14 mars 2012
The magnificient Seven
Ring! ring! its 7:00 a.m.!
Move yourself to go again
Cold water in the face
Brings you back to this awful place
Knuckle merchants and you bankers, too
Must get up an learn those rules
Weather man and the crazy chief
One says sun and one says sleet
A.m., the f.m. the p.m. too
Churning out that boogaloo
Gets you up and gets you out
But how long can you keep it up?
Gimme Honda, gimme Sony
So cheap and real phony
Hong kong dollars and Indian cents
English pounds and Eskimo pence
You lot! what?
Dont stop! give it all you got!
You lot! what?
Dont stop! yeah!
Working for a rise, better my station
Take my baby to sophistication
Shes seen the ads, she thinks its nice
Better work hard - I seen the price
Never mind that its time for the bus
We got to work - an youre one of us
Clocks go slow in a place of work
Minutes drag and the hours jerk
When can I tell em wot I do?
In a second, maaan...oright chuck!
Wave bub-bub-bub-bye to the boss
Its our profit, its his loss
But anyway lunch bells ring
Take one hour and do your thanng!
Cheeesboiger!
What do we have for entertainment?
Cops kickin gypsies on the pavement
Now the news - snap to attention!
The lunar landing of the dentist convention
Italian mobster shoots a lobster
Seafood restaurant gets out of hand
A car in the fridge
Or a fridge in the car?
Like cowboys do - in t.v. land
You lot! what? dont stop. huh?
So get back to work an sweat some more
The sun will sink an well get out the door
Its no good for man to work in cages
Hits the town, he drinks his wages
Youre frettin', youre sweatin'
But did you notice you aint gettin'?
Youre frettin', youre sweatin'
But did you notice you aint gettin' anywhere ?
Dont you ever stop long enough to start?
To take your car outta that gear
Dont you ever stop long enough to start?
To get your car outta that gear
Karlo Marx and Freidrich Engels
Came to the checkout at the 7-11
Marx was skint - but he had sense
Engels lent him the necessary pence
What have we got? yeh-o, magnificence!!
Luther king and mahatma gandhi
Went to the park to check on the game
But they was murdered by the other team
Who went on to win 50-nil
You can be true, you can be false
You be given the same reward
Socrates and milhous nixon
Both went the same way - through the kitchen
Plato the greek or rin tin tin
Whos more famous to the billion millions?
News flash: vacuum cleaner sucks up budgie
Oooohh...bub-bye
Magnificence!!
The Magnificent Seven !
Fucking long, innit?
The Clash, album Sandinista, 1980
11 mars 2012
Largage dominical #32
"Une solution qui vous démolit vaut mieux que n'importe quelle incertitude"
Boris Vian
(l'Herbe Rouge)
Boris Vian
(l'Herbe Rouge)
08 mars 2012
06 mars 2012
Merveilles desprogiennes
Les hommes ne mangent pas de la même façon selon qu’ils vivent dans le Nord ou dans le Sud du monde.
Dans le Nord du monde, ils se groupent autour d’une table. Ils mangent des sucres lourds et des animaux gras en s’appelant « cher ami », puis succombent étouffés dans leur graisse en disant « docteur, docteur ».
Dans le sud du monde, ils sucent des cailloux ou des pattes de vautours morts et meurent aussi, tout secs et désolés, et penchés comme les roses qu’on oublie d’arroser.
Survient l’hiver. Les nouveaux cons tuent la dinde. Les nouvelles dindes se zibelinent. Les nouveaux pauvres ont faim. Les charitables épisodiques, entre deux bâfrées de confit d’oie, vont pouvoir épancher leurs élans diabétiques. Le plus célèbre des employés de Paul Lederman ouvre les « restaurants du coeur ». Des tripiers doux, des épiciers émus, de tendres charcutiers, le coeur bouffi de charité chrétienne et la goutte hyperglycémique au ras des yeux rouges, montrent leur bonté à tous les passants sur les trois chaînes.
04 mars 2012
02 mars 2012
Juste une phrase
Piquée chez Jean-Jacques:
"Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu"
Berthold Brecht
Berthold Brecht
Ni dieu ni maître
La cigarette sans cravate
Qu'on fume à l'aube démocrate
Et le remords des cous-de-jatte
Avec la peur qui tend la patte
Le ministère de ce prêtre
Et la pitié à la fenêtre
Et le client qui n'a peut-être
Ni Dieu ni maître
Le fardeau blême qu'on emballe
Comme un paquet vers les étoiles
Qui tombent froides sur la dalle
Et cette rose sans pétales
Cet avocat à la serviette
Cette aube qui met la voilette
Pour des larmes qui n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître
Ces bois que l'on dit de justice
Et qui poussent dans les supplices
Et pour meubler le sacrifice
Avec le sapin de service
Cette procédure qui guette
Ceux que la société rejette
Sous prétexte qu'ils n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître
Cette parole d'Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l'horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n'a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite
Ni Dieu ni maître
Qu'on fume à l'aube démocrate
Et le remords des cous-de-jatte
Avec la peur qui tend la patte
Le ministère de ce prêtre
Et la pitié à la fenêtre
Et le client qui n'a peut-être
Ni Dieu ni maître
Le fardeau blême qu'on emballe
Comme un paquet vers les étoiles
Qui tombent froides sur la dalle
Et cette rose sans pétales
Cet avocat à la serviette
Cette aube qui met la voilette
Pour des larmes qui n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître
Ces bois que l'on dit de justice
Et qui poussent dans les supplices
Et pour meubler le sacrifice
Avec le sapin de service
Cette procédure qui guette
Ceux que la société rejette
Sous prétexte qu'ils n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître
Cette parole d'Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l'horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n'a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite
Ni Dieu ni maître
Léo Ferré
01 mars 2012
28 février 2012
La phrase du jour
"Les seuls gens vrais pour moi sont les fous, ceux qui sont fous d'envie de vivre, fous d'envie de parler, d'être sauvés, fous de désir pour tout à la fois, ceux qui ne baillent jamais et qui ne disent jamais de banalités, mais qui brûlent, brûlent, comme des feux d'artifice extraordinaires qui explosent comme des araignées dans les étoiles, et en leur centre on peut voir la lueur bleue qui éclate et tout le monde fait "Waou !"
Jack Kerouac
Jack Kerouac
26 février 2012
Allez, encore une !
A la demande de Lili, qui est folle de cette joyeuse bande de foufous !
Et à la santé d'Eric, qui sort de l'hôpital demain !
Et à la santé d'Eric, qui sort de l'hôpital demain !
24 février 2012
des nouvelles d'Eric
Le message de Blue, arrivé cette nuit dans ma boite mail m'a figée sur place.
Il fallait que je sache comment il allait.
J'ai appelé l'hôpital de Nîmes, laissé sonner le téléphone du service de soins intensifs de cardiologie jusqu'à ce qu'enfin, une infirmière me réponde et me dise que je pouvais lui parler.
C'était l'heure du petit déjeuner.
Il a demandé un café au lait.
L'entendre quelques minutes m'a rassurée.
Il fallait que je sache comment il allait.
J'ai appelé l'hôpital de Nîmes, laissé sonner le téléphone du service de soins intensifs de cardiologie jusqu'à ce qu'enfin, une infirmière me réponde et me dise que je pouvais lui parler.
C'était l'heure du petit déjeuner.
Il a demandé un café au lait.
L'entendre quelques minutes m'a rassurée.
19 février 2012
Largage dominical #30
"Retirez le Q de la coquille: vous avez la couille et ceci constitue
précisément une coquille."
Boris Vian
Lettre au provéditeur-éditeur sur un problème Quapital et quelques autres, 1955
Boris Vian
Lettre au provéditeur-éditeur sur un problème Quapital et quelques autres, 1955
17 février 2012
15 février 2012
12 février 2012
Largage dominical#30
En écoutant ce morceau tout à l'heure, j'ai oublié le froid, la neige, mes emmerdements et ce monde détestable pendant 3"53 !
11 février 2012
07 février 2012
Et Vlan !
Il arrive souvent à mes gamins de se retrouver avec des surnoms improbables, du fait de la couleur de leur peau. Je les encourage toujours à ne rien laisser passer à ce sujet.
Ma fille me raconte qu'un crétin de son âge l'a interpellée dans la cour en l'appelant "Crème de marron"
- Ah ! Et t'as fait quoi ?
- Ben, je suis pas allée voir la CPE, je lui ai juste envoyé un grand coup de pied dans les coucougnettes !
- Yess !
- Et je lui ai dit qu'il avait de la chance qu'aujourd'hui j'avais mes baskets et pas mes bottes !
Elle a de l'avenir cette petite !
Ma fille me raconte qu'un crétin de son âge l'a interpellée dans la cour en l'appelant "Crème de marron"
- Ah ! Et t'as fait quoi ?
- Ben, je suis pas allée voir la CPE, je lui ai juste envoyé un grand coup de pied dans les coucougnettes !
- Yess !
- Et je lui ai dit qu'il avait de la chance qu'aujourd'hui j'avais mes baskets et pas mes bottes !
Elle a de l'avenir cette petite !
Légèreté de saison
Ce n'est pas parce qu'en hiver on dit: " Fermez la porte, il fait froid dehors " qu'il fait moins froid dehors quand la porte est fermée.
Pierre Dac
Pierre Dac
06 février 2012
Echo
En écho au billet d'Eric, qui nous ramène ce matin à la magnifique Andrée CHEDID, disparue il y a un an. Une grande voix s'est éteinte, mais ses mots restent, toujours aussi vibrants...
J’ai ancré l’espérance
Aux racines de la vie
Aux racines de la vie
Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits
Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries
Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir
J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.
Andrée Chedid
05 février 2012
31 janvier 2012
30 janvier 2012
A la croisée des chemins
Depuis plusieurs mois, tous les dimanches soirs, je prends la route et je rentre chez moi, dans cette douce maison que j'aime et qui est devenue il y a plus d'un an à présent mon refuge, une sorte de symbole de ma liberté retrouvée.
J'y ai soigné mes blessures, et reconstruit peu à peu avec mes enfants une vie tranquille et sereine, faite d'une solitude pas toujours assumée, d'angoisses vite effacées par une vie professionnelle bien remplie, laissant peu de temps aux questions.
Faire face aux échéances, trouver chaque mois les moyens de rembourser la banque pour garder la douce protection de ces murs, pour permettre aussi aux enfants de garder un ancrage les aidant à se réparer du départ de leur père.
C'était un défi, sans doute aussi une épreuve que je m'étais imposée, me débrouiller, vivre seule avec mes deux mômes sans rien demander à personne, maintenir le bateau à flots.
J'y suis parvenue jusqu'à présent, au prix d'un sacrifice qui ne m'est pas vraiment apparu comme tel pendant tous ces mois où 'ai passé ma vie à travailler comme une folle, douze heures par jour, passant sans transition de mon boulot du matin à mon service au restau, puis repartant l'après-midi faire visiter à mes clients maisons ou appartements.
Et voilà que tout bascule.
Parce que mon coeur bat de plus en plus fort pour Franckie, qui vit dans une autre ville, et que j'ai de plus en plus de mal à le quitter le dimanche soir, parce que quand je me ballade dans sa ville je me sens presque chez moi; me voilà presque prête à quitter ma maison, à recommencer là bas près de lui une nouvelle vie, avec mes mômes et mon envie de vivre cet amour qui grandit.
Et, parce que ma vie n'est faite que de ces éternels recommencements,
ce matin,
Je me sens une nouvelle fois à la croisée des chemins.
J'y ai soigné mes blessures, et reconstruit peu à peu avec mes enfants une vie tranquille et sereine, faite d'une solitude pas toujours assumée, d'angoisses vite effacées par une vie professionnelle bien remplie, laissant peu de temps aux questions.
Faire face aux échéances, trouver chaque mois les moyens de rembourser la banque pour garder la douce protection de ces murs, pour permettre aussi aux enfants de garder un ancrage les aidant à se réparer du départ de leur père.
C'était un défi, sans doute aussi une épreuve que je m'étais imposée, me débrouiller, vivre seule avec mes deux mômes sans rien demander à personne, maintenir le bateau à flots.
J'y suis parvenue jusqu'à présent, au prix d'un sacrifice qui ne m'est pas vraiment apparu comme tel pendant tous ces mois où 'ai passé ma vie à travailler comme une folle, douze heures par jour, passant sans transition de mon boulot du matin à mon service au restau, puis repartant l'après-midi faire visiter à mes clients maisons ou appartements.
Et voilà que tout bascule.
Parce que mon coeur bat de plus en plus fort pour Franckie, qui vit dans une autre ville, et que j'ai de plus en plus de mal à le quitter le dimanche soir, parce que quand je me ballade dans sa ville je me sens presque chez moi; me voilà presque prête à quitter ma maison, à recommencer là bas près de lui une nouvelle vie, avec mes mômes et mon envie de vivre cet amour qui grandit.
Et, parce que ma vie n'est faite que de ces éternels recommencements,
ce matin,
Je me sens une nouvelle fois à la croisée des chemins.
29 janvier 2012
Largage dominical#29
Onze heures du matin, à la maison de la Presse de Franckie. Les clients passent, un peu moroses, il pleut légèrement sur la ville et le ciel est gris.
Quelques mots échangés, il parait qu'il va neiger sur le Haut Var, les petites conversations du matin , comme souvent, comme toujours.
Il est rentré pour acheter son journal du dimanche, il le paye, il s'arrête tout à coup et il dit 'Ah ! c'est bon ça ! "
On écoute ça ce matin dans la boutique..
Quelques mots échangés, il parait qu'il va neiger sur le Haut Var, les petites conversations du matin , comme souvent, comme toujours.
Il est rentré pour acheter son journal du dimanche, il le paye, il s'arrête tout à coup et il dit 'Ah ! c'est bon ça ! "
On écoute ça ce matin dans la boutique..
28 janvier 2012
l'Evadé
Il a dévalé la colline
Ses pas faisaient rouler les pierres
Là-haut entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie
Ses pas faisaient rouler les pierres
Là-haut entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie
Il respirait l’odeur des arbres
Avec son corps comme une forge
La lumière l’accompagnait
Et lui faisait danser son ombre
Avec son corps comme une forge
La lumière l’accompagnait
Et lui faisait danser son ombre
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il sautait à travers les herbes
Il a cueilli deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil
Il sautait à travers les herbes
Il a cueilli deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil
Les canons d’acier bleu crachaient
De courtes flammes de feu sec
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l’eau
De courtes flammes de feu sec
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l’eau
Il y a plongé son visage
Il riait de joie il a bu
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il s’est relevé pour sauter
Il riait de joie il a bu
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il s’est relevé pour sauter
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Une abeille de cuivre chaud
L’a foudroyé sur l’autre rive
Le sang et l’eau se sont mêlés
Une abeille de cuivre chaud
L’a foudroyé sur l’autre rive
Le sang et l’eau se sont mêlés
Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil
Le temps d’atteindre l’autre rive
Le temps de rire aux assassins
Le temps de courir vers la femme
Le temps de rire aux assassins
Le temps de courir vers la femme
Il avait eu le temps de vivre.
Boris Vian, Chansons et Poèmes
27 janvier 2012
La fourmi et la Cigale
Une fourmi fait l’ascension
d’une herbe flexible
elle ne se rend pas compte
de la difficulté de son entreprise
elle s’obstine la pauvrette
dans son dessein délirant
pour elle c’est un Everest
pour elle c’est un Mont Blanc
ce qui devait arriver arrive
elle choit patatratement
une cigale la reçoit
dans ses bras bien gentiment
eh dit-elle point n’est la saison
des sports alpinistes
(vous ne vous êtes pas fait mal j’espère ?)
et maintenant dansons dansons
une bourrée ou la matchiche.
d’une herbe flexible
elle ne se rend pas compte
de la difficulté de son entreprise
elle s’obstine la pauvrette
dans son dessein délirant
pour elle c’est un Everest
pour elle c’est un Mont Blanc
ce qui devait arriver arrive
elle choit patatratement
une cigale la reçoit
dans ses bras bien gentiment
eh dit-elle point n’est la saison
des sports alpinistes
(vous ne vous êtes pas fait mal j’espère ?)
et maintenant dansons dansons
une bourrée ou la matchiche.
Raymond Queneau
26 janvier 2012
Le Prince de la Place Carami#3
"Dans le véritable amour, c'est l'âme qui enveloppe les corps"
Friedrich Nietszche.
Le prince a 49 ans aujourd'hui.
Ce matin, en réponse à mon message de joyeux anniversaire, il m'a écrit qu'il m'aimait de tout son corps.
Et j'ai trouvé ça très joli.
Friedrich Nietszche.
Le prince a 49 ans aujourd'hui.
Ce matin, en réponse à mon message de joyeux anniversaire, il m'a écrit qu'il m'aimait de tout son corps.
Et j'ai trouvé ça très joli.
25 janvier 2012
21 janvier 2012
Envie d'aimer
On a envie d'aimer mais on ne peut pas.
Tu es là, homme mon frère, mon semblable, mon presque-moi.
Tu es là, près de moi, je te tends les bras, je cherche la chaleur de ton amitié.
Mais au moment même où j'espère que je vais t'aimer, tu me regardes et tu dis :
— Vous avez vu Serge Lama samedi sur la Une, c'était chouette.
Pierre DESPROGES, Vivons heureux en attendant la mort
Tu es là, homme mon frère, mon semblable, mon presque-moi.
Tu es là, près de moi, je te tends les bras, je cherche la chaleur de ton amitié.
Mais au moment même où j'espère que je vais t'aimer, tu me regardes et tu dis :
— Vous avez vu Serge Lama samedi sur la Une, c'était chouette.
Pierre DESPROGES, Vivons heureux en attendant la mort
19 janvier 2012
La citation du jour
" Moralement, de très nombreuses personnes parviennent cependant à supporter assez bien la vie en s'agitant pour oublier, c'est ainsi que certains sont champions de course à pied, président de la République, alcooliques ou chœurs de l'armée rouge. Autant d'occupations qui ne débouchent évidemment sur rien d'autre que sur la mort, mais qui peuvent apporter chez le malade une euphorie passagère, ou même permanente, chez les imbéciles notamment."
Pierre DESPROGES, Vivons heureux en attendant la mort
Pierre DESPROGES, Vivons heureux en attendant la mort
17 janvier 2012
Thanks to JP
Ajourd'hui, en commentaire à mon billet, JP m'a envoyé ça :
Merci Jp, bien belle toune. En ce moment, j'écoute très souvent Led Zep.... des bises à toi, et à vous tous
Merci Jp, bien belle toune. En ce moment, j'écoute très souvent Led Zep.... des bises à toi, et à vous tous
Le syndrome du réverbère
Ce matin, de bonne heure, je lisais Monsieur Mistral, qui nous fait découvrir sur son blog le mot serendipité.
Comme toujours, j'ai cliqué, j'ai déambulé, cherché, lu, et finalement trouvé ça, en laissant aller mes yeux là où ils me conduisaient...
"Le syndrome du réverbère désigne cette tendance d'un individu, ayant perdu sa clef dans l'obscurité, à la rechercher dans la clarté, plus ou moins diffuse, du révèrbère le plus proche. Cette tendance est largement partagée par les politiques de développement et les options réformatrices y échappent rarement. On applique à des problèmes insuffisamment analysés les solutions empruntées à des politiques qui paraissent "avoir fait leur preuve", le critère de choix tenant à une "proximité" thématique ou étant lié à un dispositif livré "clef en main"."
Comme toujours, j'ai cliqué, j'ai déambulé, cherché, lu, et finalement trouvé ça, en laissant aller mes yeux là où ils me conduisaient...
"Le syndrome du réverbère désigne cette tendance d'un individu, ayant perdu sa clef dans l'obscurité, à la rechercher dans la clarté, plus ou moins diffuse, du révèrbère le plus proche. Cette tendance est largement partagée par les politiques de développement et les options réformatrices y échappent rarement. On applique à des problèmes insuffisamment analysés les solutions empruntées à des politiques qui paraissent "avoir fait leur preuve", le critère de choix tenant à une "proximité" thématique ou étant lié à un dispositif livré "clef en main"."
Voilà de quoi nourrir ma journée ....
16 janvier 2012
13 janvier 2012
Les mains d'Elsa
Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé
Lorsque je les prends à mon propre piège
De paume et de peur de hâte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fuit de partout dans mes mains à moi
Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli
Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots
Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu
Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement..
Louis ARAGON
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé
Lorsque je les prends à mon propre piège
De paume et de peur de hâte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fuit de partout dans mes mains à moi
Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli
Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots
Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu
Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement..
Louis ARAGON
02 janvier 2012
No résolution
En 2012.....
Continuer à vivre chaque jour en disant à ceux que j'aime combien je les aime, parce qu'au fond, il n'y a rien de plus important qu'aimer et être aimé pour que la vie soit belle !
Belle 2012 à tous !
Continuer à vivre chaque jour en disant à ceux que j'aime combien je les aime, parce qu'au fond, il n'y a rien de plus important qu'aimer et être aimé pour que la vie soit belle !
Belle 2012 à tous !
29 décembre 2011
Jamais d'autre que toi
Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes
En dépit des mutilations d'arbre à la tombée de la nuit
Jamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien
Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit
Jamais d'autre que toi ne saluera la mer à l'aube quand
Fatigué d'errer moi sorti des forêts ténébreuses et
Des buissons d'orties je marcherai vers l'écume
Jamais d'autre que toi ne posera sa main sur mon front
Et mes yeux
Jamais d'autre que toi et je nie le mensonge et l'infidélité
Ce navire à l'ancre tu peux couper sa corde
Jamais d'autre que toi
L'aigle prisonnier dans une cage ronge lentement les barreaux
De cuivre vert-de-grisés
Quelle évasion !
C'est le dimanche marqué par le chant des rossignols
Dans les bois d'un vert tendre l'ennui des petites
Filles en présence d'une cage où s'agite un serin
Tandis que dans la rue solitaire le soleil lentement
Déplace sa ligne mince sur le trottoir chaud
Nous passerons d'autres lignes
Jamais jamais d'autre que toi
Et moi seul seul comme le lierre fané des jardins
De banlieue seul comme le verre
Et toi jamais d'autre que toi.
Robert Desnos
26 décembre 2011
23 décembre 2011
Brève de Noël
- " Ca y est j'ai trouvé ton cadeau de Noël ! "
- " Mais mon cadeau de Noël, c'est toi ! "
Mmmmmmmm.....
- " Mais mon cadeau de Noël, c'est toi ! "
Mmmmmmmm.....
21 décembre 2011
17 décembre 2011
15 décembre 2011
Ah non !
J'écoutais la radio en buvant mon café ce matin, comme toujours un peu distraite et mal réveillée.
Et comme chaque jour, dans le flux incessant des infos destinées à entretenir le climat propice et nécessaire à endormir nos consciences, un intermède étrange, une brève aussi ahurissante que décoiffante : j'entends que cette année, en cette période où le bon peuple n'aspire qu'à bambocher, les ventes de déguisements de soubrette et de masques de DSK explosent.
Interview à l'appui du lamentable pourvoyeur de cette pitoyable marchandise, et commentaire amusé du journaliste chargé de l'antenne.
Je sais pas pour vous, mais moi, ça me fait pas du tout marrer.
12 décembre 2011
le prince de la Place Carami #2
Il m’accueille toujours en souriant, sa voix et son accent
toujours chantant me surprennent joyeusement lorsque je le retrouve. Il me
prend dans ses bras, et je suis chamboulée, chaque fois un peu plus. Dans les
moments secrets et délicieux où nous
sommes loin de la fureur du monde, ce sont ses yeux qui me disent son trouble et
sur ses traits soudain rajeunis, comme lissés par ces instants magiques où nous
ne sommes plus qu’un, je retrouve celui que je suis la seule à connaître, détendu,
apaisé, fragile et fort à la fois, si sensuel, si vivant. Nous nous apprivoisons
peu à peu et il m’embarque chaque jour un peu plus dans son monde à lui, un
monde de musique, de joie de vivre et de partage, une magnifique bulle de touchante humanité. Demain, je fêterai mes 55 ans, et je savourerai notre bonheur
tout simple, mes rires se mêlant aux siens et à ceux de mes enfants dont il a su se faire aimer
sans rien faire d’autre qu’être lui-même, le doux, sincère et adorable Frankie.
02 décembre 2011
Defifoto pont
01 décembre 2011
25 novembre 2011
24 novembre 2011
l'amour la poésie
Il fallait bien qu'un visage
Réponde a tous les noms du monde
Paul Eluard
L'amour la poésie
Premièrement
Réponde a tous les noms du monde
Paul Eluard
L'amour la poésie
Premièrement
21 novembre 2011
13 novembre 2011
08 novembre 2011
Allégeance
Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où
il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il
ne se souvient plus; qui au juste l’aima?
Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L’espace qu’il parcourt est ma fidélité. Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part.
Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor, ma liberté le creuse.
Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas?
Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L’espace qu’il parcourt est ma fidélité. Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part.
Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor, ma liberté le creuse.
Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas?
06 novembre 2011
le prince de la Place Carami
Une rue, des passants. Une ville comme tant d'autres. En haut de quelques marches, sur une jolie place, sa boutique, la maison de la Presse de la ville en question. Il est là, il se marre, il écoute du blues en faisant son boulot.
Depuis quelques jours, je passe souvent le voir. Sa boutique est un joyeux bazar. J’y bouquine un peu, je le regarde vivre et travailler. Il s'est installé depuis pas mal d'années dans cette ville. Il s'y est fait sa place, grande gueule, un peu voyou, impressionnant de bonne humeur, toujours détendu, dansant ou allumant sa clope derrière le comptoir ou Mouss lui a déposé comme toujours les pains de semoule et les pâtisseries de ce matin d’Aïd. Un mot pour chacun, un sourire, une vanne, ça bouge, ça rit, ça pulse. Cet homme là est joyeux, tout le temps. Il parle si vite que parfois je ne parviens pas à comprendre ce qu’il dit. Son accent est celui des quartiers nord de Marseille, aussi vif et puissant que l’énergie qu’il dégage, lui qui ne tient pas en place.
Il pleut depuis trois jours, la rivière déborde, les routes sont coupées, les maisons inondées. Tous les clients qui entrent en secouant leur parapluie nous racontent un peu la même histoire, les sirènes, les pompiers, la violence de cette incroyable pluie de novembre, qui est tombée encore toute la nuit. Ce matin, en venant chercher leur exemplaire du journal, certains se sont laissés aller à raconter « leur inondation ». C’est si banal, en apparence, le récit d’un choc : les frayeurs, les dégâts, la fatigue de ceux qui n’ont pas dormi, craignant de voir leurs maisons évacuées, leur voiture emportée par les eaux furieuses.
Ses clients, il les connait tous, leurs prénoms, leurs histoires. Il les écoute. Patient, attentif, moqueur parfois, toujours gentil. C’est un monde à part, la boutique de Franckie. C’est vivant, marrant et bouillonnant, comme lui... C'est tout un monde que je ne connais pas.
De jour en jour, Franck et les siens m’ouvrent leurs cœurs et leurs maisons, les uns après les autres, réveillant cet automne un peu triste d’une chaleur inouïe. J’ai chaud de Zoubida, volubile et rieuse qui me prend dans ses bras et me glisse à l’oreille qu’il faut le rendre heureux. J’ai chaud de voir les gens qui passent me sourire et me saluer d’un air étonné ou complice, quand ils surprennent un regard ou un baiser.
Je me laisse porter, et plus je le regarde, plus je vois ce qu'il est : un homme drôle et vif, conscient de ses failles et de ses blessures, un électron libre et généreux, qui est devenu pour tous ceux qui le côtoient l'étonnant prince un peu fêlé de la place Carami.
Il pleut depuis trois jours, la rivière déborde, les routes sont coupées, les maisons inondées. Tous les clients qui entrent en secouant leur parapluie nous racontent un peu la même histoire, les sirènes, les pompiers, la violence de cette incroyable pluie de novembre, qui est tombée encore toute la nuit. Ce matin, en venant chercher leur exemplaire du journal, certains se sont laissés aller à raconter « leur inondation ». C’est si banal, en apparence, le récit d’un choc : les frayeurs, les dégâts, la fatigue de ceux qui n’ont pas dormi, craignant de voir leurs maisons évacuées, leur voiture emportée par les eaux furieuses.
Ses clients, il les connait tous, leurs prénoms, leurs histoires. Il les écoute. Patient, attentif, moqueur parfois, toujours gentil. C’est un monde à part, la boutique de Franckie. C’est vivant, marrant et bouillonnant, comme lui... C'est tout un monde que je ne connais pas.
De jour en jour, Franck et les siens m’ouvrent leurs cœurs et leurs maisons, les uns après les autres, réveillant cet automne un peu triste d’une chaleur inouïe. J’ai chaud de Zoubida, volubile et rieuse qui me prend dans ses bras et me glisse à l’oreille qu’il faut le rendre heureux. J’ai chaud de voir les gens qui passent me sourire et me saluer d’un air étonné ou complice, quand ils surprennent un regard ou un baiser.
Je me laisse porter, et plus je le regarde, plus je vois ce qu'il est : un homme drôle et vif, conscient de ses failles et de ses blessures, un électron libre et généreux, qui est devenu pour tous ceux qui le côtoient l'étonnant prince un peu fêlé de la place Carami.
04 novembre 2011
En peinture
Antoni Tapies, à retrouver ici, avec d'autres artistes, dans une chouette galerie virtuelle
http://mine-dart.blogspot.com/
02 novembre 2011
01 novembre 2011
Defifoto lumiere d'automne
Mon modèle pour ce défifoto du 1er novembre, c'est Lili, ma fille, devenue l'espace de quelques heures un très marrant petit diable, acompagnée pour l'occasion par deux délicieuses petites sorcières.
les rejets de la séance de pose...
les rejets de la séance de pose...
25 octobre 2011
Translucide
Je te l’ai dit pour les nuages Je te l’ai dit pour l'arbre de la mer Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles Pour les cailloux du bruit Pour les mains familières Pour l’œil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l’ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.
Paul Eluard
21 octobre 2011
de l'amour (encore et toujours)
Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au millieu de la nuit
Cet amour qu faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivant que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marble
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Lá où tu es
Lá où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.
Jacques Prévert
20 octobre 2011
de l'Amour
"Constance rentra lentement, comprenant la
profondeur de cette autre chose qui était en elle. Un autre moi vivait en elle,
fondant, brulant, et doux dans ses entrailles; et, de tout ce moi, elle adorait
son amant. Elle l'adorait jusqu'à sentir en marchant faiblir ses genoux. Dans
ses entrailles, elle était contente et vivante et vulnérable et sans défense
dans son adoration pour lui, comme la femme la plus naïve."
D.H. Lawrence
L’Amant de Lady Chatterley
18 octobre 2011
17 octobre 2011
16 octobre 2011
Largage dominical #28
Operator, number, please: it's been so many years
Will she remember my old voice while I fight the tears?
Hello, hello there, is this Martha? this is old Tom Frost,
And I am calling long distance, don't worry 'bout the cost.
'Cause it's been forty years or more, now Martha please recall,
Meet me out for coffee, where we'll talk about it all.
And those were the days of roses, poetry and prose
And Martha all I had was you and all you had was me.
There was no tomorrows, we'd packed away our sorrows
And we saved them for a rainy day.
And I feel so much older now, and you're much older too,
How's your husband? and how's the kids? you know that I got married too?
Luck that you found someone to make you feel secure,
'Cause we were all so young and foolish, now we are mature.
And those were the days of roses, poetry and prose
And Martha all I had was you and all you had was me.
There was no tomorrows, we'd packed away our sorrows
And we saved them for a rainy day.
And I was always so impulsive, I guess that I still am,
And all that really mattered then was that I was a man.
I guess that our being together was never meant to be.
And Martha, Martha, I love you can't you see?
And those were the days of roses, poetry and prose
And Martha all I had was you and all you had was me.
There was no tomorrows, we'd packed away our sorrows
And we saved them for a rainy day.
And I remember quiet evenings trembling close to you...
15 octobre 2011
Neuf mois
Neuf mois, c'est le temps qu'il m'a fallu pour te rencontrer, t'aimer et te laisser partir.
La belle histoire est terminée, mais aussi étrange que cela puisse paraître, c'est vers une renaissance que la fin de l'histoire nous conduit tous les deux.
La tienne, parce que tu as souhaité continuer à cheminer sans moi, la mienne, parce que c'est ainsi que je voulais t'aimer: sans jamais te posséder. Les souvenirs sont là, ancrés dans notre chair, enfouis dans nos deux coeurs, lumineux et heureux.
Ensemble, nous avons touché du doigt les étoiles.
Chacun reprend sa route, la force et la beauté de ces instants précieux que nous avons vécus sont désormais en nous.
Ils sont notre secret, le lien qui nous unit. Parce que nous savons que préserver en nous l'éclat de ces quelques mois que nous avons vécus exige désormais d'accepter de passer à autre chose.
On grandit tellement quand on apprend à donner le meilleur de soi même et rien d'autre.
D'autres amours sans doute nous attendent. Leur saveur sera autre.
Je sais qu'il me sera impossible d'oublier avant longtemps mes doigts effleurant ta peau si douce, l'odeur de mon parfum se mêlant à la tienne, nos rires et nos élans, les petits matins clairs, si clairs quand le soleil aveuglait presque nos yeux troublés et étonnés d'avoir si bien dormi.Sans doute aurai je encore un peu le coeur serré quand l'aube me surprendra, tendant la main sans sentir ton épaule dans mon lit déserté par ton corps si tentant.
Alors que la nuit tombe sur la mer, là bas, dans ta maison, je sais que tu renais, toi aussi.
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