée
Ne manque pas de charme
Décembre est dépassé
Novembre a commencé
Si ça pouvait seulement
Durer longtemps, durer longtemps
Si ça pouvait durer
Jusqu'au mois de juillet
Jusqu'à ce foutu soir
Où tu m'as laissé choir
Le soir très doux d'un jour heureux
Où j'avais pris tes lèvres
Quand je repense à tes yeux bleus
J'en ai la fièvre
Voilà qu'octobre arrive
Et passe à la dérive
Septembre accourt derrière
C'est un mystère, c'est un mystère
Le mois d'août à l'horizon
Fredonne ces chansons
Vacances de l'an dernier
Que je vous ai pleurées!
Voilà juillet qui montre enfin
Sa tête blonde et sage
Si l'on retourne jusqu'en juin
Je crois aux mirages
Avril est revenu
Je marche dans la rue
J'ai rajeuni d'un an
C'est épatant, c'est épatant
Je frappe à la fenêtre
Tu daignes apparaître
Mais quoi, chose bizarre
Tu as de grands yeux noirs
Je me trompais, c'est une erreur
C'est bien l'année nouvelle
Voici ma vie... voici mon coeur
Venez, ma belle...
Boris VIAN
Et mars vient juste après
Ah, quelle drôle de saison
Que nous vivons, que nous vivons
Et puis c'est février
Suivi du mois de janvier
Décembre va venir
On ne sais plus quoi dire
L'année passée l'année passée
C'était beaucoup plus calme
Mais cette drôle d'année renversée
Ne manque pas de charme
Décembre est dépassé
Novembre a commencé
Si ça pouvait seulement
Durer longtemps, durer longtemps
Si ça pouvait durer
Jusqu'au mois de juillet
Jusqu'à ce foutu soir
Où tu m'as laissé choir
Le soir très doux d'un jour heureux
Où j'avais pris tes lèvres
Quand je repense à tes yeux bleus
J'en ai la fièvre
Voilà qu'octobre arrive
Et passe à la dérive
Septembre accourt derrière
C'est un mystère, c'est un mystère
Le mois d'août à l'horizon
Fredonne ces chansons
Vacances de l'an dernier
Que je vous ai pleurées!
Voilà juillet qui montre enfin
Sa tête blonde et sage
Si l'on retourne jusqu'en juin
Je crois aux mirages
Avril est revenu
Je marche dans la rue
J'ai rajeuni d'un an
C'est épatant, c'est épatant
Je frappe à la fenêtre
Tu daignes apparaître
Mais quoi, chose bizarre
Tu as de grands yeux noirs
Je me trompais, c'est une erreur
C'est bien l'année nouvelle
Voici ma vie... voici mon coeur
Venez, ma belle...
Boris VIAN
04 janvier 2014
Légèrement décalé...
"Janvier est de très loin le mois le plus saumâtre, le plus grumeleux, le moins pétillant de l’année.
Les plus sous doués d’entre vous auront remarqué que janvier débute le premier. Je veux dire que ce n’est pas moi qui ai commencé.
Et qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père-Lachaise…
Dieu merci, cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de « Bonjour à tous », j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire."
Pierre DESPROGES,
Chroniques de la haine ordinaire
Les plus sous doués d’entre vous auront remarqué que janvier débute le premier. Je veux dire que ce n’est pas moi qui ai commencé.
Et qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père-Lachaise…
Dieu merci, cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de « Bonjour à tous », j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire."
Pierre DESPROGES,
Chroniques de la haine ordinaire
25 décembre 2013
Un Noël pas comme les autres
Chez nous, en général, on ne fête
pas Noël. Les années précédentes, on avait fini par céder devant l'insistance des enfants qui tenaient à mettre leurs chaussures au
pied d'un sapin synthétique. Mais cette année, non, c'était
décidé, non. Pas de sapin, pas de foie gras, machin. Non, c'est
non, avait-on répondu, fermement et d'une seule voix, à la petite Lili désormais grande qui se
consolait en se disant qu'elle aurait ses cadeaux quand même !
Parce que, quand on a des enfants, même s'ils ont tellement grandi
qu'ils vous dépassent d'une tête, c'est un peu trop culpabilisant de
résister au folklore et au mercantilisme organisé en leur sucrant
leurs cadeaux de Noël. On a beau essayer de lutter contre la
ridicule tradition, les cadeaux dans leurs paquets brillants , on n'y
coupe pas. Et il faut bien avouer que, quand on a visé juste , le
plaisir de nos gamins est un petit bonheur dont les parents auraient
tort de se priver...
Mais cette année, notre Noël ne
devait pas être un Noël comme les autres.
Bertrand a appelé le 21 décembre. Il
disait être quelques jours dans le sud, et avait envie de passer
nous faire un coucou. Au son de sa voix, j'ai compris qu'il se
sentait seul et je lui ai proposé de venir passer la soirée du 24
avec nous. « Pas de chichis, lui ai-je dit, on ne réveillonne
jamais, tu sais, ce sera une soirée comme les autres, amène ta
guitare, on se fera un bœuf... »
Bertrand est finalement arrivé le 23,
après avoir rappelé en disant que seul dans sa grande ville du sud
emmaillotée de sapins et de neige synthétiques, il craquait un peu
et espérait pouvoir arriver chez nous le plus vite possible.
« Ok, » lui ai-je répondu.
« Et tu sais quoi ? Ce qui serait génial, c'est que ce
soit toi qui fasse à manger le 24 !»
Il faut dire que mon ami Bertrand est
un fabuleux cuisinier. Il parcourt depuis quelques années la terre
entière sur la grande bleue. Son boulot consiste à régaler les
riches propriétaires de luxueux voiliers qui parcourent le monde
avec des équipages cosmopolites travaillant 7 jours sur 7, au
service de leurs souvent très capricieux et exigeants patrons. Sa difficile vie
de marin, lui interdisant toute attache, a
fait de lui un éternel solitaire, un être secret et timide, dont la
finesse d'esprit n'a pas échappé à mon amoureux, qui le découvrait
lors de ces quelques heures partagées.
Bertrand a appris à cuisiner tous les produits du monde sur tous
les continents, en faisant chaque jour ses courses sur les marchés
locaux.
Nous lui avons donc demandé de nous
emmener en Thaïlande en ce soir de Noël. Les voilà donc partis,
lui et Hervé, en quête des ingrédients destinés à la préparation
de notre diner exotique. Le dépaysement a commencé dans le
supermarché asiatique du coin. Devant les yeux éberlués d'Hervé,
il s'est lancé dans l'acquisition de légumes et de fruits,
gingembre, galanga, citronnelle, coriandre, bokchoy et autres herbes et plantes aux odeurs
fabuleuses.. Mon cœur de cuisinière s'est ému lorsqu'ils sont
rentrés à la maison et ont déballé leurs trésors. Autant de
merveilles que je n'aurais pas osé cuisiner, faute de connaître leur utilisation.
Son imagination débridée lâchée pour l'occasion, accentuée par
son immense envie de nous faire plaisir, Bertrand a mis tout son
savoir faire et son amour pour nous dans des plats somptueux et
pourtant simplissimes, et nous voilà quelques heures plus tard,
attablés pour une vraie fête, émus de ce cadeau que nous faisait notre ami, conscients de déguster des mets rares et parfaits, ébahis par tant de finesse et de
saveurs mêlées . Notre plaisir faisait visiblement la joie de notre cuisinier, il a éclaté de rire en rougissant un peu lorsque Lili a lancé : « Quand je pense qu'il y en a qui se
tapent des huitres et du saumon fumé, les pauvres ! » et dans ses yeux soudain embués,
il y avait tout le bonheur de nous avoir offert ce Noël pas
comme les autres, dont le souvenir restera longtemps dans nos
mémoires. En cette fin d'année 2013, Bertrand nous a offert le Noël de l'amitié
sincère et du partage.
30 septembre 2013
Pause
Et voilà.
Here we are !!
Même pas fichue de poster dix billets par mois depuis le début de l'année !
Ce que j'ai tant redouté lorsque j'ai ouvert ce blog est arrivé. Je suis en panne d'inspiration...
Trop occupée à vivre depuis plus d'un an une nouvelle vie, riche d'amour, de douceur, de confiance, de rires, de musique, de chouettes projets...
Une pause me paraît nécessaire.
Mes lecteurs, mes amis, je ne vous oublie pas. J'ai tant aimé votre présence, vos mots, votre soutien, votre tendresse... C'est vous qui avez suscité en moi l'envie d'écrire et de faire exister ce blog depuis trois ans (déjà?)
Cette envie est désormais moins forte, les mots ne viennent pas, je n'ai pas envie de "meubler" ni de continuer juste pour continuer.
Cela n'aurait aucun sens.
Je ne peux pas faire les choses sans passion.
J'ai adoré laisser libre cours à la belle motivation qui m'a portée, chaque jour ou presque, lorsque publier était pour moi devenu aussi naturel que respirer. Cette motivation, c'était vous...
Je continuerai de vous lire, vous qui contribuez toujours à faire les belles heures de ma blogosphère...
A bientôt...
Here we are !!
Même pas fichue de poster dix billets par mois depuis le début de l'année !
Ce que j'ai tant redouté lorsque j'ai ouvert ce blog est arrivé. Je suis en panne d'inspiration...
Trop occupée à vivre depuis plus d'un an une nouvelle vie, riche d'amour, de douceur, de confiance, de rires, de musique, de chouettes projets...
Une pause me paraît nécessaire.
Mes lecteurs, mes amis, je ne vous oublie pas. J'ai tant aimé votre présence, vos mots, votre soutien, votre tendresse... C'est vous qui avez suscité en moi l'envie d'écrire et de faire exister ce blog depuis trois ans (déjà?)
Cette envie est désormais moins forte, les mots ne viennent pas, je n'ai pas envie de "meubler" ni de continuer juste pour continuer.
Cela n'aurait aucun sens.
Je ne peux pas faire les choses sans passion.
J'ai adoré laisser libre cours à la belle motivation qui m'a portée, chaque jour ou presque, lorsque publier était pour moi devenu aussi naturel que respirer. Cette motivation, c'était vous...
Je continuerai de vous lire, vous qui contribuez toujours à faire les belles heures de ma blogosphère...
A bientôt...
16 septembre 2013
05 septembre 2013
01 septembre 2013
12 août 2013
29 juillet 2013
14 juillet 2013
10 juillet 2013
Juste quelques mots
ALICANTE
Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur de ma vie
Jacques Prévert
PAROLES
Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit
Chaleur de ma vie
Jacques Prévert
PAROLES
29 juin 2013
24 juin 2013
14 juin 2013
Un doux anniversaire
Hier, au moment du dîner, une petite fleur du jardin était posée sur mon assiette.
Hier, c'était le premier et doux anniversaire d'une merveilleuse rencontre...
Hier, c'était le premier et doux anniversaire d'une merveilleuse rencontre...
09 juin 2013
Largage dominical#49
LES COLCHIQUES
Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne
Les enfants de l’école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l’harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément
Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l’automne
Guillaume Apollinaire, Alcools- poèmes 1898-1913
Les vaches y paissant
Lentement s’empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne
Les enfants de l’école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l’harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément
Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l’automne
Guillaume Apollinaire, Alcools- poèmes 1898-1913
06 juin 2013
Largage impromptu du jeudi #1
Il y en a qui sont faits pour commander et d'autres pour obéir. Moi je suis fait pour les deux: ce midi, j'ai obéi à mes instincts en commandant un deuxième pastis.
Pierre DAC
Inscription à :
Articles (Atom)
Manifeste
On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci" On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça" Mais que surtout ça ne pa...
-
"Kashmir" Oh let the sun beat down upon my face, stars to fill my dream I am a traveler of both time and space, to be w...
-
Piquée à Gom sur sa page aujourd'hui, j'écoute cette chanson en boucle, et j'ai de l'eau plein les yeux.



